CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-3 de déc 06 à mar 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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instances politiques dont les intérêts peuvent être orientés vers des objectifs tout différents, comme des accords fiscaux, la politique de croissance et la diminution des parts de l’Etat dans l’entreprise. Compte tenu du plus grand nombre de parties prenantes, les délégations chinoises sont souvent plus importantes lors de négociations et les composantes personnelles jouent un rôle majeur. Tous ces facteurs conduisent à des processus de négociation difficiles, parfois interrompus, et suivant un rythme très différent de celui auquel on est habitué en Occident. Enfin, obtenir des informations relève de la gageure en Chine, car il n’existe pas d’informations publiquement accessibles et il est très difficile d’obtenir des données historiques fiables sur une entreprise, qu’elles soient qualitatives ou quantitatives. Par ailleurs, les entreprises chinoises tiennent souvent plusieurs comptabilités à des fins diverses, si bien que les comptes sont rarement tenus et révisés selon des normes internationales. Toute transaction sera donc systématiquement précédée d’un contrôle de Due Diligence. Incertitudes fiscales et erreurs de jugement En Chine, un contrat revêt un caractère inédit pour nous. En effet, il constitue rarement un engagement définitif, mais bien plutôt une déclaration d’intention qui peut, et doit même être négociée ensuite. De même, le système fiscal est lié à des incertitudes. Actuellement, de nombreuses entreprises à domination étrangère peuvent 34 ceo/expertise pwc bénéficier de taux fiscaux réduits alors que les entreprises nationales sont généralement assujetties à un taux d’impôt sur le bénéfice de 33%. Eu égard au bouillonnement de l’économie chinoise, ce système d’incitation pour les investisseurs étrangers est remis en question. Par ailleurs, les pays occidentaux exercent une certaine pression lorsque leurs propres sites d’implantation sont menacés de fermeture. Toutefois, l’intérêt de la Chine est toujours d’attirer du savoir-faire sur son territoire et, donc, de maintenir des incitations pour les investisseurs étrangers. On n’est toujours pas fixé sur l’entrée en vigueur de la réforme fiscale, sur son contenu exact et sur l’influence qu’elle exercera sur la compétitivité. Quoi qu’il en soit, des dispositions transitoires permettront probablement d’atténuer les conséquences. L’importance de connaître le marché est illustrée par les erreurs de jugement commises dans le passé : c’est ainsi que les coûts de production sont souvent plus élevés que l’on ne pense, car ils représentent environ 80% des coûts de production en Suisse. Par ailleurs, les coûts de la main d’œuvre ne doivent pas être le seul facteur déterminant d’une étude ; en effet, il ne faut pas sousestimer les droits de douane, les impôts et les taxes ainsi que les coûts de transport. De même, penser que le savoir-faire, notamment celui issu du développement, pourrait rester dans son propre pays est souvent une erreur. Le développement a lieu, la plupart du temps et dans une optique à long terme, là où se trouve la production. Avec PwC en Chine PricewaterhouseCoopers offre à ses clients à intervalles réguliers la possibilité de se faire une idée du marché chinois. Au mois de mai dernier, PwC China Desk Switzerland et la Swiss Organisation for Facilitating Investments (SOFI) ont organisé conjointement un voyage d’affaires d’une semaine en Chine à l’intention des dirigeants et des chefs d’entreprises. Les participants ont pu visiter les métropoles de Beijing (notamment la Beijing Economic-Technological Development Area, une des zones économiques spéciales de la capitale) et de Shanghai, ainsi que des villes aux économies émergentes telles que Chengdu et Nanchang à l’intérieur du pays. Nanchang abrite la National High-Tech Industry Development Zone, une zone économique spéciale encore peu connue en Occident. Ce voyage a offert aux participants l’occasion de percevoir sur place la croissance fulgurante de l’économie chinoise et les particularités du marché, à la fois opérationnelles et stratégiques. Ils ont eu de nombreuses opportunités de nouer des contacts personnels avec des interlocuteurs officiels de l’Etat ou d’institutions semi-étatiques chinois et suisses. Les visites d’entreprises ont offert le cadre nécessaire pour apprendre à connaître le quotidien commercial en Chine, avec ses opportunités et ses défis, ainsi que pour conduire des discussions poussées avec d’éminents représentants d’entreprises. Conclusion Malgré les nombreux défis à relever, il existe de bonnes raisons d’investir en Chine – y compris pour des entreprises moyennes. Le marché offre des créneaux séduisants dans lesquels des entreprises de taille modeste pourront également trouver d’excellentes opportunités commerciales. Un engagement dans l’Empire du Milieu requiert une étude approfondie du marché, de la culture et de la mentalité. De même, la décision de ne pas investir en Chine doit répondre à une stratégie et être prise en connaissance de cause.
Rapport d’entreprise : Bien des chances s’offrent encore aux entreprises. Une gestion et un rapport d’entreprise orientés valeur suscitent la confiance des parties prenantes et augmentent la crédibilité de l’équipe de direction. Une récente enquête montre que le Corporate Reporting renferme dès lors encore un important potentiel de différenciation et d’augmentation de valeur pour nombre d’entre elles. Andreas Aebersold@ch.pwc.com Impossible de décider sans être informé. Des études empiriques, dont de nombreuses conduites par PwC, établissent que le rapport d’entreprise traditionnel ne parvient plus à satisfaire les investisseurs et les analystes financiers, mais aussi d’autres parties prenantes. Les simples ratios financiers ne suffisent plus, il faut fournir des informations non financières et prospectives, intégrées dans un contexte permettant de livrer des informations sur les indicateurs de performance (Key Performance Indicators, KPI) auxquels l’équipe de direction recourt pour le pilotage de l’entreprise. Les dirigeants de l’entreprise eux-mêmes doivent pouvoir tirer profit d’informations aussi nombreuses que possible pour assumer leur fonction de direction de manière optimale. Par ailleurs, ils devraient accepter la transparence qui leur confère la crédibilité nécessaire auprès des parties prenantes et crée la confiance indispensable sur le marché des capitaux. Des enquêtes scientifiques témoignent qu’une publication élargie de paramètres de valeur contribue à augmenter la valeur de l’action et à réduire la volatilité de son cours. Valeur en bourse Investor Relations Andreas Aebersold, Responsable Value Reporting, Berne Un pilotage interne axé en priorité sur des valeurs réelles La dernière enquête conduite auprès des entreprises cotées en bourse en Suisse par PricewaterhouseCoopers en collaboration avec Kirchhoff Consult sur les relations des investisseurs avec le rapport d’entreprise permet de savoir quelles sont les informations sur lesquelles se base le pilotage interne et quelles sont celles qui sont communiquées à l’extérieur.• Les entreprises s’appuient avant tout sur des valeurs réelles. Dans un petit nombre de cas, elles recourent aussi à des benchmarks pour la gestion interne qui sont toutefois rarement publiés dans le rapport externe. Les valeurs-cibles et les informations prospectives servent parfois au pilotage interne, mais ne sont pratiquement jamais intégrées dans le rapport externe.• A peine un tiers des entreprises utilisent un modèle pour analyser les relations de cause à effet. La corrélation entre les ratios financiers – tel l’Economic Value Added (EVA) ou le cash-flow – et les indicateurs de performance du niveau opérationnel n’est pas encore très répandue, ce qui incite à penser que la gestion orientée valeur, base d’un rapport externe orienté valeur, est largement perfectible d’une manière générale.• De nombreuses entreprises lient une transparence accrue à des conditions strictes : 57% des entreprises interrogées indiquent l’« effet positif prouvé » comme condition pour établir des rapports externes plus transparents. 40% d’entre elles aimeraient en revanche anticiper le besoin d’informations de leurs groupes-cibles et rechercher le dialogue avec eux. Potentiel pour le rapport Les comparaisons et les valeurs-cibles sont des informations importantes pour le pilotage interne de l’entreprise ; l’utilisation accrue et ciblée de ces paramètres peut entraîner une amélioration de la performance. Dans une étape ultérieure, le rapport externe devrait être axé davantage sur les informations internes de gestion. Les informations à publier seront déterminées Le bon rapport permet de faire des économies de coûts d’opportunité – notamment aussi sur le marché des capitaux. 1.Demandez à vos parties prenantes ! Pour ces dernières, tout ce que vous trouvez significatif pour piloter votre entreprise est significatif pour elles. Tout ce qui est accessoire pour vous le sera vraisemblablement aussi pour elles et peut donc être laissé de côté. 2.Faire preuve d’opportunisme dans le rapport nuit à la confiance alors que la continuité l’augmente. 3.La transparence donne aux parties prenantes davantage d’assurance dans leurs décisions. Elle permet aujourd’hui (encore) de différencier les entreprises et constitue dès lors un avantage concurrentiel. ceo/expertise pwc 35



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