CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
CEO Suisse n°2006-3 déc 06 à mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-3 de déc 06 à mar 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : les leaders investissent... Abonia-Forster, Conzzeta, Emmi.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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« La qualité de la main-d’œuvre européenne rend possible la fabrication et la mise en service de produits complexes. Ce savoirfaire fait défaut aux Etats-Unis, comme dans la plupart des pays d’Asie, où le fossé entre les études et le métier de manœuvre est encore plus grand. » 22 ceo/conzzeta res années, le Mammut Sports Group a consolidé sa position en Suisse, mais aussi en Allemagne, en Autriche et en Italie. Des investissements sont également réalisés dans les nouveaux Etats-membres de l’UE, comme à Prague, où le premier magasin Mammut a ouvert ses portes. Des filiales de construction de machines et d’installations ont également vu le jour en Russie et en Pologne. Produire pour des marchés définis Lanz considère l’Europe comme un marché d’avenir intéressant pour les cinq domaines d’activité du groupe, sans pour autant perdre de vue l’espace asiatique et ses taux de croissance très attrayants. « Nous ne pouvons pas tout miser sur l’Europe », affirme le patron de Conzzeta. Les produits dont la fabrication comprend une grande part de travail manuel, par exemple les vêtements ou les chaussures, continueront à être fabriqués dans des pays à bas salaires. « Nous sommes déjà présents en Asie dans ce secteur », poursuit Lanz, « et, à terme, les sites de fabrication conservés en Europe, par exemple en Roumanie, seront tous délocalisés vers l’Asie. » Le groupe est également de plus en plus présent aux Etats-Unis. La société Cox Automation Systems est venue compléter le portefeuille du groupe en septembre 2005. Le patron croit néanmoins dans le potentiel de l’Europe, même en matière de production. « Selon moi, les possibilités de délocalisation judicieuse vers la Chine et d’autres pays asiatiques plafonnent depuis longtemps. Je pense qu’un nouveau modèle va s’imposer. On produira en Asie pour le marché asiatique, aux Etats-Unis pour le marché américain et en Europe pour le marché européen. » Ce modèle s’appliquera essentiellement aux produits de qualité supérieure présentant une grande valeur ajoutée, à l’image des activités de Conzzeta dans la construction de machines et d’installations. « Le système de découpe laser ultramoderne de Bystronic est l’un de nos produits phares. C’est le domaine d’activité du groupe qui présente la plus forte croissance. Ces machines continuent à être fabriquées en Suisse, et nous en sommes fiers. » La réputation du label « Swiss Quality » n’explique ce succès qu’en partie. L’avantage déterminant de la Suisse – et de la plupart des pays européens – est sa capacité à innover en fonction des exigences du client. Heinrich M. Lanz est également optimiste pour d’autres secteurs. « L’Europe mise sur les produits industriels de qualité, la construction d’installations complexes, les technologies modernes, les services financiers et d’autres activités pointilleuses que l’on peut difficilement copier. » Les inconvénients de la densité réglementaire Les atouts de l’Europe sont la sécurité juridique et la stabilité politique, ainsi que les similitudes géographiques et historiques de ses peuples. « Les pays-membres de l’UE sont plus proches et plus accessibles que Le groupe Conzzeta en chiffres Conzzeta est un holding industriel coté à la SWX Swiss Exchange et présentant un portefeuille d’activités diversifié. Au cours de l’exercice 2005, le groupe a augmenté son chiffre d’affaires net de 13,8% à 1153,4 millions de CHF. Le groupe a réalisé un bénéfice de 63,6 millions de CHF. Cette tendance positive s’est poursuivie au cours des huit premiers mois 2006 : le chiffre d’affaires a grimpé de 12% et le bénéfice de 62% par rapport à la même période de l’année précédente. Le groupe Conzzeta emploie plus de 3280 personnes, dont la moitié en dehors de la Suisse.
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + Business en Europe les produirait en outre un trop grand nombre de directives et de règlements. Cette densité réglementaire – qui touche également la Suisse – traduit un point de vue qu’il ne partage pas. « Que l’Etat réglemente tout et soit responsable de tout est contraire à l’esprit d’entreprise. Nous devons parfois satisfaire à des exigences tellement invraisemblables que j’ai envie de dire : tout va trop bien pour nous ! » Faits marquants Conzzeta mise aujourd’hui sur cinq domaines d’activité. Bystronic, la branche la plus importante (490 millions de CHF de chiffre d’affaires en 2005), fabrique des machines de découpe et de pliage de tôles. Elle est suivie par Bystronic glass (systèmes de traitement du verre), dont le chiffre d’affaires s’élève à environ 200 millions de CHF. Le groupe Conzzeta englobe également les marques Mammut, Raichle, Toko et Ajungilak sous la dénomination Mammut Sports Group, pour un chiffre d’affaires global de 145 millions de CHF. Conzzeta réalise un chiffre d’affaires de 135 millions de CHF dans le secteur des mousses spéciales (FoamPartner) pour toute une série d’applications, comme les matelas, les emballages, l’isolation, les filtres, etc. La société la plus récente du groupe, ixmation (systèmes d’automatisation) a été fondée en septembre 2005. Les entreprises du groupe réalisent 85% de leurs ventes à l’étranger. 75% du chiffre d’affaires global de Conzzeta sont réalisés en Europe. Etendre la diversification géographique Le groupe Conzzeta, dont le siège social et plusieurs sites de production sont implantés en Suisse, est habitué à jongler avec les réglementations européennes. Dans le secteur de la construction de machines, Conzzeta réalise la majeure partie de son chiffre d’affaires en Suisse et en Allemagne. Ces deux pays se partagent également le haut du panier dans le secteur des mousses, tandis que les activités d’automatisation créent surtout de la valeur aux Etats- Unis. La société Mammut poursuit ses activités de développement en Suisse, mais elle produit l’essentiel de son assortiment à l’étranger, notamment en Asie. Le point commun de l’ensemble des domaines d’activité du groupe est le caractère international de l’exploitation et de la clientèle. Conzzeta Holding souhaite renforcer ses investissements en Asie, en Europe centrale et de l’Est et aux Etats-Unis. Elle vise également à développer ses activités et à élargir sa diversification dans toute l’Europe. L’objectif à moyen terme est de réduire la dépendance vis-à-vis d’un marché suisse restreint et de la locomotive conjoncturelle allemande. Pour le patron, le marché européen offre des perspectives de croissance et de développement dans le domaine de la construction de machines, aux côtés des marchés de base ouest-européens en Russie, en Pologne et en République tchèque. Dans le secteur des biens de consommation, les priorités seront l’Espagne, l’Italie et la France, ainsi que les pays de l’Est, où la population a du retard à rattraper. Selon Heinrich M. Lanz, les disparités économiques et sociales entre les pays sont l’une des caractéristiques du marché européen et constituent une opportunité à saisir pour l’économie. « L’écart de développement peut être utilisé, par exemple, pour atténuer l’impact des activités cycliques. » //par exemple la Chine, dont l’histoire et la langue nous séparent », déclare Lanz. Le PDG a également appris à apprécier un autre avantage des pays européens : la bonne formation professionnelle de la maind’œuvre. Ainsi, Bystronic glass fabrique un système complexe pour la production de vitrages isolants qui connaît un succès considérable auprès de la clientèle européenne. Ce système est également distribué aux Etats-Unis, mais avec des exigences de service plus élevées. « Il nous a fallu du temps avant d’en comprendre les raisons », explique Lanz. « 270 paramètres différents doivent être réglés sur cette machine. Pour un ouvrier qualifié allemand possédant une solide formation professionnelle et plusieurs années d’expérience, cela ne pose aucun problème. Par contre, en Amérique, où les gens travaillent un jour chez McDonald’s et le lendemain dans une verrerie, l’opérateur est dépassé par cette technique très pointilleuse. Nous avons dû simplifier la machine pour les Etats-Unis. » La qualité de la main-d’œuvre européenne rend possible la fabrication et la mise en service de produits complexes. Ce savoirfaire fait défaut aux Etats-Unis, comme dans la plupart des pays d’Asie, où le fossé entre les études et le métier de manœuvre est encore plus grand. La bureaucratie exacerbée est l’un des reproches formulés à l’Europe par le patron de Conzzeta. Ainsi, à peine la Chine étaitelle devenue membre de l’OMC que l’UE réagissait en introduisant des quotas de protection sur les importations chinoises, par exemple dans le secteur de la chaussure. Pour Lanz, il ne s’agit plus de sécurité juridique, mais de protectionnisme. Bruxelceo/conzzeta 23



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