CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-3 de déc 06 à mar 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 50 - 51  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
50 51
100 ans d’audit en Suisse Arbitres et coachs : toujours plus demandés. Audit et conseil gagnent en importance. Avec la mondialisation et la complexité croissante des processus, ces tâches sont de plus en plus ardues.
Le secteur de l’activité fiduciaire et de l’audit en Suisse peut aujourd’hui se réclamer d’une tradition vieille de 100 ans. La branche a connu d’importants changements durant cette période et elle continue à évoluer (cf. aussi page 27). Le public exige de pouvoir faire confiance à l’économie et, à l’avenir, il le demandera avec encore plus d’insistance. Instaurer et maintenir les bases de cette confiance est un facteur de réussite désormais incontournable. « Le contrôle externe des résultats financiers et le rapport de l’organe de révision constituent un maillon essentiel de la longue chaîne des rapports d’entreprise visant à accroître la transparence et, partant, la fiabilité », déclare Edgar Fluri, président du conseil d’administration de PwC Suisse. « Pour cette raison, l’importance de l’auditeur externe devrait s’accroître. » Dans un univers toujours plus complexe, Fluri décèle en outre, dans le cadre de la segmentation horizontale des activités, l’existence d’un marché en pleine croissance pour des conseillers spécialisés. Aujourd’hui, complexité et mondialisation imposent de grands défis. De plus en plus d’entreprises – dont un nombre croissant de PME – vont chercher la croissance sur de nouveaux marchés, partout sur le globe. PricewaterhouseCoopers est présente dans 148 pays et compte plus de 130 000 collaborateurs dans le monde entier. « Ce réseau nous distingue de concurrents actifs uniquement au niveau local ou régional, qui ne disposent pas d’un tel pool de connaissances. A l’avenir, nous ferons également tout pour interconnecter davantage encore les connaissances ainsi réparties. Ainsi, nous continuerons à augmenter notre capacité d’innovation et nous pourrons nous différencier d’une façon encore plus nette », explique avec conviction Edgar Fluri. L’exemple d’Emmi : Des projets transfrontaliers La réalité économique lui donne raison : de nombreuses entreprises ne disposant pas de compétences internes pour une tâche ponctuelle, ou dont les capacités de gestion sont insuffisantes, font appel à des conseillers économiques et à des fiscalistes exter- nes. C’est souvent le cas lors de projets transfrontaliers qui requièrent une expérience spécifique et un réseau adéquat. Exemple : le groupe laitier lucernois Emmi (cf. aussi page 44) qui a racheté cet été, en Italie du Nord, la laiterie Trentinalatte et a demandé, dans le cadre de cette expansion européenne, le soutien de conseillers juridiques et fiscaux de PwC. C’est surtout à l’étranger qu’Emmi voit ses chances de croître, et plus particulièrement sur les « marchés à fort potentiel dans le domaine des produits frais », explique Reto Conrad, responsable financier d’Emmi. Les Italiens ont consommé 4,6% de yaourt en plus l’an dernier. Avec Trentinalatte, spécialiste du yaourt et des boissons lactées, Emmi entend tirer profit de cette tendance. Une « opportunité » pour Conrad. Par la vente, l’entreprise familiale Trentinalatte a résolu son problème de succession ; elle est rentable et sa taille est idéale pour le portefeuille d’Emmi. Trentinalatte a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 35 millions d’EUR et figure parmi les principaux exploitants de niches en Italie. PwC a fait valoir son expérience et ses compétences tant dans le cadre de la « due diligence » que lors des négociations, de la gestion du projet et de la structuration fiscale. PwC est aussi l’organe de révision d’Emmi. La question se pose alors de savoir si l’on peut être à la fois arbitre en matière de comptes consolidés et coach en matière de rachat. Conrad, qui a lui-même été réviseur autrefois, explique : « Il existe des conditions très claires qui définissent le type des prestations légales compatibles avec l’audit. Nous nous y tenons. » Concilier judicieusement l’audit et le conseil Un contrôle indépendant confère de la crédibilité aux comptes annuels d’une entreprise. Le réviseur est mandaté par les actionnaires. Ses vérifications engendrent, sur le marché des capitaux, la confiance dans l’entreprise auditée, laquelle en retire des avantages évidents. Dominique Biedermann, directeur d’Ethos, Fondation Suisse pour un Développement Durable, étudie de près les rapports annuels des entreprises : « Nous vérifions le degré d’indépendance des réviseurs. » La fondation Ethos regroupe actuellement 75 investisseurs institutionnels. Elle compare les différents types d’honoraires : « Si la part des honoraires de conseil d’une entreprise l’emporte sur celle de l’audit plusieurs années durant, cela peut nuire à son image d’indépendance. Le comité d’audit devrait alors s’expliquer vis-à-vis des actionnaires », explique Biedermann. La directive de gouvernement d’entreprise de la Bourse suisse SWX impose dès lors aux sociétés de publier les honoraires de l’entreprise chargée de la révision en toute transparence. Pour Markus R. Neuhaus, administrateur délégué de PwC Suisse, il est judicieux et même parfois impératif pour une société de 100 ans d’audit en Suisse : une histoire jalonnée de fusions Le secteur de la révision en Suisse remonte à tout juste 100 ans : la Société Fiduciaire Suisse (STG) a été fondée en 1906, à Bâle, par la Société de Banque Suisse. Elle marque les origines de PricewaterhouseCoopers, de même que la Société Suisse de Révision (la future Revisuisse), fondée en 1912 à Zurich. Des « public accountants » comme Samuel Lowell Price, Edwin Waterhouse et William Cooper se sont établis dans les pays anglosaxons dès le milieu du XIX ème siècle. La période qui a suivi est jalonnée de créations et de fusions : en 1937, les Britanniques fondent à Zurich une filiale suisse de Price Waterhouse & Co. En 1960, Coopers & Lybrand et la Société Fiduciaire Suisse créent une filiale commune en Suisse. Revisuisse devient indépendante en 1989 par un Management Buy-out et conclut un partenariat avec Price Waterhouse. En 1997, Coopers & Lybrand et Price Waterhouse annoncent leur intention de se rapprocher au niveau mondial. Leur fusion, qui donne naissance à PricewaterhouseCoopers, est officialisée en 1998. Elle place au premier plan PricewaterhouseCoopers qui devient alors de loin numéro un en Suisse et dispose du poids critique lui permettant de se différencier et de se spécialiser. PwC Suisse emploie aujourd’hui 2380 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 653 millions de CHF. ceo/pwc 51



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 1CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 2-3CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 4-5CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 6-7CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 8-9CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 10-11CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 12-13CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 14-15CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 16-17CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 18-19CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 20-21CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 22-23CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 24-25CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 26-27CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 28-29CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 30-31CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 32-33CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 34-35CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 36-37CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 38-39CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 40-41CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 42-43CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 44-45CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 46-47CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 48-49CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 50-51CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 52-53CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 54-55CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 56