Choiseul Magazine n°1 jan à aoû 2017
Choiseul Magazine n°1 jan à aoû 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jan à aoû 2017

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Choiseul France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 10,0 Mo

  • Dans ce numéro : entretien avec Michael Fribourg.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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POINT DE VUE Robin Rivaton, Essayiste, Directeur général de Paris Région Entreprises, l’agence d’attractivité de la région Île-de- France Paris Région, une marque en devenir Sur les vingt prochaines années, près de la moitié de la croissance mondiale se concentrera dans une centaine de villes-monde et un quart dans 32 d’entre elles, notamment asiatiques et américaines. Notre mission est de faire en sorte que l’Île-de-France puisse faire partie de ces gagnants. Nous sommes dans une compétition où la marque joue un rôle crucial. Or nous constatons un écart entre la réalité de l’activité économique en région Île-de-France et l’image renvoyée chez les décideurs économiques étrangers. L’Île-de-France – et sa marque internationale Paris Région – est immédiatement renvoyée à la France qui souffre d’un certain nombre de préjugés (fiscalité lourde, droit du travail particulièrement rigide, climat social conflictuel…) alors que les autres régions-monde sont parvenues à créer des marques plus autonomes des pays auxquelles elles appartiennent. Il s’avère que la décision d’investissement est très peu rationnelle. Elle obéit à des considérations psychologiques et comportementales très importantes et donc une mauvaise image peut avoir des effets dévastateurs sur l’attractivité d’un territoire. Notre marque en devenir doit refléter notre forte capacité d’innovation. Paris Région fait partie des cinq Silicon Valleys du monde avec celle d’origine de la côte Ouest des États-Unis, celle de la côte Est, le hub de Shenzhen en Chine et Israël. Paris Région, où se concentre 40% de la recherche française, recense trois fois plus de personnels de recherche et développement qu’à Londres. Si nos pôles de recherche d’enseignement supérieur consolidaient leur production et leurs ressources académiques, la région pourrait compter au moins deux établissements parmi les vingt premiers du classement de Shanghai. Dans un monde où l’innovation de rupture viendra du croisement de différentes disciplines, la 16 région possède un atout unique avec un paysage économique diversifié tant dans la santé, les technologies numériques, l’électronique et l’optique, l’aéronautique, l’automobile que l’agro-alimentaire. Paris Région est bien le principal hub de recherche et développement européen et doit désormais gagner ses galons de terre d’innovation, en capitalisant sur la révolution entrepreneuriale qui fait que désormais 40% des Franciliens veulent entreprendre. Paris Région, avec ses 29 sièges sociaux d’entreprises du Fortune 500, représente la troisième plus forte concentration de grandes entreprises au monde après Beijing et Tokyo-Kanto Cette concentration est un atout de taille quand on connaît l’impact majeur des grandes firmes sur la compétitivité d’un territoire. Ces dernières doivent par ailleurs devenir un facteur d’attractivité d’entreprises étrangères de plus petite taille mais à fort potentiel technologique auxquelles il est possible d’offrir un débouché de commande. En leur offrant cet accès à un marché, nous pouvons les attirer de manière temporaire. Une fois qu’elles sont sur place, nous sommes en mesure de leur montrer toute la richesse de l’écosystème parisien, de leur prouver que les coûts de développement et d’innovation sont bien inférieurs à ceux qui se trouvent dans un très grand nombre de zones du monde. Le coût d’un ingénieur à Paris est désormais moins élevé qu’à Shenzhen. Longtemps nous avons été réticents à jouer la comparaison. Désormais nous l’assumons. Cette approche permet de montrer que la situation est bien meilleure que ce que l’on entend parfois. D’après Eurostat, on constate que le coût du travail n’est pas bien supérieur à Paris que dans les autres régions, et qu’à l’inverse la productivité horaire y est supérieure. Quand on descend au niveau des situations micro-individuelles, chose que l’on faisait assez peu, les coûts par salariés se révèlent bien inférieurs à ceux que l’on peut constater dans des villes comme Londres où le salaire net et les rémunérations annexes sont bien plus élevées. Nous sommes dans une compétition qui peut parfois être déloyale. Le french bashing systématique et la mauvaise foi de certains prescripteurs nous nuisent beaucoup. Paris Région se fait injustement laminer dans des études basées sur des sondages aboutissant à des classements peu objectifs. La perception de notre réel potentiel s’en trouve faussée. Pour illustrer cela, une étude récemment conduite par un grand cabinet d’audit sur l’immobilier européen classait Paris aux alentours de la 20 ème position en terme de perspectives de marché. Après déchiffrage, il s’avérait que les acteurs français étaient cinq fois moins nombreux que leurs homologues anglais ou allemands à avoir été sondés. Notre travail consiste donc à rétablir la vérité des faits. DERNIERS OUVRAGES PARUS La France est prête, Les Belles Lettres, 2014 Aux actes dirigeants !, Fayard, 2016 Quand l’État tue la nation, Plon, 2016
SONDAGE LA FRANCE FACE AU MONDE, CE QU’EN PENSENT LES FRANÇAIS L’influence d’un pays dans le monde peut se mesurer au travers de multiples indicateurs  : son poids économique, son rôle dans les organisations et traités internationaux, ses prises de position sur certains dossiers-clés, etc. Traditionnellement, la France reste identifiée comme l’une des « grandes puissances » du monde occidental depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, malgré un rôle économique en déclin par rapport à d’autres puissances émergentes. Mais comment les Français perçoivent-ils cette place de la France ? La jugent-ils plus ou moins écoutée qu’il y a quelques années ? Quelles sont selon les Français les priorités de la France dans le monde ? Comment envisagent-ils son positionnement vis-à-vis de l’OTAN, de l’Union européenne ou encore de la Russie ? À l’approche de l’élection présidentielle de 2017, et alors que la politique étrangère constitue justement une compétence particulière du chef de l’État, l’Institut Choiseul a confié à Harris Interactive le soin d’interroger un échantillon représentatif de Français sur leur perception des relations internationales de la France. PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS DE CETTE ÉTUDE Une France en perte de vitesse sur le plan international pour la moitié des Français 51% Les Français attendent de leur pays qu’il s’appuie sur ses acquis diplomatiques pour ne pas diluer son influence 63% Les Français souhaitent que leur pays se montre proactif voire interventionniste sur la scène internationale 61% 1 français sur 2 (51%) estime qu’elle est moins écoutée sur la scène internationale qu’il y a dix ans, et les deux tiers des personnes interrogées (65%) jugent que les mesures adoptées en France pour lutter contre le terrorisme sont insuffisantes. L’Union européenne est majoritairement identifiée comme un levier de sécurité, de puissance au sein de laquelle la France doit rester (63% favorables), mais à laquelle la France ne devrait pas céder son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU (83%). De même, les Français sont attachés à un maintien (29%) voire un renforcement (46%) du rôle de la France dans l’OTAN. Enfin, les personnes interrogées privilégient une stabilité des frontières nationales, 63% d’entre elles estimant que les départements et territoires d’outre-mer doivent rester pleinement français. 79% souhaitent que l’État protège ses fleurons industriels contre des influences étrangères, 54% que la politique étrangère française privilégie systématiquement les droits de l’Homme aux intérêts économiques, à l’image de l’embargo économique et financier sur la Russie, soutenu par 61% des Français. Plus précisément, les personnes interrogées expriment un fort scepticisme à l’égard du traité transatlantique TAFTA, davantage associé à un instrument de domination des États-Unis (74%) qu’à des créations d’emplois en Europe (seulement 36%). 17



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