CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2007-1 de avr à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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un premier temps, l’intégration de composants photovoltaïques dans les toitures et les façades des habitations constituera le principal débouché de Flisom. La société compte ensuite s’attaquer aux applications mobiles. Un film solaire de format A3 suffit en effet à alimenter 100 téléphones mobiles ou un ordinateur portable. Les craintes suscitées par le réchauffement climatique et l’épuisement des énergies fossiles renforcent l’attrait de l’énergie solaire. Récompensée par plusieurs prix et invitée au Forum Economique Mondial 2007 de Davos en tant que « Technology Pioneer », la société Flisom génère des attentes énormes. Anil Sethi en est bien conscient. « Nous voulons tenir nos promesses », nous confie-t-il. En cas d’échec, les investisseurs pourraient rapidement plier bagage. Flisomentend produire d’ici quatre ans des cellules solaires fournissant de l’électricité à des prix compétitifs. Sethi dénonce la frilosité helvétique. « Les activités de recherche sont remarquables dans ce pays, mais les débouchés sur le marché sont trop rares. » Il plaide également pour un accroissement des aides publiques, sous peine de voir la technologie photovoltaïque s’expatrier à l’étranger. www.flisom.ch Le changement climatique et l’épuisement des ressources naturelles sont des moteurs pour l’énergie solaire : les prototypes des appareils Flisom. « La lumière ne s’éteindra pas. » Croissance économique et qualité de vie : ces deux choses ne sont pas incompatibles. Mais, pour cela, nous devons prendre les bonnes décisions politiques, explique Peter Voser*, CFO de Royal Dutch Shell. Interview : Franziska Zydek M. Voser, les réserves d’énergie mondiales peuvent-elles durer encore longtemps ? Peter Voser : Un refrain populaire français du XV e siècle disait : « Je meurs de soif auprès de la fontaine. » Je crois que ces lignes décrivent bien la situation actuelle : le monde dispose de réserves énergétiques étendues, conventionnelles ou non. De quelles réserves énergétiques voulezvous parler ? Pétrole, gaz naturel et charbon. Mais avant de pouvoir consommer ces énergies, il y a des obstacles à surmonter : certains gisements sont situés dans des régions lointaines et inhospitalières ; leur exploitation est difficile et coûteuse. Nous devons donc accepter la fin du « pétrole facile ». Existe-t-il des pays sans problème d’énergie ? Même les principaux pays producteurs d’énergie ne peuvent se prétendre énergétiquement indépendants, puisqu’ils doivent réimporter une grande partie de l’énergie sous forme de produits pétroliers, chimiques ou de produits de consommation. Aujourd’hui, on ne peut donc plus parler d’indépendance énergétique nationale ou régionale.
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + avenir et énergie dans le monde S’agit-il donc d’un problème international ? Oui. Nous avons besoin de stratégies mondiales qui englobent la chaîne énergétique dans son ensemble, de l’extraction à la consommation. Il est essentiel de procéder globalement, ne serait-ce qu’en raison des mesures à prendre en matière d’écologie : ces mesures vont resserrer les dépendances réciproques entre les pays, puisque les différentes formes d’énergies « propres » et la réduction du dioxyde de carbone nécessitent une coopération internationale. De quelle manière les besoins énergétiques vont-ils évoluer ? Si la croissance économique reste constante, les besoins pourraient doubler d’ici 2050. Cependant, les émissions de dioxyde de carbone produites par la consommation d’énergie doivent être réduites considérablement. La situation est donc paradoxale. Pourrons-nous résoudre ce problème ? Pour répondre aux besoins croissants et réduire malgré tout les émissions de CO 2, il y a trois choses à faire : exploiter au mieux les énergies fossiles, développer les sources d’énergies alternatives et améliorer les rendements afin que l’énergie disponible dure plus longtemps. Nous allons donc devenir moins dépendants des énergies fossiles ? L’évolution sera plutôt progressive. Les combustibles fossiles couvrent actuellement 85% des besoins en énergie dans le monde. D’ici 2025, ils représenteront encore au moins 80% de la consommation. Vous misez donc toujours sur les énergies fossiles ? Sans elles, nous ne pouvons pas répondre à la demande croissante. Nous devons donc, d’une part, développer nos technologies pour trouver davantage d’énergies fossiles et exploiter les gisements plus efficacement. Notamment les gisements de pétrole, qui ne sont exploités en moyenne qu’à 35% environ. Et, d’autre part, nous devons mettre en œuvre des technologies rendant plus écologique l’utilisation des combustibles fossiles. Avez-vous des exemples ? Avec les techniques toujours plus sophistiquées de la sismologie, nous pouvons détecter de nouveaux gisements de gaz ou de pétrole sous la surface de la terre. Le progrès technologique nous permet de les extraire également dans des lieux autrefois absolument inaccessibles, par exemple dans l’Arctique ou les grands fonds. De nos jours, on peut transporter aussi le gaz naturel des régions isolées sous forme liquéfiée. Ou bien nous le transformons sur place en produits de grande qualité et pauvres en émissions – par exemple en diesel synthétique – que nous expédions ensuite dans des navires-citernes vers les pays consommateurs. Que pensez-vous des énergies alternatives ? Shell est un des plus grands distributeurs du monde de carburants biologiques tels 1 Peter Voser est Chief Financial Officer de Royal Dutch Shell plc depuis octobre 2004, à Londres. Entre 2002 et 2004, il était Chief Financial Officer d’Asea Brown Boveri (ABB), en Suisse, où, en tant que membre du Group Executive Committee, il était également responsable des technologies de l’information et des affaires pétrolières, gazières et pétrochimiques. que l’éthanol et le biodiesel. Nous investissons dans de nouvelles techniques de production qui nous permettent de fabriquer de l’essence ou du diesel à partir de déchetes organiques – par exemple en Allemagne avec l’entreprise Choren. Ces carburants biologiques de la seconde génération sont d’excellente qualité, n’entrent pas en concurrence avec la chaîne des produits alimentaires et ont un bilan de CO 2 nettement plus satisfaisant que celui des carburants biologiques conventionnels de la première génération. Quel est, selon vous, le potentiel des énergies éolienne et solaire ? L’énergie éolienne est, de toutes les énergies renouvelables, la plus prometteuse. ceo/énergie 25



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