CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-3 de déc 06 à mar 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Reto Conrad, directeur financier d’Emmi. Lacto Tab Q10 est une boisson énergétique entièrement nouvelle, lancée au printemps 2006. (Photo : Roth und Schmid) Emmi : Des produits laitiers qui suivent la mode. Avec ses produits novateurs haut de gamme, le plus grand fabricant suisse de produits laitiers vise surtout l’Europe et l’Amérique du nord. Et il va bon train pour atteindre ses objectifs. 44 ceo/emmi
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + Business en Europe En Europe, s’ouvrir de nouveaux marchés n’est possible que si l’on se pose les bonnes questions. Comme le font les responsables d’Emmi, la plus grande entreprise suisse de transformation du lait. Autrefois, la raclette se vendait exclusivement sur le territoire national. Pourquoi au juste ? Les gourmets étrangers aiment aussi glisser une tranche de raclette sous le grill à fromage helvétique... Le problème est le manque d’infrastructures : en dehors de Suisse, il y a peu de fours à raclette. Au cours de l’automne dernier, Emmi a fait produire un « Candle Light Raclette », un petit four avec des bougies accompagné d’une portion de raclette, proposé à 10 EUR tout juste. Sur les marchés tests allemand et hollandais, le four Emmi a connu un franc succès : les 50 000 appareils ont été vendus en quelques semaines. Et la raclette a vu s’ouvrir de nouveaux débouchés. Le siège social d’Emmi, au centre de Lucerne, est un vieux bâtiment administratif plutôt discret. « Nous investissons en priorité dans l’innovation, les sites de production et les nouveaux marchés », explique Reto Conrad, responsable des finances d’Emmi. La façade peut attendre. Pour 2006, Emmi table sur une croissance de 15% de son chiffre d’affaires, soit environ 2,3 milliards de CHF, avec une marge bénéficiaire de plus de 2%. « Nous tenons le cap », constate le responsable financier. La légère diminution des bénéfices 2006 s’explique par l’intégration de Mittelland Molkerei AG. A long terme, il s’agit davantage d’améliorer le rendement des capitaux propres que d’agir sur la marge bénéficiaire nette. Le leader du marché suisse se situe aux environs de la dixième place européenne. Pour les stratèges d’Emmi, la taille n’est pas un critère important. Ils misent résolument sur le segment haut de gamme, certes restreint en termes de volume de marché, mais au rendement plus prometteur. En effet, c’est sur le marché grand public que la pression des prix est la plus importante : Aldi, Lidl et Cie n’y sont pas étrangers. Rien d’étonnant à ce que, jusqu’ici, Emmi et Aldi Suisse n’aient pas réussi à se mettre d’accord sur un contrat. L’Europe dans le collimateur Emmi veut croître. En Suisse, les limites sont atteintes, il faut donc accélérer l’expansion internationale. Le chiffre d’affaires réalisé à l’étranger doit augmenter de 10% par an et le taux d’exportation passer des 20% actuels à 50%. Pour ce faire, Emmi vise surtout les grands marchés européens à fort potentiel tels que l’Allemagne, l’Italie et la Grande-Bretagne, ainsi que les Etats- Unis. Les activités sur les marchés étrangers sont menées de façon telle que le pourcentage de fonds propres ne descende pas en dessous de 40%. Le David suisse ne peut pas se permettre de reprendre un Goliath européen du lait pesant plusieurs milliards. « Faire de grands sauts est la mauvaise solution, avancer à petits pas nous mènera plus sûrement à notre objectif », estime Reto Conrad. Ainsi, au milieu de l’année 2006, Emmi a racheté le spécialiste du yaourt Trentinalatte, entreprise familiale du nord de l’Italie employant 160 personnes et réalisant un chiffre d’affaires de 35 millions d’EUR. Cette nouvelle filiale doit donner une impulsion au commerce des produits frais avec l’Italie. Emmi détient 20% des actions de son partenaire espagnol Kaiku, numéro deux ibérique sur le marché des produits fonctionnels et de bien-être. Avec Kaiku, Emmi ne touche pas seulement le marché espagnol, mais aussi le marché latinoaméricain. Une filiale suédoise propre renforce les activités sur le marché scandinave. Les produits Emmi sont désormais présents dans 24 pays européens, y compris sur les marchés émergents d’Europe centrale et de l’Est. Va-t-on continuer à tenir ce rythme ? « Nous n’achetons pas de nouvelles entreprises tous les six mois », souligne Conrad. Cependant, toutes les options sont examinées. L’expansion a également lieu outre-Atlantique, où l’on sait que les chances et les risques sont considérables. Une participation minoritaire dans la firme Roth Käse USA a été prise. Emmi souhaite ainsi positionner plus largement le « Swiss Cheese » sur le marché nord-américain des produits alimentaires. De plus, un partenariat de production pour les yaourts a été conclu avec Upstate Farms, une entreprise située dans l’état de New York. Le yaourt est fabriqué selon les recettes Emmi avec du lait nord-américain et des ingrédients à base de fruits provenant de Suisse. Les premiers yaourts Emmi « Swiss Recipe » sont disponibles dans le commerce depuis le mois d’août. C’est un ballon d’essai dont les risques ont été bien calculés. Une extension de ce partenariat à d’autres produits laitiers frais n’est pas exclue, dit-on chez Emmi. ceo/emmi 45



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