CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2007-1 de avr à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ceo1/07. expertise pwc Gouvernement d’entreprise. Une bonne synergie entre gestion et surveillance est génératrice de plus-value. Page 29 Réforme de la TVA. Avant tout changer la pratique. Page 32 Transactions OpCo/PropCo. Une réponse à la demande en investissements immobiliers. Page 34 Des ratios pour le capital humain. De quoi tester le dynamisme du personnel. Page 37 Service. Evénements, études et analyses. Page 39 00 28 ceo/expertise pwc
Gouvernement d’entreprise. Une bonne synergie entre gestion et surveillance est génératrice de plus-value. Le gouvernement d’entreprise ou la Corporate Governance est au centre de la modernisation du droit suisse des entreprises. Le plus important, toutefois, n’est pas tant la réglementation que la question de la pratique entrepreneuriale : qu’en est-il en Suisse, cinq ans après le scandale d’Enron ? peter.ochsner@ch.pwc.com Jusque dans les années 1990, la notion de gouvernement d’entreprise était encore très peu courante en dehors des pays anglosaxons. L’effondrement spectaculaire, en 2001, des entreprises Enron et WorldCom dont les raisons sociales symbolisent à elles seules le scandale a introduit un changement radical. En effet, c’est depuis cette année fatidique que le grand public et le monde de la finance s’intéressent au gouvernement d’entreprise. En 2002, economiesuisse a publié le rapport d’experts « Corporate Governance en Suisse » ainsi que le « Code suisse de bonne pratique pour le gouvernement d’entreprise ». La même année, la « Directive concernant les informations relatives à la Corporate Governance » de SWX Swiss Exchange entrait en vigueur. Il existe donc suffisamment de dispositions réglementaires en la matière. Mais les mentalités des milieux économiques suisses ont-elles vraiment changé et évolué ? L’« Etude relative à l’application de la Directive Corporate Governance », réalisée par l’Institut de comptabilité et de Controlling de l’Université de Zurich à la demande de la Réputation Transparence Contrôle Peter Ochsner, responsable division Audit SWX Swiss Exchange, attribue une très bonne note à l’économie suisse. Chargée d’enquêter sur la mise en pratique de la Directive de Corporate Governance de la SWX, l’étude révèle que 265 entreprises sondées appliquent la directive à concurrence de 85% en moyenne, et que 110 entreprises atteignent même un taux de 90% et plus. L’application de directives est une chose, mais les entreprises reconnaissent-elles la plus-value générée par une bonne synergie entre gestion et surveillance ? En pratique, il existe encore un potentiel d’amélioration en la matière. Nous pensons que la réglementation en Suisse et à l’international est suffisante. Cependant, rien ne pourra empêcher le législateur de continuer à légiférer dans le domaine du gouvernement d’entreprise (cf. encadré p.30). Pourtant, les expériences faites par d’autres secteurs montrent que le meilleur moyen d’atteindre un objectif, en l’occurrence la conduite régulière de l’entreprise, ne consiste pas tant à respecter la loi au pied de la lettre qu’à suivre, de manière active et consciente, le principe qui sous-tend cette loi. Pour beaucoup d’entreprises suisses, la recherche permanente et proactive des « checks and balances » (contrôles et contrepoids) optimaux et la pratique d’une communication transparente présentent des opportunités importantes – et un potentiel susceptible de générer une plus-value supplémentaire. Or, le second élément, la transparence, est justement un facteur d’influence essentiel sur le cours de l’action. Et un bon cours d’action offre la meilleure protection contre des reprises. Recentrer son attention sur les intérêts de l’entreprise Aujourd’hui, la nécessité de pratiquer un bon gouvernement d’entreprise est justifiée, dans la majorité des cas, par la volonté de protéger les actionnaires. Il s’agit toutefois d’une optique fortement influencée par les législateurs et autres régulateurs. Or, d’un point de vue économique, la priorité devrait être accordée aux intérêts de l’entreprise. Cette optique s’appuie sur des arguments percutants en faveur d’une optimisation permanente et active du gouvernement d’entreprise : réduction maximale des risques économiques, encouragement à un développement financier durable, sans oublier l’amélioration de la réputation. Un bon gouvernement d’entreprise ne profite donc pas « seulement » aux actionnaires en tant que groupe d’intérêts, mais aussi au management et au conseil d’administration – autrement dit à l’entreprise ellemême. Et ainsi, aux actionnaires et autres parties prenantes. Dire que la plus-value d’un bon gouvernement d’entreprise se retrouve essentiellement dans la réputation peut être réducteur. ceo/expertise pwc 29



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