CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2007-1 de avr à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Shella déjà beaucoup investi dans des éoliennes. Aux Pays-Bas, dernièrement, nous avons mis en service notre premier parc éolien offshore. Et nous investissons dans les techniques solaires de la nouvelle génération comme, par exemple, le diséléniure de cuivre et d’indium et la technologie en couche mince de CIS, pour transformer plus efficacement la lumière solaire en électricité. D’après vous, les véhicules à hydrogène ont-ils un avenir ? Oui. Nous prévoyons d’ici 2020 l’arrivée de cinq à dix millions de ces véhicules sur les routes. Pour encourager l’économie de l’hydrogène, Shell construit des stationsservice dans le cadre des « projets Lighthouse » : elles proposeront non seulement des carburants traditionnels mais aussi de l’hydrogène. Que pensez-vous des économies d’énergie ? Je suis absolument pour. Notre propre entreprise économise de l’énergie dans ses installations de production. Nous aidons aussi nos clients à en économiser : nous les conseillons et leur proposons des lubrifiants, des mazouts et des carburants ultraperfectionnés qui permettent de faire des économies. Nous avons remarqué que les produits qui permettent d’économiser de l’énergie nous avantagent par rapport à nos concurrents. Quel est votre avis personnel ? Couvrir écologiquement les besoins énergétiques mondiaux est coûteux et représente un important défi technologique. Mais nous pouvons y arriver ! La politique énergétique et économique de nations et organisations internationales peut accélérer ce processus, ou bien l’empêcher. Il s’agit donc de savoir si les gouvernements du monde développeront des stratégies économiques, financières et écologiques solides qui permettront à la branche énergétique d’investir et de développer des technologies prometteuses. Je souhaite apporter ma contribution pour que finalement nous puissions jouir aussi bien d’une croissance économique que d’un environnement agréable et d’une qualité de vie élevée. 26 ceo/énergie Kompogas L’essor commercial des énergies alternatives. La société Kompogas AG produit de l’électricité, du gaz et des engrais à partir de déchets biologiques à des prix compétitifs. Kompogas cède les droits de ses procédés à bilan neutre en CO 2 dans le monde entier. Entrepreneur, ancien pilote automobile et pionnier de l’écologie, Walter Schmid, le directeur de la société Kompogas AG, établie à Glattbrugg ZH, déclare : « Seuls les résultats comptent. » Au prix de nombreux investissements de fonds propres et de plusieurs années
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + marché de l’énergie en suisse biogaz de travail, Schmid a conçu un procédé de transformation des déchets biogènes en biogaz. Le principe est simple. « Le système fonctionne comme le cheval de trait d’autrefois. Il avale de l’herbe qui lui fournit de l’énergie. Il élimine ensuite ce dont il n’a pas besoin sous la forme d’engrais. C’est un cycle fermé. » Une visite des installations de Kompogas à Otelfingen permet de mieux comprendre le fonctionnement technique du recyclage biologique. Les déchets verts sont déposés par un puissant bras de préhension sur un tapis roulant, réduits en morceaux, triés, puis déversés par le doseur volumétrique dans une cuve en béton de plus de 30 mètres de long. La fermentation de cette pâte brunâtre chauffée à une température de 55°C produit du biogaz. Les résidus sont ensuite transformés en engrais naturel liquide et compost solide durant la phase de post-compostage. En 2006, les neuf installations suisses de Kompogas ont produit quelque 28 millions de kilowattheures d’électricité et de combustibles neutres en CO 2 à partir de 150 000 tonnes de déchets biologiques. Une moitié est injectée dans le réseau électrique et l’autre moitié est convertie en carburant pour des véhicules au gaz. Une voiture de catégorie moyenne parcourt 1000 kilomètres avec du gaz issu d’une tonne de déchets organiques. Et cela à des conditions très avantageuses, puisque le gaz se vend aujourd’hui 30% moins cher que l’essence. Pour l’heure, seuls 10% des déchets verts sont convertis en énergie propre. Une grande partie pourrit inutilement dans des installations de compostage ou est brûlée pour le double du prix dans des incinérateurs. « Pour changer cela, il faudra une volonté politique », déclare Walter Schmid. Il fonde de grands espoirs dans son partenaire Axpo, qui détient à présent 49% de Kompogas et investit massivement dans les énergies alternatives. Souhaitant également développer ses activités à l’étranger, Kompogas a déjà délivré une douzaine de licences à des entreprises établies. La demande d’alternatives fiables aux sources d’énergie fossiles ne cesse d’augmenter.//www.kompogas.ch Le pionnier de l’énergie Walter Schmid a réussi à imposer son idée sur le marché : Kompogas produit aujourd’hui du carburant pour les véhicules à gaz, de l’électricité et des engrais liquides pour l’horticulture. Sur la piste de kart, les clients peuvent mettre à l’essai des versions miniatures de voitures propres à gaz.



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