CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-3 de déc 06 à mar 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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forum2. penser/agir Ellen Ringier : Seul l’acte en tant que modification importante d’une situation sociale ou de la condition sociale d’un individu ou d’une majorité de personnes est une preuve d’action. C’est lui qui compte vraiment ! Ellen Ringier est présidente des fondations Humanitas et elternsein, cette dernière publiant le magazine des parents « Fritz und Fränzi » ; elle est également membre du conseil de fondation et du comité directeur de nombreuses organisations à but non lucratif. « Formatée » par le gymnase des filles de la ville de Lucerne, je menaçais, jeune encore, d’adopter le précepte de Descartes « Cogito ergo sum » : « Je pense, donc je suis ! » Le monde réel m’a permis de changer de paradigme ! Faire, agir, être active… Bref, les verbes d’action modèlent la réalité sociale ! C’est pourquoi j’affirme aujourd’hui : « J’agis, donc je suis ! » Une action est, pour moi, une production d’énergie, une intervention dans l’ordre des choses qui doit être visible, audible, palpable ou, plus généralement, perceptible par les autres. L’idée seule n’est pas une action mais tout au plus la préparation d’une action. L’idée ne change rien dans la vie ; elle est emprisonnée dans l’esprit de celui qui l’a engendrée et ne peut en soi rien provoquer du tout sans une action (subséquente). Je plaide donc pour l’action, le façonnement du monde dans lequel nous vivons. Trop d’entre nous se contentent de penser et de se dire : « Penser ne coûte rien ! » Ils ont réfléchi et songé à tout, mais ils n’ont rien changé. Si au moins ils avaient extériorisé leurs pensées et incité ainsi d’autres à agir ! Non, ils ont eu (peut-être) la bonne idée, mais ils n’ont rien fait et il ne s’est rien 08 ceo/forum passé. L’histoire de l’humanité est jalonnée de délits d’abandon. Penser ne requiert pas de courage civique, agir oui ! L’histoire de l’humanité est aussi l’histoire des bâtisseurs, des novateurs, des acteurs. Chaque progrès, chaque invention, chaque fait historique, chaque réalisation mesurable, c’est finalement à ces acteurs que nous les devons. Peut-on espérer pouvoir se passer de penser parce qu’on donne le beau rôle à l’action ? Réponse : « Si tu penses que tu penses, alors tu ne fais que penser que tu penses... ! » Agir – dans la mesure où agir a un sens – dépend de la pensée, d’une réflexion sur le sens de l’action. Je vous l’accorde ! L’action (sensée) succède à la réflexion sur les suites (sensées) de l’action. D’abord penser, puis parler et agir. Seul l’acte en tant que modification importante d’une situation sociale ou de la condition sociale d’un individu ou d’une majorité de personnes est une preuve d’action. C’est lui qui compte vraiment ! Un exemple ? Je pense qu’il faudrait agir contre la désolidarisation croissante de notre société. Je pense que les gens aisés devraient aider davantage les personnes défavorisées. Malheureusement, personne ne paie sa prime d’assurance maladie, aucune famille ne paie son loyer, aucun dentiste ne paie l’appareil dentaire d’un enfant, l’Etat ne paie pas de rente AI aux invalides, personne ne paie jamais rien à personne sur la base d’une simple idée, sans obligation d’engagement. Rien, absolument rien ne se passe, car on n’obtient rien (pas d’action), comme chacun sait, à partir de rien (non-agir) ! Qu’est-ce que cela signifie pour moi et peut-être, espérons-le, pour vous ? Une idée, même la plus brillante, ne sert à rien si elle n’est pas mise en œuvre. Agir utilement, en faveur de la justice sociale, c’est faire quelque chose, c’est donner ! Donner de son temps, donner de l’argent. Mes pensées s’adressent ici aux entrepreneurs, c’est-à-dire à des acteurs typiques. Ils ont pour but d’orienter l’idée non seulement vers leur propre réussite économique ou celle des actionnaires, mais aussi vers les participants de l’économie moins avantagés. Et alors, oui, agir en conséquence, « to make a difference » ! Chers entrepreneurs, chers acteurs ! C’est à vous, c’est aux acteurs de jouer ! Il est temps de refaçonner la société, de remédier aux dysfonctionnements, d’instaurer une compensation sociale. Il est temps d’aller au-delà des actes purement économiques et d’arrêter le libre-service. Il est temps de soutenir la société civile, qui œuvre pour le bien de la société tout entière grâce à toutes ses entreprises à but non lucratif. Votre bonne intention reste une idée et ne suffit pas ! Votre acte, comme preuve de votre bonne intention – il peut prendre la forme d’un don – c’est lui qui importe ! J’affirme que seuls ceux qui agissent (réagissent) sont en réalité des acteurs. A bon entendeur... ! //Photo : Markus Bertschi



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