CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-3 de déc 06 à mar 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Markus Kistler, Head of Group Internal Audit chez ABB : « Le projet fait impitoyablement apparaître les secteurs où l’organisation est trop lourde et onéreuse. » révision de fournir des prestations de conseil : « Au cours d’un audit, il se pose toujours de délicates questions techniques spécifiques. Pour y répondre, il faut faire appel à des spécialistes du secteur du conseil. Afin de ne pas compromettre la qualité de l’audit, il est nécessaire de pouvoir effectuer cette expertise en interne. » Le produit brut d’honoraires de PwC s’est, au cours du dernier exercice, réparti de la manière suivante : audit (58,5%), conseil juridique et fiscal (25,5%), conseil économique (16%). « Cette répartition est garante de qualité pour les deux parties. » Edgar Fluri, président du conseil d’administration, et Markus Neuhaus, administrateur délégué, en sont convaincus : « Lorsqu’on connaît une entreprise, l’audit et le conseil sont d’une qualité supérieure. » En définitive, les clients bénéficient de prestations plus efficaces lorsque les compétences sont réunies entre de mêmes mains. 52 ceo/pwc L’exemple d’ABB : Un regard extérieur critique Head of Group Internal Audit chez ABB, Markus Kistler élabore, depuis fin 2002, un système de contrôle interne conforme à la sévère loi américaine sur les sociétés cotées, la loi Sarbanes-Oxley (SOX). Un must pour les entreprises cotées aux Etats- Unis, telles le groupe technologique ABB. Ce projet, explique Kistler, « exige beaucoup de temps et d’engagement de la part des personnes impliquées ». Mais c’est un investissement à long terme : « L’amélioration des contrôles nous permet de réduire les sources d’erreur et les mesures de correction aussi regrettables que coûteuses. » On constate aujourd’hui que trop peu d’efforts ont été déployés durant la période d’expansion des années 90 pour élaborer des systèmes de contrôle performants. « C’est ce retard que nous rattrapons. » Un tel projet nécessite non seulement un pilier interne mais aussi un soutien de l’extérieur : « L’excellence de notre collaboration avec le conseiller et le réviseur externe en vue d’une première certification a été décisive ; quoique conscients de nos rôles respectifs, nous avons tous travaillé dans un but commun. » Chez ABB, les différents piliers du projet reposent sur une même base. Même chose sur le plan matériel : les collaborateurs d’ABB, les conseillers de PwC et les auditeurs d’Ernst&Young travaillent sur le même étage. Qu’attend Kistler d’un conseiller ? D’une part, profiter de l’expérience acquise par le conseiller en matière de SOX auprès de ses autres clients. D’autre part, ABB requiert le jugement critique d’un tiers. Enfin, Kistler cherche des solutions pour élargir son champ de vision : « Nous ne recherchons pas des conseillers qui appliquent leur programme de manière standard mais des personnes qui comprennent rapidement notre manière de communiquer, ainsi que notre culture d’entreprise et qui savent à quel moment réagir. » Kistler tire un premier bilan positif : « les erreurs sont moins fréquentes et on constate une meilleure compréhension des processus et des contrôles. En outre, le projet fait impitoyablement apparaître les secteurs où l’organisation est trop lourde et trop coûteuse ». Désormais, les processus seront standardisés et les structures inefficaces simplifiées. Même si certaines conditions de la SOX lui semblent trop complexes, Kistler est convaincu de l’intérêt du projet : « La SOX nous a servi de catalyseur pour améliorer notre organisation. » Rester le numéro un à l’avenir Comment cette évolution va-t-elle se poursuivre ? Où en sera PwC dans cinq ans ? « Dans cinq ans, nous serons encore numéro un en Suisse. Nous serons les premiers en termes de taille, mais nous voulons également rester à la première place en tant que label de qualité », déclare Markus R. Neuhaus. Cela concerne aussi bien le domaine de l’audit que les secteurs de conseil économique définis par PwC, comme les transactions, l'amélioration des performances ou les Forensic Services. En matière de conseil fiscal, il s’agit de tous les aspects de la fiscalité des entreprises, du conseil fiscal pour les particuliers ainsi que d'autres domaines juridiques clairement définis. « C’est là que se situent nos compétences de base », explique le patron de PwC.//
« Pour les investisseurs, le travail de l’expert-comptable est absolument décisif du point de vue du contrôle de la qualité. » Heinrich Henckel 1, CEO SWX Swiss Exchange, envisage pour l’avenir un renforcement du rôle de l’expert-comptable. Monsieur Henckel, quelle est l’importance de l’audit pour le marché des capitaux ? En contribuant à instaurer la confiance entre investisseurs et émetteurs, l’expert-comptable joue un rôle important pour le marché des capitaux. L’organe de révision procède pour le compte de l’investisseur à une vérification de la qualité des rapports financiers de l’émetteur. Le rapport d’audit fournit une indication sur la crédibilité des comptes présentés. En tant qu’instrument du contrôle de la qualité, l’organe de révision exerce en outre une fonction préventive. Quelles seraient les conséquences d’une absence de révision pour le marché des capitaux ? En s’inspirant librement du principe « la confiance c’est bien, un contrôle c’est mieux », il faut préconiser un examen critique par une instance indépendante (principe des « quatre yeux »). La publication de résultats financiers qui n’ont pas été soumis à cet examen, comme c’est généralement le cas pour les rapports trimestriels, ne doit pas être a priori interprétée comme un signal négatif. Ici aussi, il convient pour un investisseur de peser le pour et le contre entre coûts et avantages. 1 Heinrich Henckel a été nommé en 1998 à la direction générale de la SWX Swiss Exchange, qu’il préside depuis décembre 2000. Il est également membre de la direction du SWX Group. Heinrich Henckel a travaillé pendant trois ans en tant qu’avocat pour le cabinet Baker & McKenzie à Hongkong, Jakarta et Zurich jusqu’en 1998. Il avait auparavant été employé en qualité de collaborateur juridique auprès de l’Instance suisse d’admission et du Crédit Suisse. Heinrich Henckel a étudié le droit à l’Université de Fribourg et obtenu son brevet d’avocat dans le canton de Zurich. Il a soutenu sa thèse de doctorat à l’Université de Fribourg. Selon vous, quelle sera l’importance de la révision à l’avenir ? Le renforcement récent de la position de l’expert-comptable, en réaction à des scandales suivant la publication de certains bilans, va se poursuivre. Outre des exigences croissantes d’indépendance, les aspirations à la qualité et au respect de principes éthiques iront croissant. En ce qui concerne ces exigences, le processus de consolidation des Big 8 aux Big 4 doit être remis en cause de manière critique. On devrait également ressentir, à l’avenir, une influence accrue des autorités de surveillance. En quoi consiste, selon vous, l’interaction entre les experts-comptables et les autres maillons de la chaîne des rapports ? Abstraction faite des obligations légales et statutaires, les expertscomptables jouent, à mon avis, un rôle passif dans la chaîne des rapports. Je pense que, eu égard à la protection de la branche de la révision, la communication des résultats financiers doit clairement incomber à la société, ou à l’organe qui en est responsable en son sein. Pour les organes de la société et pour les investisseurs, le travail de l’expert-comptable est cependant absolument décisif du point de vue du contrôle de la qualité. En tant que partie intéressée, que peut-on attendre d’un rapport d’audit ? Pourrait-il apporter encore plus ? Du point de vue des investisseurs, les attentes concernant le rapport de révision sont claires. Il doit restituer, en s’en tenant aux faits, l’objet du contrôle, les opérations de contrôle et délivrer une opinion d’audit. Même si ces exigences paraissent modestes, leur contenu n’est en rien anodin et, par le passé, il aurait sans doute souvent mieux valu que l’organe de révision délivre une opinion d’audit avec réserve ou refuse carrément d’en donner une. La publication des opérations de contrôle effectuées recèle un certain potentiel d’amélioration. Dans ce domaine, il serait possible de créer davantage de transparence pour l’investisseur. Quelle est l’importance des normes comptables (IFRS, US GAAP, Swiss GAAP RPC) pour le marché des capitaux ? Les normes internationales de présentation des comptes jouent un grand rôle car elles permettent de comparer les résultats financiers à l’international. Ces normes, de haut niveau qualitatif, permettent aux investisseur de porter une appréciation sur le patrimoine, la situation financière et les résultats (« true and fair view ») d’une entreprise. Il ne faut pas négliger pour autant le fait que, sur le marché des capitaux, l’application de telles normes est aussi capitale. De votre point de vue de professionnel de la Bourse, qu’est-ce qui augmenterait la sécurité sur le marché des capitaux ? Il n’y a pas et il n’y aura jamais de sécurité absolue ! Risque et rendement dépendent toujours l’un de l’autre et constituent l’une des conditions fondamentales d’existence du marché des capitaux. Je suis cependant fermement convaincu que, pour un investisseur, il est plus facile de détecter un risque, et donc de le maîtriser, si on met à sa disposition la transparence voulue pour qu’il puisse porter son jugement. Du point de vue des opérateurs boursiers, il est notamment important que tous les investisseurs soient traités de la même manière. ce% pinion 53



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