Chartres Votre Ville n°159 septembre 2016
Chartres Votre Ville n°159 septembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°159 de septembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Ville de Chartres

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : pôle administratif, rendez-vous dans un an.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Cadre de vie VV : Les Chartrains peuvent s’étonner de voir de plus en plus de sites où les végétaux semblent pousser, en toute liberté… Expliquez-nous vos méthodes de travail. DS : Depuis notre mutualisation de 2013 avec Chartres métropole, nous avons la gestion de l’entretien des espaces verts communautaires, principalement des espaces naturels, parmi lesquels le plan vert. Une surface supplémentaire d’environ 200 hectares (N.D.L.R. : contre 130 hectares en ville) mais aussi une nouvelle façon de travailler et d’entretenir ces espaces naturels loin des habitations. Ainsi, aujourd’hui, nous travaillons sur tous types d’environnements : squares, parcs, espaces d’accompagnement et espaces naturels. L’idée, c’est bien sûr de supprimer progressivement les couches de végétation qui se sont superposées au fil des années, au gré des jardiniers, pour harmoniser l’ensemble. Pour ce faire, nous renouvelons les aménagements avec des plantes actuelles, en réfléchissant en amont à leur entretien. Que va-t-on planter pour gagner du temps, sans augmenter les effectifs, partout dans la ville ? Nous favorisons les plantes que l’on va laisser pousser naturellement, par opposition à la situation précédente où l’on taillait à tout va, et le plus souvent en allant à l’encontre de la forme naturelle des végétaux. Ainsi, nos choix se portent sur des plantes proportionnées à leur lieu d’implantation, qui nécessitent peu d’entretien, esthétiquement davantage dans l’air du temps. La végétation, même en ville, doit garder son aspect naturel pour un meilleur rendu. Il a donc fallu modifier et réorganiser le travail entre les équipes de secteurs (N.D.L.R. : les agents qui ont un périmètre défini) 36 | VOTRE VILLE 159 / SEPTEMBRE 2016 Le saviez-vous ? La PBI (Protection biologique Intégrée) consiste en La Protection Biologique Intégrée permet de préserver les cultures des ravageurs en privilégiant la lutte biologique. et les « spécialistes » comme c’est le cas de l’équipe des arbres, de la tonte ou du ramassage des feuilles, qui utilisent du matériel dont ils ont la maîtrise. VV : De nouvelles orientations qui vont dans le sens des préconisations nationales ? DS : Oui. Les préoccupations environnementales et les pratiques qui en découlent guident nos choix actuels. Notre service, comme ceux des autres collectivités, doit s’adapter aux nouvelles exigences en matière d’environnement : des espaces plus naturels, peu tondus, qui favorisent le développement de la biodiversité. Ces évolutions s’inscrivent dans une dynamique nationale. Aujourd’hui on fait le choix de laisser pousser de la pelouse, ce n’est pas par négligence : cela va permettre à la biodiversité (La faune et la flore) de se mettre en place. Cela coûte moins cher. On n’utilise plus de produits de traitement et moins d’essence pour les machines… Les habitants comprennent, mais il convient d’expliquer la démarche. De plus, la plupart des villes de France grignotent des terres. Elles s’étendent, augmentent leur surface et doivent ainsi gérer des territoires urbains toujours plus vastes. Le fait de s’orienter vers des aménagements plus naturels, moins sophistiqués, libère du temps pour les agents. Par chance, ces nouvelles orientations qui améliorent l’esthétique et la qualité de vie des végétaux nous permettent en même temps de nous adapter au développement de notre territoire : nous n’aurions jamais réussi à relever le challenge avec d’anciennes méthodes ! VV : En marge de ses missions quotidiennes, quels sont aujourd’hui vos grands défis ? Aujourd’hui on fait le choix de laisser pousser de la pelouse, ce n’est pas par négligence DS : Nous travaillons actuellement sur le « dossier arbres ». Chartres compte plus de 11 000 arbres sur l’ensemble de son territoire. Des sujets que nous recensons un par un et que nous inscrivons au SIG (Système d’Information Géographique) de la Ville. Nous avons également organisé un suivi sanitaire en faisant analyser les arbres pour prévoir et anticiper leur renouvellement. Ainsi, tous les ans, une entreprise privée contrôle l’état dit « mécanique » d’environ 200 arbres. A l’issue de cette étude, nous pouvons définir nos actions, installer un suivi des sujets fragiles et cibler ceux qui doivent être abattus. Ce « dossier arbres » va surtout nous permettre d’améliorer la connaissance de notre patrimoine, d’élaborer des programmes de suivi et d’entretien, mais aussi de parfaire nos plantations futures avec des arbres qui cohabitent mieux. Aujourd’hui, la Roseraie et Beaulieu demeurent les endroits où nous plan- Dans les prochains numéros du magazine, la rédaction fera le tour des espaces verts de la ville. Le mois prochain : le jardin d’horticulture
tons le plus d’arbres. Un état de fait lié aux grands projets d’urbanismes en cours sur ces sites. En parallèle, nous sommes toujours en quête de secteurs où les arbres sont en faible nombre pour en implanter de nouveaux, quand cela est possible, avec la difficulté de les harmoniser entre eux. VV : Le gouvernement vient de proscrire l’utilisation des pesticides dès le 1 er janvier prochain. La Ville estelle prête ? DS : Nous avions anticipé ce changement dans les usages. Notre programme de suivi sanitaire, appelé PBI (Protection Biologique Intégrée) progresse. En extérieur nous n’utilisons plus de produits chimiques sur les végétaux. Nous avons mis en place des programmes assez pointus, avec le soutien du CDHRC (Comité de Développement Horticole de la Région Centre), une association à laquelle nous avons adhéré, qui conseille les maraîchers et les pépiniéristes. Tous les mois, un spécialiste nous rejoint pour travailler sur le domaine de la culture de production (fleurs, plantes et arbustes) et, sur le terrain, sur nos arbres et arbustes, pour déceler d’éventuels problèmes sanitaires. À l’issue de ces visites, il nous donne des solutions pour contrer ces problèmes. VV : Chartres est réputé pour la richesse de son patrimoine bâti. Dans la même veine, peut-on lui reconnaître un patrimoine végétal de qualité ? DS : Sans aucun doute. Chartres est doté d’un patrimoine vivant remarquable : ses 11 000 arbres, de nombreux parcs et jardins d’exception, parmi lesquels le jardin japonais de Sakuraï ou encore l’incontournable jardin d’horticulture au style romantique, sans parler des nombreux aménagements paysagers aujourd’hui intégrés à tous les projets d’urbanisme, qu’il s’agisse du réaménagement de quartiers entiers ou de petites parcelles d’accompagnement… Et bien sûr, le plan vert. La nature est partout ! D’ailleurs, notre patrimoine bâti est aussi mis en valeur grâce à la végétation qui l’entoure, et ce n’est pas un hasard si les récents aménagements de places du cœur de ville intègrent Le saviez-vous ? L’anneau autour du stade des Grands-prés comporte de plus de 200 peupliers prévus à l’abattage début 2018, un contrôle récent ayant alerté la Ville du mauvais état de santé de ces arbres en fin de vie. Le service Espaces Verts travaille déjà au nouveau projet de paysagement sur le site des arbres, comme c’est le cas sur les places d’Estiennes D’Orves, Evora, Casalis. Il en sera ainsi du futur projet de réfection de la place Saint-Aignan qui prévoit, lui-aussi, la plantation d’arbres. C’est un peu la cerise sur le gâteau… VV : Comment appréhendiez-vous ce nouveau passage du comité des Villes et Villages fleuris à Chartres ? DS : Nous étions assez confians. A Chartres, il n’y a aucun endroit laissé à l’abandon. Alors qu’il y a vingt ans le comité des Villes et Villages fleuris était davantage attentif au fleurissement, le concours a aujourd’hui élargi ses champs au « patrimoine vert ». Dans cette veine, le label englobe des domaines plus larges, mais réellement inhérents au cadre de vie, tels que la richesse du patrimoine et ce que nous en faisons : ses abords, sa mise en valeur, son entretien, la communication faite auprès des habitants etc. La différenciation dans le traitement des espaces compte aussi énormément : l’aménagement d’un cimetière, d’une zone économique, et d’un centre-ville ne présentent pas les mêmes contraintes, ni bien sûr les mêmes exigences. Il y a aussi toute la partie environnementale, la dimension écologique. Là aussi, nous avons fait d’énormes progrès : le passage d’une partie de notre matériel à l’électrique, les dispositifs qui nous permettent de limiter notre consommation d’eau, la mise en place de la PBI pour supprimer l’utilisation des désherbants chimiques, etc. Le comité va jusqu’à s’intéresser aux bonnes relations entre agents et élus de référence… Là aussi, pas d’inquiétude ! Cadre de vie « Nous avons encore de beaux jours pour exercer notre passion » Le service Espaces verts de la Ville de Chartres compte 60 agents, répartis en quatre cellules d’intervention : la gestion des espaces naturels, la production de végétaux, la cellule mécanisée, et la cellule jardinage/fleurissement. Noël Fleury est responsable de cette dernière cellule depuis 39 ans. Noël Fleury porte bien son nom. A la tête d’une équipe de 18 jardiniers qui travaillent quotidiennement au fleurissement de la Ville, il est comme ses agents : passionné et passionnant lorsqu’il évoque son travail de terrain. « La ville a considérablement changé depuis une dizaine d’années. Aujourd’hui, nous avons un vrai travail de paysagement à réaliser. Nous avons la possibilité de nous exprimer artistiquement et, au vu des nombreux projets développés par la Ville, nous avons encore de beaux jours pour exercer notre passion. Autrefois techniciens, nous sommes devenus des artistes ». Noël Fleury est en phase avec l’évolution des pratiques paysagères qui favorisent la croissance naturelle des végétaux. « Nous travaillons d’une manière plus douce. Nous laissons les plantes et arbres pousser le plus naturellement possible, ce qui donne davantage le sentiment d’une vraie nature en ville. » Tout semble plaire à Noël dans le vaste métier de jardinier : la recherche, le terrain mais surtout le résultat… pour lequel il faut souvent attendre un an ! « C’est tout l’intérêt de ce métier : la surprise de ce que sera ce que vous avez planté un an auparavant ». Toujours en quête de sites où la nature pourrait prendre sa place, Noël parcoure régulièrement la ville et n’a de cesse de proposer. Il a d’ailleurs dans ses cartons quelques idées à soumettre à Daniel Stives pour l’an prochain… VOTRE VILLE 159 / SEPTEMBRE 2016 | 37



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