Choiseul Magazine n°3 jan à avr 2018
Choiseul Magazine n°3 jan à avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de jan à avr 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Choiseul France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : retour d'Astana.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Pour un partenariat renforcé entre la France et le Kazakhstan Jean Galiev est ambassadeur de la République du Kazakhstan en France Pascal Lorot  : Monsieur l’ambassadeur, vous avez pris vos fonctions en France en décembre dernier. Quelles sont vos premières impressions ? Êtesvous heureux de retrouver un pays dont vous parlez la langue et où vous avez passé déjà plusieurs années ? Jean Galiev  : J’ai été honoré par la haute confiance que le président de la République du Kazakhstan, M. Noursoultan Nazarbaïev, m’a accordée en me nommant au poste d’ambassadeur. Pour moi c’est une immense faveur et un grand crédit de confiance de représenter mon pays au cœur de l’Europe. Mais c’est avant tout une responsabilité colossale qui m’incombe et j’en suis tout à fait conscient. Je suis très motivé pour servir mon État et inspiré pour contribuer au renforcement et à l’élargissement du partenariat stratégique qui lie le Kazakhstan et la France depuis la signature du Traité par lequel il a été instauré en 2008. C’est donc avec ce sentiment d’enthousiasme que je viens dans ce pays que j’aime beaucoup. Quant à mes « premières impressions », sachant que depuis 2001, c’est déjà ma troisième mission dans votre pays (sans compter les années de formation dans les années 1994-1998), je pense que je n’en ai qu’une seule. Il s’agit du nouveau dynamisme de la France sous impulsion du chef Entretien avec S.E. M. Jean Galiev 30 de l’État M. Emmanuel Macron. Les changements positifs, surtout sur la scène internationale, sont évidents. Je pense notamment à l’approche multilatérale renforcée de la diplomatie française qui met encore plus en valeur le rôle des Nations unies dans la résolution des grandes questions de l’agenda mondial. Lors de mon audience à l’Élysée, à l’occasion de la présentation de la Lettre de créance m’accréditant auprès du président de la République française, j’ai ressenti son énergie, son pragmatisme, son ouverture, son charisme et sa volonté de propulser le partenariat stratégique entre nos deux pays, dont Astana et Paris vont célébrer le 10 e anniversaire cette année. P.L  : Quels sont les sujets qui devraient marquer les relations entre la France et le Kazakhstan dans les mois à venir ? J.G  : Comme vous le savez, depuis le 1er janvier 2017 et pour deux ans, le Kazakhstan occupe un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Durant le mois de janvier de l’année en cours, mon pays y a assuré avec succès la présidence tournante. Donc, dès mon arrivée en poste à Paris, j’ai commencé à travailler étroitement avec mes collègues du Quai d’Orsay qui partagent avec nous la riche expérience de la France, membre permanent et très actif du Conseil de sécurité de l’ONU. J’espère que cette interaction de nos deux pays restera fructueuse pour le renforcement de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement de notre planète. Je pense aussi au dossier climatique qui a une importance grandissante. Toujours dans l’esprit du partenariat stratégique, moi et mon équipe à Paris travaillons à l’approfondissement et à l’élargissement des relations kazakhstano-françaises dans tous les domaines sans exception. La coopération économique occupe une place particulière dans nos échanges. La France est le 5 e partenaire commercial du Kazakhstan. Ces dix dernières années, les investissements français dans notre économie ont dépassé la barre de 13 milliards d’euros. Des dizaines de grands projets ont été réalisés au Kazakhstan avec la participation des compagnies françaises telles que Total, Areva, Alstom, Vicat, Danone et d’autres. Les entreprises françaises, dotées de technologies avancées et d’innovations ultra-modernes, ont toutes les opportunités pour participer à de nouveaux projets concrets qui sont en cours de conception et/ou de réalisation dans le cadre du programme de la troisième modernisation industrielle du Kazakhstan… P.L  : Pourriez-vous nous donner quelques indications plus précises à ce sujet ?
J.G  : Dans son message annuel à la nation, publié le 10 janvier dernier, le président de la République du Kazakhstan a déclaré  : « Aujourd’hui, l’humanité entre dans l’époque de la quatrième révolution industrielle. Les technologies modernes transforment le monde. Les mutations technologiques mondiales véhiculent autant de nouveaux défis que de nouvelles opportunités de croissance. Une chance historique s’offre à nous pour intégrer les rangs des 30 pays les plus développés. » À cet égard, le chef de l’État a fixé dix orientations et objectifs concrets  : – L’industrialisation doit devenir l’amiral de la mise en œuvre des nouvelles technologies ; – Poursuivre le développement du potentiel des ressources. – Les technologies dites « intelligentes » doivent accélérer le développement du secteur agro-industriel ; – Augmenter l’efficacité des infrastructures de transports et de logistique ; – Introduire les nouvelles technologies dans le secteur des BTP ; – « Redémarrer » le secteur financier ; – La modernisation doit s’appuyer sur le capital humain ; – Augmenter l’efficacité de l’administration publique ; – Renforcer la lutte contre la corruption et assurer la primauté du droit ; – Introduire le concept de villes intelligentes pour une « Nation intelligente ». J’invite vivement les grandes, moyennes et petites entreprises françaises à réfléchir à ces aspirations du Kazakhstan, tout en analysant des opportunités éventuelles pour elles. Je me tiendrai disponible pour étudier leurs initiatives et propositions convergentes. Sur la base de nos discussions, j’informerai ma capitale et nous essayerons de promouvoir des projets porteurs. P.L  : Et pour 2018 ? 31 Jean Galiev et Pascal Lorot RETOUR D’ASTANA J.G  : Comme je l’ai déjà dit, l’année 2018 sera marquée par le 10 e anniversaire du partenariat stratégique et privilégié entre nos deux États. C’est sous de bons auspices et dans l’esprit du rapprochement que nous avons l’intention, avec nos collègues et amis français, d’œuvrer au démarrage d’une nouvelle étape historique de nos relations. Certes, ce travail nécessitera un cadre élargi « de nouvelle génération », des bases juridiques et contractuelles conformes aux aspirations d’Astana et de Paris. Un tel cadre existe. Il s’agit du nouvel Accord de partenariat et de coopération renforcé (APCR) entre la République du Kazakhstan, d’une part, et l’Union européenne et ses États membres, d’autre part. Ce document a été signé en décembre 2015 et il est partiellement entré en vigueur le 1er mai 2016. Cet accord divisé en neuf chapitres couvre 29 axes de coopération dans les domaines du commerce, de l’énergie, des transports, de la protection de l’environnement, des douanes, de la justice, des droits de l’homme, de la sécurité internationale et régionale et bien d’autres. Pour que les parties prenantes puissent en profiter pleinement, il faut qu’il soit ratifié par tous les parlements nationaux. À ce jour, l’APCR a été ratifié par le Kazakhstan en avril 2016. Vingt États-membres de l’UE ont également terminé cette procédure. Je salue le vote favorable qui a eu lieu à l’Assemblée nationale de la République française le 18 décembre 2017, ainsi qu’au Sénat le 15 février 2018. Nous espérons que la loi autorisant la ratification sera promulguée très prochainement. Je tiens à souligner que tous les participants à cet accord en ont besoin à parts égales. Il contribuera à l’élargissement considérable des horizons de nos interactions et à l’ouverture de nouvelles opportunités de coopération dans tous les domaines qui représentent un intérêt mutuel. Entretien réalisé par Pascal Lorot En exclusivité, en scannant avec votre smartphone, vous pouvez visionner la vidéo projetée par le pavillon de la France pendant toute la durée de l’Exposition



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