CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-3 de déc 06 à mar 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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tendance.communication Information absolue. Au sein de l’Union internationale des télécommunications (UIT), sise à Genève, tout a trait à la communication. Yoshio Utsumi 1, secrétaire général actuel, et son équipe diffusent les nouveaux systèmes d’information dans le monde entier. Monsieur Utsumi, qu’entend-on par « société de l’information » ? L’information fascine le monde. La clé de cette évolution est une petite boîte : l’ordinateur ! Aujourd’hui, n’importe qui peut exploiter des informations – elles recèlent donc un immense potentiel. Encore faut-il pouvoir y accéder ! Quel est le rôle de l’Union internationale des télécommunications ? Grâce à l’UIT, on peut téléphoner partout dans le monde. Nous avons également permis l’accès généralisé à Internet. Fax, téléphone, météorologie par satellite, technologie radio pour les jouets… La télévision numérique et la sécurité de l’information sont les thèmes sur lesquels nous nous penchons actuellement. 1 Yoshio Utsumi est né en 1942. Il a étudié le droit et la politologie aux Universités de Tokyo et de Chicago. Au cours de sa carrière, il a joué un rôle de premier plan dans le gouvernement japonais lors de la réforme du secteur national des télécommunications. Il a été élu secrétaire général de l’UIT en 1998 et réélu pour un second mandat en 2002. 48 ceo/tendance Comment évolue la télécommunication dans le monde ? Les nouvelles technologies sont de moins en moins chères. Ainsi, les pays n’ayant pas eu dès le début les moyens d’implémenter ces coûteuses techniques peuvent rattraper leur retard : ils acquièrent ultérieurement des solutions plus innovantes et moins chères. C’est ce qui se produit actuellement en Afrique, avec la téléphonie mobile. Pour cette même raison, les Etats-Unis ne disposent pas, aussi étonnant que cela puisse paraître, du système de télécommunication le plus moderne. En ce qui concerne la téléphonie mobile, peut-on parler globalement d’une tendance ? Oui. Simples et pratiques, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) s’imposent très vite, en particulier dans les pays en voie de développement. Autre tendance : la facilité d’emploi. Quand j’étais jeune, il fallait être ingénieur pour pouvoir se servir d’un ordinateur. Aujourd’hui, tout le monde le peut. Enfin, troisième tendance, la fascination de l’impossible : il y a cent ans, les technologies actuelles auraient été considérées comme de la pure magie ! Prévoyez-vous des développements aussi « magiques » à l’avenir ? La mise en réseau des personnes, partout et à tout moment, est déjà une réalité. La prochaine étape sera la mise en réseau des objets – notamment des appareils électroménagers – puis celle des réseaux mêmes. De nouvelles sphères de l’intelligence artificielle s’ouvriront à nous. Un autre secteur se développe à une vitesse fulgurante : les RFID, systèmes d’identification par radiofréquence. Munis de puces, ils sont déjà employés, par exemple, dans les transports publics et le domaine de la santé. En combinant les puces RFID avec des capteurs, nous pourrons retracer et contrôler, par exemple, l’origine et la qualité des aliments. L’idée est d’élaborer des systèmes prenant davantage en compte les besoins des personnes, tant dans la vie privée que professionnelle. Quel est le potentiel commercial de ces technologies ? Le potentiel commercial des systèmes de communication en réseau est incommensurable. Les puces RFID, à elles seules, repré-
senteront en 2008 des sommes de l’ordre de 2 à 7,5 milliards de USD. En 2005, avec la téléphonie mobile, nous avons dépassé le cap des 2 milliards. Les technologies à large bande se développent rapidement et permettent à de plus en plus d’utilisateurs dans le monde d’accéder à Internet. Aussi longtemps que nous saurons élaborer des produits innovants à un prix avantageux, le potentiel d’avenir des TIC sera énorme. Le marché des robots va croître également – autant dans le domaine économique que privé – en particulier grâce à leur capacité d’être connectés à un réseau. Comment les entreprises affrontent-elles les progrès rapides des technologies numériques ? C’est un sujet qui nous préoccupe beaucoup ! Les développements sont très rapides, ce qui pose des problèmes aux petites et moyennes entreprises. Peut-on se permettre de suivre le rythme des continuelles innovations ? Comment adapter au fur et à mesure les anciens systèmes aux nouveaux ? En outre, cet immense flux d’informations doit être filtré. C’est pourquoi des entreprises de TIC telles que les fournisseurs d’accès travaillent d’arrache-pied à l’amélioration de leurs programmes pour offrir à leurs clients des solutions sur mesure. Quels sont les dangers de l’ère de l’information – hormis le problème de la protection et de la sécurité des données ? Autrefois, aussi assoiffé de connaissance qu’on eût pu être, l’information pouvait n’être tout simplement pas accessible. Aujourd’hui, elle est omniprésente. Cela renferme un risque important : si nous n’aidons pas les gens à exploiter de manière optimale les sources d’information disponibles, les disparités risquent de se creuser plus encore qu’autrefois. Donnez-nous quelques exemples du travail de l’UIT à cet égard. L’une de nos principales tâches consiste à aider les pays en voie de développement à édifier leur secteur des télécommunications. Nous leur offrons une assistance stratégique et technique et encourageons la mise en place de ressources. Au Sommet mondial sur la société de l’information, organisé par l’UIT à Genève en 2003 et à Tunis en 2005, des hommes politiques de premier plan ont formulé des objectifs à atteindre d’ici 2015 et élaboré un plan d’exécution. Depuis quand l’UIT existe-t-elle ? Tout a commencé il y a 141 ans, avec l’invention du télégraphe. Très vite, les télégrammes furent tellement à la mode dans le monde qu’il devint nécessaire d’instituer des directives sur les liaisons internationales. C’est ainsi qu’est née l’UIT. Aujourd’hui, « La mise en réseau des personnes, partout et à tout moment, est d’ores et déjà une réalité. La prochaine étape sera la mise en réseau des objets – puis celle des réseaux mêmes. De nouvelles sphères de l’intelligence artificielle s’ouvriront à nous. » la société compte 191 Etats-membres et environ 650 membres privés. Le siège principal de Genève emploie 825 collaborateurs et le budget annuel se monte à 339 millions de CHF. Qu’arrive-t-il lorsque le flux d’informations dépasse nos capacités d’assimilation ? La bibliothèque d’Alexandrie était la plus ancienne que nous connaissions : une immense collection de documents écrits… et donc d’informations. En un tel endroit, il faut cibler ses recherches, sinon ces ressources ne servent à rien. On ne considère donc que les données que l’on cherche. Avec les techniques modernes d’information, c’est la même chose : vous ne sélectionnez que les informations dont vous avez besoin. Vu sous cet angle, le flux d’informations ne pose aucun problème. Quelle est la technologie qui vous réjouira le plus à l’avenir ? La plus pratique ! //ceo/tendance 49



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