Choiseul Magazine n°6 jan à avr 2019
Choiseul Magazine n°6 jan à avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de jan à avr 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Choiseul France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 21 Mo

  • Dans ce numéro : la ville de demain...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTRAIT CHOISEUL Une passion française Olivia Grégoire n’est pas près d’oublier ce 9 octobre 2018 à 16h59, heure officielle à laquelle fut adoptée la loi PACTE – Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises – acronyme dont raffole Bercy pour signifier que le gouvernement ne néglige pas la contribution des PME et des TPE afin de « booster » la croissance française. Un an d’efforts et d’ajustements en passant au tamis les 73 articles de la loi. Un an à faire une multitude d’auditions et de débats pour convaincre. Un an de sms envoyés à toutes heures du jour et de la nuit, notamment à Emmanuel Macron, qui fut son condisciple à Sciences Po. La présidente de la « commission spéciale en charge d'examiner le projet de loi PACTE » n’a pas ménagé sa peine ni pleuré son temps pour être à la hauteur de la mission qui lui a été confiée, affirmant dans le magazine Challenges  : « Ce poste sera ce que j’en ferai ». Elle en a fait un succès. La loi présentée par Bruno Le Maire devant les députés – parmi lesquels Olivia Grégoire, sans doute très émue à quelques encablures de la victoire – va offrir plus d’air à ces petites entreprises, de la simplification administrative à la diminution des coûts quand on crée sa boîte, en passant par des mesures pour faciliter la reprise d’entreprise. Pour le ministre de l’Économie  : « cette loi balaie très large pour lever tous les verrous de l’économie française ». De son côté, une évaluation du Trésor estime qu’à terme, « la loi PACTE pourrait générer à elle seule un point de PIB supplémentaire ». Pas négligeable en ces temps de déprime généralisée. Rien d’étonnant pour son amie Estelle Monraisse, patronne de l’agence Altercom qui a travaillé avec elle au METI, le Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire  : « C’est une bosseuse comme je n’en n’avais jamais vu ! ». Même opinion pour Hugues Cazenave, le patron et fondateur de l’institut Opinion Way  : « Olivia a une énergie et une capacité de travail hors du commun. À ceux qui lui font confiance, elle donne bien plus qu’elle ne reçoit ». Quitte, sans doute, à sacrifier beaucoup de choses. Autant de qualités qui lui ont sûrement servi lors sa campagne électorale, menée avec rigueur et sur les chapeaux de roues. Car tout s’est fait très vite pour Olivia Grégoire. Prévenue par le comité en charge des investitures de la République En Marche à peine quarante-huit heures avant la clôture des candidatures, elle n’a pas perdu une seconde de ce précieux temps pour rassembler tous les documents qu’exige la loi pour être candidat. Une candidature qu’elle dépose un quart d’heure avant la clôture des inscriptions. 8 Portrait d'Olivia Grégoire pris lors du déjeuner du Club Choiseul Santé le 14 décembre 2017. À la clé, un challenge qui n’est pas vraiment une promenade de santé. Elle se retrouve, dans la douzième circonscription de Paris (7 ème sud et 15 ème nord), face à un baron – autant dire indéboulonnable – de la droite parisienne, Philippe Goujon, député-maire sortant du quinzième arrondissement. Mais ce dernier commet l’erreur à ne pas faire quand on a en face de soi une battante comme elle  : la sous-estimer et la prendre de haut. Si elle encaisse très bien les coups, elle sait aussi les rendre. Après « Une évaluation du Trésor estime qu'à terme, « la loi PACTE pourrait générer à elle seule un point de PIB supplémentaire » avoir engrangé dixsept points d’avance et frôlé la victoire dès le premier tour, son adversaire change de tactique. L’attaquant de front cette fois, avec des méthodes pas toujours très élégantes aux dires des partisans de la candidate. Mais trop tard. La « novice » en politique obtient plus de 56% des voix au deuxième tour et s’installe dans le fauteuil pour cinq ans. Novice en politique, Olivia Grégoire ? Pas vraiment.
Une licence d’Histoire à Paris - Nanterre, puis Sciences Po, section communication, et enfin un master spécialisé en marketing à l’Essec, voilà pour le cursus. Même si l’entreprise était un chemin naturel à la sortie de la grande école, c’est justement dans le champ politique qu’elle déploie d’abord ses ailes. En 2002, Jean-Pierre Raffarin, devenu Premier ministre d’un Jacques Chirac fraîchement réélu, la nomme chargée de mission. Jusqu’en 2005, date à laquelle il est remplacé à Matignon par Dominique de Villepin. Dans ce nouveau gouvernement, c’est Xavier Bertrand, nommé ministre des Affaires sociales, qui lui propose d’intégrer l’équipe de son cabinet. Elle accepte tout naturellement puisque, comme le souligne Estelle Monraisse, Directrice d'Alter'Com conseil  : « Elle fait de la politique comme elle respire. Sa vocation, c’est le débat public ». Quitte à diviser par deux ce qu’elle gagnait quand elle avait sa propre agence de stratégie et de communication destinée aux PME et TPE, avec deux axes principaux  : la santé et le digital. Deux domaines dans lesquels – et pour des raisons différentes – les petites boîtes sont souvent démunies et seules. Société qu’elle ferme à peine élue, devançant ainsi la « loi pour la confiance dans la vie politique ». Membre de la commission des Finances et porte-parole du groupe La République en Marche, cette toute nouvelle quadra, ne laisse rien au hasard. Comme elle le dit à Elise Karlin qui a fait son portrait dans l’Express  : « Avec mes équipes, on bosse à 360 degrés, tous les sujets. Vous pouvez avoir à répondre à un journaliste n'importe quand et sur n'importe quoi ». Des équipes choisies pour leurs compétences comme le souligne Hugues Cazenave  : « Olivia choisit toujours des gens meilleurs qu’elle dans leur domaine et, grâce à sa grande et sincère capacité d’écoute, elle aime apprendre des autres ». Répondre sur n’importe quoi mais pas n’importe comment ; exemple les 80 km/heure puisqu’elle n’a que le code. En effet, élue entre temps députée, elle n’a pas eu le temps de passer la conduite et ne commente pas ce qu’elle ne connaît pas. Dans son portrait, Élise Karlin écrit  : « Elle ne cache pas qu'elle a envie d'être connue, plus connue, mieux connue ». Aujourd’hui, depuis ses batailles gagnées, Olivia Grégoire est mieux que connue  : elle est reconnue. Portrait par Gérard Bonos. OLIVIA GRÉGOIRE Olivia Grégoire lors de la présentation du projet de loi « PACTE » à l'Assemblée nationale le 4 octobre 2018 9 Olivia Grégoire en quelques dates 30 septembre 1978 Naissance à Paris 1999 Diplômée d'une licence d'histoire à l'Université Paris-Nanterre 2001 Diplômée Sciences Po, section communication 2002 Diplômée d'un master en marketing à l'ESSEC 2005 - 2007 Conseillère technique en charge de la communication stratégique au cabinet du ministre de la Santé et des Solidarités 2014 - 2017 Fondatrice du cabinet de conseil Olicare 18 juin 2017 Élue députée de la 12 ème circonscription de Paris



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