Choiseul Magazine n°3 jan à avr 2018
Choiseul Magazine n°3 jan à avr 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de jan à avr 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Choiseul France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : retour d'Astana.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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du potentiel des transports, sur la mise en place de conditions favorables à la coopération commerciale, économique et, globalement, sont parfaitement complémentaires. Aujourd’hui, le Kazakhstan et la République populaire de Chine mettent en œuvre le plan de coopération sur l’interface de la stratégie de « Nourly Jol » avec le programme chinois, signé en 2016 à Hangzhou. Le secteur des transports et de la logistique a déjà produit des résultats tangibles  : le trafic de conteneurs sur l’itinéraire Chine-Kazakhstan-Europe est doublé chaque année. Pour la seule année 2017, le transport par cette voie a enregistré 201 000 conteneurs et nous prévoyons que leur volume atteindra 2 millions unités d’ici 2020. PL  : Si nous regardons les relations de votre pays avec l’Union européenne, nous voyons qu’il a conclu un accord de partenariat et de coopération avec l’UE, mais qu’il ne fait pas partie du « Partenariat oriental » qui associe plusieurs pays du Caucase et de la frontière Est de l’Union. Comment voyez-vous le développement des liens avec l’Europe et ses institutions ? K.A  : L’objectif du Partenariat oriental est d’assurer une intégration plus étroite entre l’UE et les pays non-membres de l’espace postsoviétique. Ce programme apporte un soutien substantiel au développement économique de ces États, renforce leurs institutions démocratiques et améliore la situation des droits de l’homme. Nous saluons toutes les initiatives visant à approfondir l’intégration interrégionale, respectons le choix des pays dont l’objectif ultime est d’adhérer à l’UE et nous espérons que la mise en œuvre du programme du Partenariat oriental continuera de répondre aux intérêts de toutes les parties concernées. Le Kazakhstan, à son tour, participe activement à un autre programme interrégional – la « Stratégie de l’UE pour l’Asie centrale » – et à la plateforme connexe de dialogue l’UE-Asie centrale. Dans ce cadre, les cinq pays de la région coopèrent avec l’UE pour renforcer leurs capacités dans des domaines tels que la sécurité, l’éducation, la gestion des ressources en eau, l’énergie, les transports et les droits de l’homme. Le Kazakhstan, comme les autres pays d’Asie centrale, est intéressé à poursuivre la coopération avec l’UE dans ces termes en particulier, dans le cadre de mise à jour de la « Stratégie de l’UE pour l’Asie centrale », prévue en 2019, dont la tâche est de tenir compte au maximum de toutes les priorités et les besoins des États de la région. PL  : M. le ministre, pour terminer pourriez-vous nous parler de la relation avec la France. Comment se porte les relations entre les deux pays ? Quels axes politiques et économiques seraient susceptibles de trouver les développements les plus prometteurs ? 26 K.A  : Aujourd’hui, les relations franco-kazakhstanaises sont un exemple de coopération efficace et complémentaire, fondée sur de fortes traditions d’amitié et de soutien mutuel. Pour nous, la France est un ami fiable, un partenaire stratégique. Le 25 janvier 2018, le Kazakhstan et la France ont fêté le 26 e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Au cours de ces années, nous avons réussi à enregistrer des succès notables en matière d’expansion de notre coopération. La France a été l’un des premiers pays occidentaux à reconnaître la souveraineté de notre État. Le premier dirigeant européen à visiter le Kazakhstan indépendant était le président François Mitterrand. Notre coopération, en particulier dans les domaines politiques et économiques, a été renforcée de manière dynamique au cours d’une interaction fructueuse avec les dirigeants de la France qui lui ont succédé, à savoir Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Un cadre normatif étendu des relations bilatérales a été créé. Le Traité de partenariat stratégique signé en 2008, dont nous célébrons le 10e anniversaire cette année, y occupe une place de choix. Les liens entre les Parlements des deux pays se sont renforcés. La coopération se développe activement entre Almaty et Rennes, Almaty et Cannes. Astana coopère avec Nice. Les échanges culturels et humanitaires se sont développés - en 2014, une filiale de l’Université de la Sorbonne a été ouverte à Almaty. Depuis mars 2015, la liaison aérienne directe entre nos capitales a été ouverte. La France est également notre principal partenaire commercial et économique dans l’Union européenne. À ce jour, les investissements français dans l’économie kazakhstanaise ont dépassé les 13 milliards de dollars. Parmi les exemples de coopération bilatérale réussie, citons la création d’une usine de production de lingots de titane, la création d’une usine de « La France a été l'un des premiers pays occidentaux à reconnaître la souveraineté de notre État. Le premier dirigeant européen à visiter le Kazakhstan indépendant était le président François Mitterrand. production de locomotives et des activités dans le domaine de l’extraction d’uranium. La mise en œuvre de plusieurs autres projets d’investissement est en cours. Les partenaires français ont présenté l’un des pavillons les plus intéressants de l’Exposition internationale EXPO-2017 à Astana, où les réalisations avancées de la France dans le domaine des énergies renouvelables ont été démontrées. Je voudrais noter que le Bureau des expositions internationales a décerné une médaille de bronze au Pavillon français. Tous ces résultats significatifs laissent à penser que les relations franco-kazakhstanaises continueront à se développer avec succès, dans l’esprit d’un partenariat stratégique pour la prospérité de nos États et de nos peuples. Entretien mené par Pascal Lorot
En votre qualité de commissaire général de la France pour l’Exposition internationale Astana 2017, vous avez séjourné quatre mois au Kazakhstan en position d’observateur privilégié. Quel premier bilan en faites-vous ? Beaucoup doutaient de la capacité du Kazakhstan à organiser une exposition internationale, la première jamais tenue en Asie centrale. Force est de constater que cette dernière a été un vrai succès. Quelques chiffres tout d’abord. Plus de 115 pays ainsi qu’une vingtaine d’organisations internationales y ont participé. Plus de quatre millions de personnes l’ont visitée. Sans compter les innombrables missions et délégations de tous ordres qui, venant des quatre coins de la planète, s’y sont succédé. Au-delà, l’exposition a représenté une formidable opportunité pour faire le point sur les grands défis et enjeux énergétiques mais aussi environnementaux de notre planète. Le thème retenu par les organisateurs, « l’énergie du futur », ouvre en effet sur une multitude de sujets, certes complémentaires les uns des autres, comme les nouvelles technologies en matière énergétique ou encore les questions liées au développement durable, à la gestion intelligente des ressources de notre planète, par définition de plus en plus rares. Des centaines de conférences techniques et scientifiques rassemblant experts, universitaires et professionnels ont pu être organisées sur tous ces sujets, donnant lieux à des débats de haute qualité. Enfin, les plus hautes personnalités politiques se sont pressées à Astana. La Russie, l’Inde, la Chine, l’Iran, l’Allemagne, la Turquie, la Bulgarie, la Pologne… et quelques dizaines d’autres pays encore ont été représentés par leur président ou leur Premier ministre, lorsque pour d’autres c’était par leur roi ou prince (Espagne, Thaïlande, Monaco…). Bref, un vrai carrousel diplomatique au cœur de l’Asie centrale qui a permis au Kazakhstan de se faire connaître, de renforcer ses liens politiques mais aussi d’émerger aux yeux du plus grand public, qui finalement le connaissait peu, comme un acteur régional de premier plan. Et pour la France ? Exposition internationale Astana 2017  : Quelle place pour la France ? Entretien avec Pascal Lorot La France était présente en force à Astana. Nous avions l’un des plus grands pavillons et, surtout, nous y avons amené les fleurons de nos entreprises. Les plus grandes bien sûr telles Total, Saint-Gobain, Peugeot, Vicat ou encore Veolia, mais aussi de plus petites à travers l’ADEME qui était, en quelque sorte, leur ambassadeur ; sans oublier le syndicat francilien Syctom qui a beaucoup impressionné à travers son expertise reconnue en matière de traitement des déchets, ou encore 27 Pascal Lorot, avec dans les mains le prix décerné par le magazine Exhibitor RETOUR D’ASTANA l’organisation internationale Iter, basée dans le Sud-Est de la France dont le projet est, rien de moins, de créer une énergie inépuisable. Autant dire que nous avons amené technologie et innovation sur notre pavillon. Cet effort a payé puisque, de l’avis général, il est considéré comme ayant été un des plus riches et intéressants et, sanction suprême, il a accueilli quelque 600 000 visiteurs, soit une des fréquentations parmi les plus élevées de toute l’exposition, si l’on exclut bien sûr le pavillon du Kazakhstan. Allons un peu plus loin. Quel intérêt y-a-t-il à être présent dans ce type de manifestation ? Et qu’en estil pour la France plus particulièrement ? Il est utile, me semble-t-il, pour apporter une réponse circonstanciée à votre question, de se replonger un peu dans l’histoire. Les premières grandes expositions remontent au milieu du XIX e siècle quand l’Angleterre, rapidement suivie



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