CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2007-1 de avr à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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« Il faut du temps pour changer les mentalités. » Jean-Yves Bach 1, directeur commercial de DuPont Surfaces à Genève, parle des particularités de Corian et de l’histoire à succès du marbre, vieille de 4000 ans. M. Bach, par votre collaboration avec des architectes, vous souhaitez vous adresser à des consommateurs exigeants. Comment cela fonctionne-t-il ? Celles et ceux qui sont sensibles aux qualités de Corian sont souvent des consommateurs habitués à examiner plusieurs options avant de prendre une décision. Ils s’informent via les médias ou prennent conseil auprès de spécialistes. Lorsqu’il s’agit de la construction ou de la rénovation d’une maison, ils font appel à des architectes. Nous voulons leur montrer toutes les possibilités de Corian , qui se distingue de tous les autres matériaux que l’on peut trouver sur le marché. Les architectes doivent comprendre Corian , y être habitués et se sentir sûrs d’eux lorsqu’ils proposent quelque chose d’entièrement nouveau à leurs clients. 44 ceo/corian Corian n’est pas vraiment une nouveauté. Ce matériau est présent sur le marché depuis 1967. C’est exact, mais d’un autre côté, il faut savoir que le verre, la pierre et la céramique sont présents sur le marché et dans le domaine technologique partout dans le monde depuis des centaines, voire des milliers d’années. Cela fait 4000 ans que le marbre est utilisé dans la construction. En Europe, les gens s’habituent difficilement aux nouveaux matériaux, contrairement à ce qui se passe aux États-Unis et en Asie. Les Chinois aisés, par exemple, préfèrent les matériaux artificiels aux naturels. Il existe des différences culturelles considérables par rapport à l’Europe, plutôt conservatrice. Nous constatons cependant une grande ouverture chez les jeunes consommateurs intéressés par le design et l’architecture. Il faut du temps pour changer les mentalités, et aussi une stratégie de communication à long terme. Corian cherche maintenant à se rapprocher des stars du design et fait ainsi beaucoup parler de lui. Cette stratégie est-elle également payante du point de vue commercial ? Le taux de notoriété de la marque nettement plus élevé auprès des architectes, des designers, des entreprises et des consommateurs et le fait que nous soyons associés aux concepts d’innovation et de design nous confèrent un avantage certain sur le marché. Cela se répercute également de manière positive sur nos ventes, tant dans le secteur public que privé. Pouvez-vous citer des chiffres ? Nous ne publions pas de chiffres, mais je peux vous dire que la croissance s’exprime par des nombres à deux chiffres dans les régions dont je suis responsable. Qu’est-ce que les professionnels du design apprécient dans Corian ? Le fait que les propriétés spécifiques de ce matériau permettent de concrétiser des idées novatrices. Ce sont là des choses dont on pouvait seulement rêver par le passé. Les architectes et les designers l’apprécient tellement que Corian est devenu l’un de leurs matériaux favoris. Une autre raison expliquant qu’ils aiment collaborer avec nous : DuPont est présent au niveau mondial dans le domaine des sciences et de la technologie des matériaux. Inversement, nous aimons travailler avec des designers d’envergure mondiale. Nous avons beaucoup appris d’eux, nous espérons qu’ils ont également appris quelque chose de nous. 1 Le Français Jean-Yves Bach (50 ans) dirige la division Surfaces de DuPont pour les régions de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique depuis Genève. Diplômé en gestion d’entreprise et spécialiste des finances, il travaille depuis 25 ans pour DuPont en Europe et aux États-Unis.
Dans le cadre de l’exposition « The Electric Kid Show » l’Allemand Moritz Waldemeyer présente des tables en Corian dotées de surfaces tactiles interactives pour jeux : ce matériau laisse passer la lumière et réagit au toucher. atouts tels qu’un savoir-faire technique et un mécanisme de relations publiques bien huilé ; les designers apportent des noms évocateurs et des idées pour une utilisation innovante de ce matériau. À ce jeu, il n y a que des gagnants. Stimuler la créativité C’est également ainsi, par exemple, que le designer industriel Matteo Ragni voit les choses. Son atelier de design est situé dans un quartier de Milan où travaillent nombre d’architectes, de grands couturiers et autres créateurs. M. Ragni et son équipe sont pour ainsi dire des spécialistes des objets fabriqués en Corian. La pièce qu’il a le plus de plaisir à montrer s’appelle « Strativari », un vase massif fraisé dans un bloc composé de couches de Corian de différentes teintes collées entre elles. « Un énorme succès », se réjouit Matteo Ragni, « pas forcément du point de vue financier, mais à coup sûr en termes de publicité : on a pu voir ce vase dans des magazines de design du monde entier ! » À l’avenir, il sera même en vente à Milan, dans un design store entièrement La polyvalence de Corian autorise une liberté de création jamais vue jusqu’ici. Toute l’habileté a consisté à convaincre artistes et architectes de tester les possibilités offertes par ce matériau. consacré à Corian avec lequel l’entreprise souhaite pour la première fois s’adresser directement aux consommateurs finaux. Aujourd’hui, la réalisation d’intérieurs exceptionnels dans lesquels Corian a joué un rôle-clé est très à la mode : du lobby de l’hôtel Nordic Light de Stockholm au restaurant d’un paquebot de luxe japonais en passant par la boutique du joaillier Jacob & Co., à New York. Pour les designers, c’est le « look monolithique » du matériau qui est particulièrement intéressant. Avec Corian , il est possible de réaliser des objets de grandes dimensions semblant avoir été fabriqués d’une seule pièce. Cela stimule la créativité. Pour sa cuisine, Zaha Hadid, par exemple, est partie d’études formelles sur la fonte des glaces et l’écoulement des glaciers. Et elle a mis à profit deux autres avantages du matériau : il laisse passer la lumière et réagit au toucher permettant de la sorte d’y intégrer des commandes tactiles interactives. Un autre avantage de Corian réside dans le fait qu’il satisfait à des exigences d’hygiène très sévères. À la Clinique Générale-Beaulieu de Genève, par exemple, une salle d’opérations entièrement revêtue de Corian a récemment été réalisée. Alfred Grazioli et Adolf Krischanitz, les architectes du Musée Rietberg de Zurich, qui vient de rouvrir ses portes, sont eux aussi séduits par ses nombreuses possibilités d’utilisation. Ils ont utilisé du Corian blanc comme un élément de liaison s’étendant des sanitaires à la cabine d’ascenseur en passant par le comptoir du bar. « Nous voulions un aménagement luxueux, sans joints, avec une certaine présence », déclare Elke Eichmann, chef de projet. Plus les amateurs d’expériences sondent les limites de Corian , plus ce matériau démontre ses qualités. En tout cas, dans les laboratoires DuPont des années 1960, les collaborateurs du programme de recherche « Building Products Venture » étaient loin d’imaginer les possibilités d’utilisation qu’offrirait un jour leur découverte. La spirale du marketing s’enroule Mais l’entreprise semble aussi avoir eu la main heureuse en choisissant ses stratèges en marketing. « La collaboration avec les gens de chez Corian procure du plaisir, ils s’intéressent au côté artistique de notre travail », affirme par exemple l’Allemand Moritz Waldemeyer, qui travaille à Londres. Cet ingénieur diplômé s’est fait un nom en combinant électronique et design. Pour son exposition « The Electric Kid Show », à l’occasion de laquelle il a récemment présenté des tables en Corian munies de surfaces tactiles interactives pour jeux, matériel et concepteurs spécialisés ont été mis à sa disposition. « Corian a considérablement investi pour se faire un nom dans l’univers du design », note Moritz Waldemeyer. La spirale du marketing s’enroule et a maintenant trouvé une certaine dynamique qui lui est propre. Les rapports mutuels entretenus entre designers n’en sont pas non plus la moindre raison. Ainsi, le bricoleur de génie Waldemeyer a contribué de manière décisive au projet de Zaha Hadid. De son côté, la célèbre architecte a fait installer la cuisine « Z. Island » dans son appartement privé londonien, a annoncé la presse spécialisée. On continue de soigner la publicité.//ceo/corian 45



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