CEO Suisse n°2007-2 sep/oct/nov
CEO Suisse n°2007-2 sep/oct/nov
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2007-2 de sep/oct/nov

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : éducation en Suisse, pourquoi investir dans l'intelligence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Professeur Thomas Bieger, vice-recteur à Saint-Gall : « Notre objectif est de faire partie des meilleures universités européennes. » Université de Saint-Gall (HSG) : S’affirmer face à la concurrence internationale. Comment se positionner parmi les meilleurs du monde ? En s’efforçant d’être reconnu sur le plan international. Et en misant résolument sur la qualité. 18 ceo/éducation en suisse L’Université de Saint-Gall est considérée comme la meilleure de Suisse pour les études de sciences économiques, juridiques et sociales. Les deux labels de qualité EQUIS et AACSB l’attestent : ils sanctionnent l’excellence de « business schools » du monde entier et constituent le ticket d’entrée pour une collaboration avec les meilleures universités internationales. En Suisse, l’IMD de Lausanne est le seul à avoir également obtenu ces deux accréditations. « Nous sommes les leaders de l’espace germanophone dans nos spécialités », déclare le professeur Thomas Bieger, vice-recteur à Saint-Gall. « Notre objectif est de faire également partie des meilleures universités européennes. » L’heure est à la concrétisation de cette ambition. Le marché de l’éducation s’est internationalisé et est devenu transparent ; la concurrence entre les instituts de formation est acharnée : tous veulent les meilleurs étudiants et les meilleurs enseignants qui, de leur côté, ne veulent que les meilleures universités. À Saint-Gall, on mène donc une réflexion fondamentale : que faire pour se positionner parmi les meilleurs ? Une stratégie reposant sur quatre piliers a été élaborée : promotion de l’esprit
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + éducation en suisse À Saint-Gall, les étudiants peuvent suivre deux programmes de master sur dix en anglais et acquérir des doubles diplômes au niveau master. d’entreprise, intensification de la recherche, renforcement de l’internationalité et création d’offres très attractives de formation continue. Saint-Gall est connue pour sa proximité avec le monde économique. Les filières sont sciemment axées sur la pratique et, pour le recrutement des étudiants, on s’efforce d’attirer des jeunes gens ayant l’esprit entrepreneurial. La HSG elle-même est aussi marquée par cet esprit : les 40 instituts, organismes de recherche et centres qui la composent sont autonomes dans leur organisation et financés en grande partie par des moyens qu’ils trouvent euxmêmes. Ces recettes contribuent en tout à plus de 50% du budget annuel de 150 millions de CHF. Le thème dominant, l’entreprise, continuera à être privilégié à l’avenir, mais il sera complété par d’autres thèmes importants. « La recherche appliquée figure traditionnellement au premier plan », explique le vice-recteur Bieger. « À présent, il s’agit aussi de convertir davantage les connaissances acquises grâce à nos bons contacts avec l’industrie en contributions à la recherche fondamentale : la HSG veut être perçue comme un lieu de recherche marqué par la pertinence et la logique. » La raison de cette orientation : la concurrence joue de plus en plus dans la recherche. Par voie de conséquence, les résultats des recherches ne sont pas seulement essentiels pour la pratique, mais ils doivent aussi être reconnus au niveau international. À l’avenir, les Saint-Gallois devront davantage publier dans des revues internationales renommées pour être mieux perçus en dehors de l’espace germanophone. De plus, ils visent à devenir leaders dans certains domaines en s’appuyant sur les centres et les thématiques de recherche porteuses, même audelà des différents instituts. L’internationalité au premier rang des priorités De façon générale, les Saint-Gallois souhaitent davantage d’internationalité sur le campus. Pour étudier à la HSG, les étrangers doivent, contrairement aux Suisses, passer un examen d’entrée spécial. L’université est intéressée par des étudiants étrangers brillants qui relèvent le niveau et peuvent avoir l’effet de la « levure dans la pâte ». « La première année d’études a un caractère sélectif », confirme le professeur Thomas Dyllick, vice-recteur et responsable de l’amélioration de la qualité à la HSG. La direction de l’université est en particulier intéressée par des étudiants non germanophones, recrutés à Singapour, en Chine et en Amérique latine par le biais d’antennes spécialisées. L’objectif de cette gestion de la diversité n’est pas seulement d’améliorer la qualité, mais aussi d’avoir un campus bilingue, au caractère international marqué. Augmenter le nombre d’éminents professeurs venus du monde entier fait aussi partie de cette politique. L’université est à coup sûr attractive, et la culture de collaboration régnant sur le campus n’est pas marquée par la rivalité car, grâce à l’orientation claire des instituts sur la pratique et à la proximité du monde économique, il existe une marge de manœuvre suffisante pour des activités entrepreneuriales. L’Université de Saint-Gall est liée par des partenariats avec 120 universités du monde, ce qui constitue une richesse qui doit être mieux exploitée pour les échanges de professeurs invités et d’étudiants. Outre l’échange traditionnel d’étudiants, qui en concerne plus de 300, un programme d’un semestre est organisé depuis trois ans à la Singapore Management University pour un groupe de 30 élèves. Réciproquement, un groupe de cette université est accueilli à la HSG au printemps. La participation à des forums internationaux sur le thème de l’éducation fait également partie de la stratégie de progression des Saint-Gallois. Dès aujourd’hui, deux programmes de master sur dix (quatre à partir de 2008) peuvent être intégralement suivis en anglais. Les étudiants doués ont également la possibilité d’acquérir des doubles diplômes au niveau master, avec Singapour et quatre business schools européennes de renom. Au niveau bachelor, l’enseignement n’est qu’en partie dispensé en anglais. Les Saint-Gallois ne souhaitent pas se convertir totalement à l’anglais. « Celui qui ne connaît pas l’allemand et qui vient étudier à Saint-Gall veut certainement aussi apprendre l’allemand et comprendre la culture d’ici. Nous tenons à nos racines régionales et culturelles », déclare Thomas Bieger. Comme complément logique à leurs cursus, les Saint-Gallois aimeraient proposer une offre de formation continue de haut niveau. Les vice-recteurs Bieger et Dyllick soulignent qu’il est aujourd’hui indispensable, pour un cadre, d’apprendre sa vie durant. Avec 16 000 membres, dont une grande partie des Suisses occupant aujourd’hui des postes de direction, la HSG dispose d’un des plus grands réseaux d’anciens élèves d’Europe. L’objectif de l’offre de formation continue est de préparer cette élite pour le marché mondial. Cette orientation est également payante du point de vue financier : les anciens ont financé l’aménagement du centre de formation continue à hauteur de 10 millions de CHF.//ceo/éducation en suisse 19



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