CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
CEO Suisse n°2007-1 avr à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2007-1 de avr à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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forum4. teamplayer/leader Ursula Renold : Diriger de façon crédible signifie communiquer ouvertement et impliquer ses collaborateurs ; si tel n’est pas le cas, on ne peut prendre de décisions fondées. Ursula Renold est directrice de l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) au Département fédéral de l’économie (DFE). « Only sheep need a leader ! » – Sérieusement ? « Tout le monde est teamplayer ou peut le devenir ! » – Vraiment ? Depuis plusieurs années, le « teamplay » est partout porté en triomphe. Auparavant, seul le supérieur hiérarchique avait le pouvoir de décision ; dans l’idéal, ses traits étaient patriarcaux et empreints de sollicitude. Aujourd’hui, « leader » et « teamplayer » font probablement partie des termes les plus ressassés. Comme tant de nouvelles expressions françaises ou « franglaises », tout le monde les emploie, mais presque personne ne se demande ce qu’elles veulent dire ni s’il existe des mots français plus évocateurs pour les remplacer. À mon sens, un cadre dirigeant ou un supérieur hiérarchique n’a pas besoin d’être appelé « leader », et « teamplay » a toujours le sens bien démodé de « collaboration ». À part ces détails linguistiques, je suis convaincue que ni l’un ni l’autre de ces modes de direction ne sont absolument idéaux. Un style de direction crédible, qui suscite et mérite la confiance, est une combinaison des deux et s’adapte à la situation. 12 ceo/forum Qu’entends-je par « direction » ? Certainement pas l’exercice d’un pouvoir. Mais « diriger » ne signifie pas non plus connaître simplement son métier. Pour que soit reconnue l’autorité d’un supérieur hiérarchique, il faut bien plus que cela : ses collaborateurs doivent le sentir crédible. Mais pour être crédible, il a besoin d’une certaine structure de personnalité et de toute une série d’aptitudes personnelles : faculté de réflexion, courage, autogestion, confiance en soi, passion du travail, intuition, initiative, clarté et compétences sociales n’en sont que quelques-unes. Mais ce n’est pas tout : un cadre dirigeant crédible recherche les responsabilités, anticipe, développe des idées, cherche à apprendre et sait coopérer avec les autres. Les compétences sociales et le sens de la coopération occupent certainement une position centrale dans le catalogue des qualités d’un cadre dirigeant. La faculté d’aller vers les autres, de les prendre au sérieux et de s’entendre avec eux, voilà ce qui distingue un style de direction de haut niveau. Autrement dit : un bon supérieur hiérarchique assume, certes, des responsabilités, mais attache toujours de l’importance à une collaboration étroite et intense. C’est ainsi que se complètent les deux modèles de direction. À cela s’ajoute le fait que le monde du travail est soumis à des changements toujours plus rapides. La mondialisation, la déréglementation, la privatisation, les bouleversements technologiques, etc. rendent la vie professionnelle toujours plus complexe et volatile. Un des grands défis d’un cadre dirigeant est de savoir maîtriser ces changements rapides et cette complexité croissante. Il lui reste souvent peu de temps pour réfléchir. Un dirigeant doit donc être en mesure de prendre ses propres décisions et d’agir à ses risques et périls. Ce qui ne signifie pas, toutefois, qu’il n’a pas besoin de rallier ses collaborateurs autour d’un but ultime ni de leur transmettre des valeurs d’orientation. Au contraire, diriger de façon crédible signifie communiquer ouvertement et impliquer ses collaborateurs ; on ne peut prendre, sinon, de décisions fondées. Même si l’équipe ne peut décider à la place du dirigeant, c’est là que se complètent, une fois encore, les deux modèles de direction. C’est quand on a besoin de prestations particulières ou de solutions rapides qu’on s’aperçoit que le travail d’équipe a ses limites. C’est aussi une erreur de croire qu’une équipe est toujours plus créative qu’une personne seule. Mais les cadres dirigeants ne peuvent réussir que s’ils possèdent plusieurs facultés essentielles : ils doivent savoir écouter. Ils doivent tirer les leçons de leurs expériences. Ils doivent communiquer leur stratégie et leurs buts. Ils doivent être tenaces. Et ils doivent être intègres. Leadership ? Teamplay ? Tout est question de dosage ! //Photo : Andri Pol
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