Chercheurs d'eau n°35 nov-déc 12/jan 2013
Chercheurs d'eau n°35 nov-déc 12/jan 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de nov-déc 12/jan 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Beltrami Côme Unique

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : l'impact de la crise financière sur la plongée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Inf’eau Bobo 22 > les dangers de la deshydratation chez le plongeur Notre corps est constitué d’environ 65% d’eau. Un adulte sédentaire élimine dans des conditions normales entre 2 et 3 litres d’eau par jour par le biais des urines, de la transpiration, de la respiration et des selles. Les pertes hydriques peuvent être beaucoup plus importantes et atteindre plus de 5 litres selon les conditions climatiques du lieu où l’on se trouve (vent, chaleur, soleil).Ces pertes doivent impérativement être compensées par des apports en eau sous forme de liquides et d’aliments pour éviter la déshydratation, particulièrement dangereuse chez le plongeur. Pendant l’immersion, la pression hydrostatique exercée sur le corps va provoquer une vasoconstriction des vaisseaux sanguins périphériques au niveau des membres avec pour conséquence une redistribution du volume sanguin vers le cœur et les poumons, provoquant alors une augmentation des pressions sanguines au niveau cardiaque et cérébral. Pour lutter contre cette augmentation de pression, l’organisme va faire diminuer son volume sanguin en éliminant l’eau par les reins. Voilà l’explication à cette irrésistible envie de faire pipi qui apparaît en général dans la deuxième moitié de la plongée. Ce mécanisme est appelé diurèse d’immersion, qui est différent de la diurèse due au froid mais dont les effets se cumulent sous l’eau. De retour à la surface, après un petit tour aux toilettes, si vous avez réussi la performance de ne pas uriner dans votre combinaison, votre sang reprendra sa répartition habituelle. Notre corps se retrouve alors en hypovolémie, ce qui a pour conséquence de diminuer la fluidité du sang et donc de gêner l’élimination de l’azote (Dr Véronique Mottot) d’où un risque accru d’accident de décompression. Le plongeur devra donc veiller à éviter tout facteur aggravant la déshydratation avant et après la plongée : - Eviter toutes les boissons à action diurétique : thé, tisanes, café, coca ; de même que l’alcool.
- Limiter la sudation en restant le plus possible à l’ombre, et surtout en évitant de rester trop longtemps enfermé dans sa combinaison avant la mise à l’eau. - Dans les heures qui précèdent la plongée, ne pas faire une activité physique intense pouvant engendrer une déshydratation supplémentaire. Il est indispensable d’avoir une hydratation correcte. Lorsque la soif apparaît, notre corps a déjà perdu entre 0,5 et 1 litre d’eau. La soif est donc un signe d’alerte témoignant d’une déshydratation qui se manifeste alors par de la fatigue, des maux de tête, des difficultés de concentration, une diminution des performances physiques. Il faut donc anticiper ce phénomène et boire avant d’avoir soif. Notre estomac ne pouvant pas absorber plus de 75 cl par heure, il faut boire régulièrement et en petite quantité de l’eau fraîche mais jamais glacée, le froid provoquant des désagréments intestinaux. L’idéal serait de boire 1 litre d’eau dans les deux heures avant de s’immerger, et de s’hydrater de nouveau dès la sortie de l’eau. Seule l’eau est nécessaire pour obtenir une hydratation correcte. N’oublions pas que la moitié des apports hydriques sont apportés à notre organisme par les aliments. En période estivale, la consommation d’aliments riches en eau, tels que melon, pastèque, salades, tomates, courgettes contribuera à une meilleure hydratation. Ces conseils sont aussi valables lors de votre entraînement en piscine, car lors de vos séances de palmage intensif ou d’apnée vous allez dépenser quelques calories, transpirer dans l’eau sans vous en apercevoir et vite vous déshydrater ; Et alors, gare aux crampes ! N’oubliez donc pas votre bouteille d’eau sur le bateau ou au bord du bassin et pensez bien à boire avant et après la plongée. Et gardez à l’esprit qu’il vaut toujours mieux un gros pipi dans la combi qu’un petit tour au caisson…



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