Choiseul Magazine n°1 jan à aoû 2017
Choiseul Magazine n°1 jan à aoû 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jan à aoû 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Choiseul France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 10,0 Mo

  • Dans ce numéro : entretien avec Michael Fribourg.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VUE DU MONDE RECONSTRUIRE LA RELATION FRANCO-RUSSE 22
Par Arnaud Dubien Arnaud Dubien est le directeur de l’Observatoire franco-russe (Moscou). Diplômé de l’Institut national des langues et civilisations orientales et de l’Institut d’études politiques de Paris, il a été, de 1999 à 2006, chercheur Russie/CEI à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Par la suite, il a dirigé plusieurs publications consacrées à l’espace post-soviétique, notamment l’édition russe de la revue Foreign Policy et les lettres confidentielles Russia Intelligence et Ukraine Intelligence. Arnaud Dubien a été, ces dernières années, consultant du ministère français des Affaires étrangères, du parlement européen, du GIFAS et de grands groupes industriels. Depuis 2010, il est membre du Club de discussion de Valdaï. Trois cents ans après la visite de Pierre le Grand à Paris, qui marque le début des relations diplomatiques bilatérales, la France et la Russie semblent ne plus se comprendre et regarder dans des directions différentes. Le contentieux à propos de la Syrie illustre assez bien la situation  : les deux pays s’affrontent sur l’analyse de l’origine du conflit, sur la nature des acteurs, sur leurs alliances régionales et sur le règlement de la crise. Ces divergences renvoient, plus fondamentalement, à des visions diamétralement opposées de l’état du monde et des relations internationales. Elles sont à l’origine de l’annulation de la visite du président russe à Paris en octobre dernier, au cours de laquelle il devait inaugurer la nouvelle cathédrale orthodoxe du quai Branly. Cette dégradation des relations bilatérales est d’autant plus remarquable qu’elle intervient après une décennie de spectaculaire développement, tant au plan politique qu’économique. La position partagée de Jacques Chirac et de Vladimir Poutine sur la guerre d’Irak en 2003 avait ouvert la voie à un dialogue stratégique empreint de confiance mutuelle. La présidence Sarkozy avait quant à elle vu la montée en puissance des relations commerciales et de la présence économique française en Russie. Le retour de la France 23 dans les structures militaires intégrées de l’OTAN n’avait pas remis en cause l’acquis stratégique entre Paris et Moscou, renforcé entre-temps par la médiation française en Géorgie et par le feuvert donné au contrat Mistral. La nomination par François Hollande de Jean-Pierre Chevènement au poste de représentant spécial de la France pour la Russie semblait témoigner d’une volonté de continuité de la part de la nouvelle administration socialiste à Paris. Comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Les causes sont multiples et les responsabilités partagées. Les crises syrienne puis ukrainienne sont naturellement au cœur du problème. La relation franco-russe n’a pas fait exception à la dégradation générale du contexte diplomatique entre l’Occident et la Russie. La tonalité nouvelle apparue au printemps 2016 dans le discours français et la reprise des visites et contacts ministériels, qui paraissaient témoigner d’une volonté de normalisation progressive, n’ont pas résisté à la tragédie d’Alep. Le « serrage de vis » observé à Moscou depuis le printemps 2012, la crise économique et la sympathie visible du Kremlin envers le Front national n’ont assurément pas contribué à rendre la Russie très populaire en



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