CEO Suisse n°2007-2 sep/oct/nov
CEO Suisse n°2007-2 sep/oct/nov
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2007-2 de sep/oct/nov

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : éducation en Suisse, pourquoi investir dans l'intelligence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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forum1. vue d’ensemble/détails Matthias Remund : Une vue d’ensemble est ce qui permet, dès aujourd’hui, de penser à demain et à après-demain. Matthias Remund est directeur de l’Office fédéral du sport (OFSPO), à Macolin. Pour moi, avoir une vue d’ensemble, c’est une condition essentielle pour diriger. Un dirigeant doit se consacrer aux questions centrales, qu’il ne faut en aucun cas perdre de vue : celles qui concernent les affaires en cours, bien sûr, mais surtout celles du futur. Une vue d’ensemble est ce qui permet, dès aujourd’hui, de penser à demain et à aprèsdemain. Pour l’avoir, il faut assez de temps et d’énergie ; sinon, on perd de vue les risques et on manque des occasions. Cependant, dans les secteurs-clés stratégiques, je dois être familiarisé avec les détails importants afin de pouvoir poser les bonnes questions. Cela est valable à tous les niveaux : chacun doit soigner les détails qui l’aident à accomplir sa tâche. Un exemple concret : notre projet de promotion de l’activité physique chez les enfants. Je fais d’abord établir un compte rendu actuel de la situation en Suisse et à l’étranger qui me permet de faire un tour d’horizon général. Nous analysons ensuite les derniers résultats de la recherche scientifique et définissons sur cette base la somme d’activité physique nécessaire à la santé : il faut aux enfants au moins une heure d’activité physique par jour ! Les trois heures de gymnastique obligatoires ne suffisent pas. 06 ceo/forum Ces données spécifiques me permettent non seulement d’exiger une activité physique journalière pour les enfants mais aussi de justifier ce besoin de manière convaincante. Pour les jeunes de 10 à 20 ans, Jeunesse+ Sport est déjà le meilleur programme de promotion du sport en Suisse. 550 000 enfants et adolescents apprennent, grâce à ce programme, que le sport et l’activité physique sont plus qu’un simple entraînement corporel : ils contribuent aussi à la vigueur de l’esprit et au bien-être moral. Le sport agit favorablement sur les facultés cognitives ; il contribue à l’intégration et favorise le développement des aptitudes sociales. Faire du sport régulièrement accroît l’endurance, la résistance au stress et la performance. Le sport et l’activité physique engendrent un meilleur équilibre, une plus grande motivation et, finalement, une meilleure qualité de vie. Pour les plus petits, rien d’adéquat n’est proposé aujourd’hui. Notre solution est d’avancer la limite d’âge de Jeunesse+ Sport à cinq ans. Nous sommes en train d’élaborer un programme d’intervention spécifique, proposant des activités polysportives dans le cadre du sport facultatif à l’école et des clubs sportifs : ainsi, un projet pilote aura lieu dans le cadre de l’Euro 2008. Je souhaite que ce grand événement sportif laisse un héritage en Suisse. La meilleure chose que je puisse imaginer, c’est ce cadeau à la jeunesse, un investissement pour l’avenir. Pour concrétiser cette idée et obtenir un soutien politique, je dois pouvoir argumenter, en tant que directeur de l’OFSPO, sur les détails. Je dois pouvoir justifier nos requêtes et nos idées dans le cadre d’une discussion politique. Mon supérieur hiérarchique direct, le conseiller fédéral Schmid, ainsi que le Parlement, désirent savoir, à juste titre, ce qu’impliquera et ce que coûtera la concrétisation de notre projet. Je dois être en mesure de vérifier le business plan élaboré par mes collègues en posant les bonnes questions et de donner des renseignements exacts : combien d’enfants voulons-nous atteindre ? Quelle formation avons-nous prévue pour les moniteurs ? Comment souhaitons-nous introduire le programme ? Que se passe-t-il si le projet a peu de succès ou si, au contraire, nous sommes pris d’assaut par le public ? Pour garder une vue d’ensemble, un cadre supérieur doit diriger dans les grandes lignes. J’ai donc fortement limité le nombre des collaborateurs placés directement sous mes ordres, introduisant ainsi un style de direction participatif et délégatif à l’OFSPO. En règle générale, j’ai constaté que la manie du détail peut entraver le développement personnel. Quand on ne connaît pas tous les détails, on ne trouve pas, d’emblée, une douzaine d’arguments expliquant pourquoi quelque chose ne marche pas et pourquoi il est impossible d’innover ou de changer.//Photo : Noë Flum



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