CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-3 de déc 06 à mar 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 46 - 47  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
46 47
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + Business en Europe Emmi veut croître. En Suisse, les limites sont atteintes, il faut donc accélérer l’expansion internationale. Pour ce faire, Emmi vise surtout les grands marchés européens à fort potentiel tels que l’Allemagne, l’Italie et l’Angleterre, ainsi que les Etats-Unis. Dans la salle de réunion de la centrale Emmi, une banderole publicitaire vante le Caffè Latte, un produit dont tous sont visiblement fiers. Ce mélange de lait et d’espresso spécialement infusé est une boisson à la mode dans toute l’Europe et un gobelet de Caffè Latte sur deux part déjà à l’exportation. Emmi ne communique pas les détails de son chiffre d’affaires, mais son produit phare a été le moteur de la croissance de 21,4% (2005) sur le marché international des produits frais. La glace Caffè Latte, récemment lancée, et le mélange à base de chocolat Choco Latte devraient eux aussi profiter de cette impulsion. Les produits frais génèrent des marges plus élevées. Emmi s’est assuré le concours de trois partenaires publicitaires connus dans le monde entier, s’adressant chacun à des groupes-cibles bien déterminés : la star du tennis Roger Federer représente le sport et les performances, le champion du monde de moto Tom Lüthi s’adresse aux passionnés de vitesse et devrait faire augmenter les ventes dans les boutiques des stationsservice, tandis que DJ Bobo persuade les adolescents de consommer des produits laitiers. Les stratèges du marketing d’Emmi ont surtout eu la main heureuse en ce qui concerne Roger Federer : lorsqu’ils ont fait 46 ceo/emmi appel à celui qui a été élu deux fois sportif mondial de l’année, il n’occupait encore que la onzième place du classement ATP. Son contrat vient d’être prolongé cet été, en mettant aussi l’accent sur les marchés étrangers. Les sommes versées au numéro un actuel du tennis mondial ne sont pas révélées. Quoi qu’il en soit, Emmi consacre environ 90 millions de CHF par an à la publicité et aux opérations de marketing. Des produits laitiers haut de gamme et innovants « Nous voulons satisfaire notre ambition d’être le producteur de produits laitiers de haute qualité le plus innovant d’Europe », est-il écrit avec assurance dans le dernier rapport annuel. La barre est donc haut placée. De nouveaux produits sont effectivement lancés à un rythme soutenu, telle par exemple la boisson Lacto Tab, produit de lifestyle sans lactose et à base de sérum de lait, enrichi en substances vitales, vitamines et minéraux, arrivée sur le marché l’été dernier, et deux yaourts à boire qui se présentent comme encore plus bénéfiques pour la santé : Evolus pour lutter contre une légère hypertension artérielle et Benecol pour faire baisser le taux de cholestérol. Emmi ne vise pas seulement les adeptes de produits sains, mais aussi les gourmets. Sur le difficile marché du fromage, on vend Emmi en chiffres Le leader suisse du marché du fromage et des produits laitiers frais est coté à la SWX Swiss Exchange depuis fin 2004, avec des participations importantes de ZMP Invest AG (55,1% au 31.12.05) et LODH Fund Managers AG, Genève (6,3% au 31.12.05). L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 2027 millions de CHF en 2005 et un bénéfice net de 51,4 millions de CHF en 2005. Au cours du premier semestre 2006, le chiffre d’affaires est passé de 962 à 1087 millions de CHF. Le bénéfice net s’est maintenu à 20,5 millions de CHF, contre 20,4 millions pour la même période de l’année précédente. aussi, à côté de produits « à prix intéressant », du fromage haut de gamme, comme le Gruyère et l’Emmental, affinés en cave et commercialisés sous la marque Kaltbach, ou le nouveau SwissAlp au goût d’herbes. Le prix des matières premières, un terrain politiquement miné Tout semble ainsi aller bien pour Emmi. En ce qui concerne la capacité d’innovation, la croissance et les seuls coûts de production, l’entreprise a fait ce qu’il y avait à faire. Cependant, Emmi n’a guère d’influence sur la libéralisation des marchés et donc sur le facteur de production le plus important : le prix du lait. Quand, il y a deux ans, le PDG Walter Huber a demandé que les prix diminuent de 25%, les producteurs de lait ont montré les dents, et chacun sait que les fédérations laitières détiennent la majorité des actions Emmi. La tempête s’est calmée et, sur ce terrain miné qu’est la politique agricole, les dirigeants d’Emmi argumentent aujourd’hui en prenant les précautions nécessaires. Sans, sur le fond, tenir un autre langage : « Emmi se prononce en faveur de la Suisse, site de production et fournisseur de matières premières important. Mais, si nous voulons réussir durablement à l’étranger, nous avons besoin de matières premières à des prix concurrentiels. » Et là, le calcul est vite fait. En Europe, le lait coûte environ 45 centimes et il est encore nettement moins cher sur le marché mondial. Si l’on ajoute un « bonus suisse + qualité » de 10% maximum, le lait est chez nous trop cher de 20 bons centimes par litre. Les producteurs de lait suisses devront baisser les prix au plus tard lors de l’ouverture des frontières. « L’ouverture du marché offre davantage de chances que de risques », affirme Reto Conrad.//
« L’Europe se soude » « Si nous unissons convenablement nos forces, l’Europe a un brillant avenir dans un système économique mondialisé », déclare Wolfgang Wagner, Senior Partner et PDG de PwC Eurofirms. Monsieur Wagner, que représente, selon vous, l’Europe ? La diversité et l’alliance. Grâce à l’ouverture des frontières, les ressortissants des nations les plus diverses peuvent transférer leur domicile d’un pays à l’autre et profiter des avantages locaux. L’Union européenne est bien plus qu’une simple zone de libre échange : c’est une communauté de valeurs et de principes identiques... Et elle a contribué à instaurer la plus longue période de paix de notre histoire. Quels sont les points forts de cette communauté ? La richesse des langues et des cultures. Nous, Européens, sommes entraînés au commerce international depuis des siècles. Nous avons donc l’habitude des cultures et des mentalités étrangères, ce qui nous avantage aujourd’hui quand nous partons à la conquête de nouveaux marchés, tels que l’Inde ou la Chine. En outre, on trouve partout en Europe des jeunes gens motivés qui suivent une formation internationale. A l’Université Humboldt de Berlin, où j’enseigne, la communauté estudiantine est de plus en plus cosmopolite et engagée. Où, selon vous, est-il urgent d’intervenir ? Nous avons atteint un haut niveau de formation et de prospérité, et nous souhaitons le conserver dans un monde en constante mutation. Nous devons donc stimuler les processus d’innovation de façon encore plus ciblée, encourager davantage l’entreprenariat et investir plus résolument dans la formation. Les grandes – mais aussi de plus en plus les petites – entreprises européennes sont aujourd’hui très flexibles et s’internationalisent. La politique doit apprendre à anticiper les conséquences et, dans ce nouveau contexte, créer de meilleures conditions-cadres pour le secteur économique. Actuellement, l’économie va plus vite que la politique. Quels sont les grands défis de l’Espace économique européen ? L’évolution démographique nous préoccupe beaucoup. On cherche des solutions d’avenir – sans délaisser pour autant les nouveaux marchés intérieurs engendrés par une population vieillissante. Mais, surtout, nous avons besoin d’une politique de migration et d’intégration judicieuse. En Europe de l’Est et en Europe centrale, par exemple, les marchés de certains Etats sont loin d’être saturés. Quels sont les facteurs déterminants pour les investisseurs ? Les investissements, en Europe de l’Est, sont motivés par une situation politique stable, une croissance économique saine, une fiscalité réduite et des salaires relativement bas. Toutefois, nous ne considérons plus les pays de l’Est comme de simples « ateliers » mais aussi comme des débouchés en plein essor. Les nouveaux membres de l’UE complètent idéalement l’espace économique. Il y a convergence non seulement dans de nombreuses branches mais en Europe en général. C’est ensemble que l’on grandit et que l’on devient plus fort. Qu’en est-il des marchés des capitaux ? L’UE a créé un cadre pour un espace financier cohérent, notamment avec le Plan d’action pour les services financiers, désormais appliqué. Ceci a accéléré la fusion des Bourses et contribué à la mise en commun d’un marché financier fort. Nous en avons besoin pour rassembler les capitaux nécessaires aux innovations et aux investissements. Les investisseurs ont reconnu ces avantages depuis longtemps : l’UE, selon la CNUCED, a pu réunir presque la moitié des investissements directs effectués dans le monde en 2005… L’Europe est attrayante. Quelles sont les aides proposées par PwC aux entreprises désireuses d’investir en Europe ? PwC accompagne les entreprises et les investisseurs tant sur les nouveaux marchés que sur les marchés traditionnels et les aide à appliquer correctement et rapidement leurs modèles commerciaux. Notre réseau international d’experts travaille en étroite collaboration. Notre ancrage dans les cultures locales et notre expérience sur les divers marchés donnent aux entreprises la certitude de prendre leurs décisions sur la base d’informations et d’analyses solides tout en bâtissant les ponts culturels nécessaires.//ce% pinion 47



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 1CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 2-3CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 4-5CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 6-7CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 8-9CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 10-11CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 12-13CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 14-15CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 16-17CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 18-19CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 20-21CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 22-23CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 24-25CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 26-27CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 28-29CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 30-31CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 32-33CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 34-35CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 36-37CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 38-39CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 40-41CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 42-43CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 44-45CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 46-47CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 48-49CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 50-51CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 52-53CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 54-55CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 56