CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2007-1 de avr à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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forum2. teamplayer/leader Mirjam Ott : Tout part de la composition de l’équipe. Seule une combinaison idéale de traits de caractère et de talents peut conduire au succès. Triple championne de Suisse de curling et plusieurs fois médaillée aux Championnats d’Europe, Mirjam Ott est la seule femme au monde à avoir conquis l’argent olympique à deux reprises dans cette discipline. Comme à Turin en 2006. Sport aux nombreuses facettes, le curling exige une grande intelligence tactique, un peu comme les échecs. Sauf qu’une pierre n’est pas une simple pièce que l’on peut déplacer à sa guise sur un échiquier. Expérience, aptitudes sportives et compas dans l’œil sont indispensables pour placer une pierre à l’endroit souhaité. Précision et travail d’équipe ! Car entre la précision du lancer, le balayage et les directives du lanceur pour assister la trajectoire de la pierre, la victoire se joue souvent à quelques millimètres. Le capitaine de l’équipe – le skip – est responsable de la stratégie. C’est mon rôle au sein de l’équipe. La communication est primordiale pendant une partie. Je dirige mes coéquipières en leur criant des directives. Nous pouvons nous réunir pour discuter de phases de jeu plus complexes, mais nous n’avons droit qu’à deux temps morts d’une minute chacun. Comme un match de curling est limité dans le temps, j’assume seule la plupart des décisions et des responsabilités pendant le déroulement de la partie. 08 ceo/forum La composition de l’équipe est le facteur de réussite le plus important. Étant donné que nous ne sommes que quatre, une erreur de casting s’avère souvent fatale. Quatre leaders ne formeront jamais une équipe, tout comme il est vain de réunir les quatre meilleures joueuses ou les quatre plus combatives. Seule une combinaison idéale de traits de caractère et de talents peut permettre de décrocher des médailles. Une équipe doit jouer en harmonie, dans le vrai sens du terme. La mission du skip est de sélectionner « son » équipe et d’évaluer les points forts et les points faibles des différentes joueuses. Il est primordial que les quatre joueuses souhaitent travailler en équipe pour atteindre le même objectif et qu’elles en tirent les conséquences appropriées. Dans le curling, il n’y a aucune incitation financière. Nous exerçons toutes une activité professionnelle à temps partiel pour gagner notre vie. En moyenne, nous investissons 40 heures par semaine dans le sport. Cela demande une bonne dose de motivation et de discipline personnelles. J’accorde beaucoup d’importance à la définition des rôles au sein de l’équipe. Tout le monde doit savoir qui est aux commandes. Le manque de clarté entraîne tôt ou tard des conflits qu’il faut absolument éviter ! Nous avons besoin de toutes nos forces pour la compétition et ne pouvons pas nous permettre de perdre de l’énergie à nous disputer. À l’intérieur d’une équipe de curling interagissent des processus que j’ai appris à identifier durant mes études en gestion d’entreprise et dans ma vie professionnelle. La seule différence est qu’il est plus facile de prendre ses distances avec ses collègues de bureau. Et aussi que l’on est récompensé de ses efforts par un salaire. Nous n’avons aucune motivation financière. En revanche, nous sommes guidées par la réalisation de nos objectifs, la volonté de « performer » et la soif de victoire. C’est la raison pour laquelle certaines décisions importantes doivent être prises en équipe, même si le skip est aux commandes. Assumer un rôle de leader, c’est un choix. Je suis skip depuis mon plus jeune âge. Pendant deux ans, j’ai évolué au sein d’une autre équipe au poste de vice-skip et j’ai dû apprendre à obéir aux ordres. J’ai très vite ressenti le besoin de bâtir ma propre équipe et de prendre à nouveau les commandes. Aujourd’hui, je suis heureuse que mon travail soit supervisé par des entraîneurs. Ils me conseillent et me soutiennent dans les situations difficiles. S’il faut par exemple remplacer une joueuse lors d’une rencontre décisive, je suis contente que l’entraîneur prenne cette décision à ma place. Je peux ainsi me concentrer totalement sur la stratégie et la partie.//Photo : Nik Hunger
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