Choiseul Magazine n°5 sep à déc 2018
Choiseul Magazine n°5 sep à déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de sep à déc 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Choiseul France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,3 Mo

  • Dans ce numéro : retour sur le Choiseul Africa Summit Abidjan...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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GÉOÉCONOMIE ÉCOMOBILITÉ  : FAUT-IL CROIRE À L'HYDROGÈNE ? 36 Par Par Jean-Paul Dominique Maréchal Ristori Par Michel Gardel Par Par Michel Dominique GardelRistori Dominique Jean-Paul Ristori Maréchal est Après maître des conférences études de droit en Michel Après et Sciences des Gardel études économiques Po, a Dominique de exercé, droit et en à Dominique Science Po, Ristori Dominique est... France Ristori l’Université entre et à Rennes l’étranger, à la Commission est européenne entre également de à la directeur Commission chercheur où, en plus général européenne au de trente Laboratoire ou de ans, où, président il a d’écono- tenu plus de de constructeurs trente nombreux 2. Ristori Il des fonctions mie et ans, de sciences il postes a tenu automobiles de sociales de direction. Rennes nombreux de (Jaguar, Il a postes notamment BMW, (LESSOR). BMW, de Rover, direction. été Rover, Fiat, à la Fiat, Il En a notamment été à la tête tête Alfa 2011, du Roméo, Alfa il secteur Roméo, publie Lancia, Chine/de l’énergie Lancia, Toyo- Toyota, du USA secteur de l’énergie nucléaire. aux nucléaire. Lexus).  : le Lexus). Climat De 2010 De en 2010 à 2014, jeu à 2014, Depuis il a occupé éditions il a occupé janvier les fonctions Choiseul. les fonctions Depuis Humaniser janvier 2014, il est di- 2014, il est de recteur directeur vice-président vice-président l’Économie, général général de l’Énergie. à l’Énergie à la Commission Brouwer euro- Toyota de Toyota est Motor paru Europe. Motor aux Europe. En éditions 2013, En il Desclée 2013, a été l’un il a des été cinq l’un membres des cinq en membres Pour 2017. péenne. de la ce Commission numéro de la Commission de la Marque Revue Marque Choiseul, Pour ce numéro Dominique de Ristorseul nous la fait Revue, part Dominique Choi- France, France, mandatée mandatée par par quatre quatre ministres ministres des du avancées Ristori européennes nous gou- du gouvernement dans fait dans part dans le le des but le d’améliorer domaine avancées de l’énergie la européennes réputation et des et ambitions dans et le le dynamisme le domaine de la Commission de l’écono- l’énergie française. et les ce des sujet citoyens ambitions capital européens. au de bien- la mie pour tous Michel être Commission de Gardel tous les pour est citoyens vice-pré- sujet européens. capital de au de l’Institut bien-être l’Institut Choiseul. de tous Choisident les seul. citoyens européens. Après des études de droit et Science Po, Dominique Ristori entre à la Commission européenne où, en plus de trente ans, il a tenu de nombreux postes de direction. Il a notamment été à la tête du secteur de l’énergie nucléaire. Depuis janvier 2014, il est directeur général à l’Énergie à la Commission européenne. Pour ce numéro de Choiseul la Revue, Dominique Ristori nous fait part des avancées européennes dans le domaine de l’énergie et des ambitions de la Commission pour ce sujet capital au bien-être de
L’hydrogène est l’élément chimique à la fois le plus simple (un proton et un électron), l’atome le plus léger et univalent. Mais c’est également le plus abondant dans l’Univers représentant 75% de la masse baryonique et plus de 90% du nombre d’atomes. Le réchauffement climatique et le nécessaire recours aux énergies renouvelables, dont certaines ne sont qu’intermittentes, ont redonné à l’hydrogène, du fait de ses spécificités, un nouvel intérêt comme ressource alternative pour produire de l’électricité et stocker de l’énergie. Historiquement, l’hydrogène, qualifié d’air inflammable, a été pour la première fois isolé en 1766 par H.Cavendish, et doit son nom à Lavoisier. L’hydrogène étant onze fois plus léger que l’air, les premières velléités de mobilité liées à l’utilisation de l’hydrogène ont concerné les aéronefs. Contrairement aux montgolfières dont la sustentation était assurée par l’air chaud, l’hydrogène fut utilisé dans les charlières (ballons à gaz de J.Charles). En 1838,C.Schönbein découvre le principe de la pile à combustible, et en 1839, W.Grove conçoit la première pile à hydrogène. Un coup fatal fut porté à l’utilisation de l’hydrogène dans les aéronefs le 6 mai 1937, lorsque le Zeppelin Hindenburg explosa lors de son atterrissage dans le New Jersey faisant 36 victimes. Quant à la pile à combustible, c’est grâce à son utilisation dans les véhicules spatiaux de la NASA à partir de 1960, puis aux chocs pétroliers, qu’elle a retrouvé une actualité. D’ores et déjà présent dans plusieurs secteurs d’activité, l’hydrogène est l’objet de plusieurs applications dans le domaine de la pétrochimie, des engrais, des transports, dans la production d’électricité, ou dans des systèmes de cogénération (production concomitante de deux formes d’énergie, électricité et chaleur utile, sur un même site) pour un usage industrielle ou domestique. Notre propos se limitera à l’utilisation de l’hydrogène pour servir la mobilité du futur. Un vecteur énergétique prometteur face aux enjeux de la mobilité Les trois enjeux de l'écomobilité Au niveau mondial le secteur des transports est confronté à 3 enjeux majeurs. Tout d’abord, une forte croissance démographique qui devrait porter la population mondiale en 2050 à 9 milliards d’individus. L’origine de cette croissance sera urbaine pour plus de 95%. Ensuite, une augmentation sensible de la demande énergétique liée à l’émergence de nouvelles puissances économiques. Enfin, un développement croissant du nombre de véhicules automobiles en circulation, avec un parc mondial qui devrait d’ores et déjà atteindre 37 1.2 milliard en 2020 (soit une croissance de 50% en seulement 10ans). Face à une telle situation, qui entraînerait ipso facto une considérable augmentation de la consommation de carburants fossiles si le mix énergétique demeurait inchangé, les gouvernants et les institutions internationales ont pris des dispositions contraignantes pour réduire l’impact environnemental de l’utilisation de l’énergie, des émissions de gaz à effet de serre, et des émissions de rejets polluants. Une réglementation de plus en plus contraignante Responsable de 23% des émissions de CO2, de 58% des émissions de NOX (polluants atmosphériques constitués d’oxydes d’Azote), et 22% des émissions de PM10 (particules fines résultant de la combustion de combustibles fossiles dans les véhicules) le secteur des transports est très contrôlé. L’une des mesures les plus emblématiques est l’accord de Paris sur le climat (COP21) conclu le 12 décembre 2015 et ratifié par près de 200 pays. Sa finalité ultime est de contenir la température de la planète « nettement au-dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels ». Au niveau européen, la Commission a fixé un objectif à l’horizon 2020 de réduction de la consommation



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