CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-3 de déc 06 à mar 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
L’espace économique européen : une chance pour les entreprises suisses. Les nouveaux pays émergents européens sont indispensables à la croissance économique de la Suisse, comme l’écrit Jean-Daniel Gerber 1. 24 ce% pinion Parmi les changements majeurs qu’a connus l’Europe au cours de la deuxième moitié du XX ème siècle, l’un des plus fondamentaux aura sans nul doute été la chute du mur de Berlin en 1989. En enclenchant le mouvement permettant aux anciens pays du Bloc de l’Est de rejoindre l’Union européenne, il a permis de donner une nouvelle stabilité politique à l’Europe, ainsi que de lui offrir de nouvelles perspectives économiques. Qui aurait en effet pensé il y a à peine vingt ans que l’Union européenne compterait aujourd’hui 25 Etats totalisant près de 460 millions d’habitants ? Et ce mouvement de recomposition de l’Europe est loin d’être terminé, avec l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’UE prévue pour 2007, et les négociations en vue de l’adhésion de la Croatie et de la Turquie qui ont débuté en 2005. Avec l’adhésion des anciens pays d’Europe de l’Est à l’UE en 2004 et l’adoption progressive de l’économie de marché par la Russie et les pays de la CEI, on assiste à une accélération du mouvement des entreprises européennes vers l’Est, afin de profiter des nouvelles opportunités de croissance. Ce dynamisme, favorisé par l’élargissement de l’UE, a incontestablement des effets positifs pour la Suisse : notre pays bénéficie de meilleures conditions-cadres pour ses entreprises sur ces nouveaux marchés et la concurrence européenne force les entreprises suisses à s’adapter, améliorant ainsi leur compétitivité. Et pourtant, dans le contexte de globalisation que nous connaissons, ce sont avant tout la Chine et l’Inde qui retiennent l’attention. Les entreprises suisses saventelles profiter effectivement des opportunités 1 Jean-Daniel Gerber, 60 ans, est directeur du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) depuis le 1 er avril 2004. Auparavant, il avait exercé pendant six ans la fonction de directeur de l’Office fédéral des réfugiés, rattaché au Département fédéral de justice et police. Il a étudié l’économie à l’Université de Berne. Durant les trente ans passés au service de la Confédération, il a été successivement représentant de la Suisse auprès de l’OMC, chef du service des pays en développement au SECO, responsable du service économique et financier de l’ambassade de Suisse à Washington, puis administrateur du Groupe de la Banque mondiale.
offertes par cette nouvelle Europe qui se construit sous leurs yeux ? Les risques et les opportunités sont-ils correctement évalués, surtout si on les compare avec ceux des marchés asiatiques plus lointains ? L’Europe, la principale puissance économique Tout d’abord, il est important de rappeler que l’Europe demeure la principale puissance économique mondiale et cela pour plusieurs années encore : en termes de produit intérieur brut nominal, l’UE, avec plus de 13 milliards d’USD, occupe toujours le premier rang, devant les Etats-Unis, le Japon et la Chine. Au niveau des investissements directs étrangers, l’UE est, avec plus de 5190 milliards de USD, toujours le premier investisseur mondial, loin devant les Etats-Unis (2018 milliards de USD) et la Chine (444 milliards de USD). Rappelons encore que l’UE constitue le premier débouché pour les entreprises suisses : 62% de nos exportations et plus de 80% de nos importations sont réalisées avec les pays de l’UE. Notre premier partenaire commercial est toujours l’Allemagne, avec une part de plus de 25% à notre commerce extérieur, suivie de l’Italie (9,8%) et de la France (9,3%). La croissance de la Suisse dépend donc toujours prioritairement de celle du continent européen. Si l’on examine la situation au niveau de la dynamique de croissance, on constate qu’il y a en fait deux « Europe » : celle des pays partenaires traditionnels de la Suisse, l’UE des quinze (EU-15), et celle des nouveaux membres de l’UE depuis 2004, principalement les pays de l’Europe centrale et orientale : Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Estonie, Lettonie et Lituanie (ciaprès PECO-8). Depuis 2000, la croissance économique moyenne a été d’à peine 2% dans les pays EU-15, alors qu’elle a avoisiné les 4% dans les PECO-8. Ces huit pays, qui totalisent une population de 75 millions d’habitants et sont situés à quelques centaines de kilomètres de nos frontières, constituent de véritables stimulants pour la croissance européenne : en 2005, ils « Notre pays bénéficie de meilleures conditionscadres pour ses entreprises sur ces nouveaux marchés et la concurrence européenne force les entreprises suisses à s’adapter, améliorant ainsi leur compétitivité. » ont connu une croissance de 4,7% contre seulement 1,5% dans l’UE-15. Alors que les prévisions de croissance pour les pays UE- 15 sont de 2,2% pour 2006 et 2,0% pour 2007, elles sont de plus du double pour les PECO-8, avec respectivement 5,2% et 4,6%. Les pays émergents ne sont pas suffisamment pris en compte Selon une analyse du SECO réalisée en 2005, la Suisse a perdu des parts de marché dans les PECO-8 par rapport à ses principaux concurrents de l’UE, cela tant au niveau de son commerce extérieur, qu’à celui du montant de ses investissements directs : avec seulement 6,0% de croissance annuelle entre 1996 et 2003, les exportations suisses dans les PECO-8 ont été nettement inférieures à celles de l’Allemagne (11,2%), de la France (12,7%), de l’Italie (8,5%) ou de l’Autriche (7,8%). Au niveau des investissements directs étrangers, les PECO-8 ont durant la même période reçu un montant total de 119 milliards d’EUR, dont 2,3 milliards d’EUR provenant de la Suisse. Ce montant apparaît comme modeste si on le compare à celui de l’Autriche (EUR 9,6 milliards) ou des Pays-Bas (EUR 9,1 milliards). Ce manque d’engagement des entreprises suisses semble persister, selon une enquête de l’Osec parue en mars 2006 et portant sur 8000 entreprises suisses 2 : parmi les 966 firmes ayant répondu, seules 30% avaient des relations d’affaires avec les PECO-8 avant 2004 et 4% seulement y avaient effectué un investissement. Parmi celles qui n’avaient pas encore de relations d’affaires avec les PECO-8, seules 7% d’entre elles prévoyaient d’en débuter une. Il semble donc que les nouveaux pays émergents européens ne sont pas encore suffisamment pris en compte par les entreprises suisses, alors qu’ils réintègrent les valeurs culturelles et d’économie de marché de l’Europe de l’Ouest. Les risques de ces marchés paraissent être surestimés, particulièrement si on les compare aux risques des marchés asiatiques (Chine et Inde) : grâce à leur appartenance à l’UE, les conditions-cadres ne cessent de s’améliorer, comme l’atteste la croissance des investissements étrangers. Si la Suisse entend demeurer compétitive au plan international, il est primordial qu’elle s’engage davantage dans ces pays, sous peine de voir ses parts de marché se réduire encore davantage par rapport à ses concurrents de l’UE. Tout porte à croire que les entreprises suisses sauront profiter encore davantage des opportunités offertes par les nouveaux pays émergents européens qui jouent de plus en plus le rôle moteur de la croissance européenne et peuvent par ailleurs constituer une tête de pont utile pour la conquête des marchés de la Russie et des pays de la CEI. 2 « Zwei Jahre EU-Erweiterung : Eine Bilanz der Schweizer Unternehmen », Osec Business. L’Osec Business Network Switzerland apporte un soutien actif aux PME suisses et liechtensteinoises pour la mise en place et l’extension de relations d’affaires internationales. ce% pinion 25



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 1CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 2-3CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 4-5CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 6-7CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 8-9CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 10-11CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 12-13CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 14-15CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 16-17CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 18-19CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 20-21CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 22-23CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 24-25CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 26-27CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 28-29CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 30-31CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 32-33CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 34-35CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 36-37CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 38-39CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 40-41CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 42-43CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 44-45CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 46-47CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 48-49CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 50-51CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 52-53CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 54-55CEO Suisse numéro 2006-3 déc 06 à mar 2007 Page 56