CEO Suisse n°2006-2 sep/oct/nov
CEO Suisse n°2006-2 sep/oct/nov
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-2 de sep/oct/nov

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : Raiffeisen, le tout plus grand que la sommes des éléments.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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forum1. innovation/tradition Caroline Gruosi-Scheufele : Le marché de la joaillerie est avide d’innovations ! Les clients en quête d’une pièce originale et suffisamment aisés pour se l’offrir sont très exigeants. Caroline Gruosi-Scheufele (44 ans) est, avec son frère Karl-Friedrich Scheufele, coprésidente de la manufacture genevoise d’horlogerie et de joaillerie Chopard. Elle est en outre directrice de la création et responsable du marketing. Chopard emploie 1425 personnes dans le monde et possède 1500 points de vente et 97 boutiques. 06 ceo/forum Formés en même temps que la terre, l’or, les pierres précieuses et les diamants subsisteront bien après nous. Depuis des milliers d’années, ils sont objets de désir, symboles de beauté, de pouvoir et de luxe. Le métier de joaillier est de tradition… depuis que les femmes existent. Je dois, moi aussi, beaucoup à la tradition : la première pierre de la manufacture Chopard a été posée dans le Jura suisse en 1860, et c’est à peu près à cette époque que mon arrière-grand-père, KarlScheufele, s’est lancé dans le métier d’horloger, en Forêt-Noire. Mes parents ont acheté Chopard en 1963, et mon frère et moi représentons la quatrième génération d’horlogers-bijoutiers de notre famille. Sans courage et sans esprit d’entreprise, il n’est pas possible de prospérer dans la branche du luxe ; les désirs des clients évoluent trop vite. Le marché de la joaillerie a soif d’innovations ! Les clients en quête d’une pièce originale et suffisamment aisés pour se l’offrir sont extrêmement exigeants. Le fabricant qui parvient à lancer un produit de qualité et raffiné peut en tirer longtemps les bénéfices. Chopard y est arrivé quelquefois, notamment avec la collection « Happy Diamonds » ; des diamants tournant librement autour d’un cadran de montre : une première mondiale ! Chez nous, cependant, innover ne signifie pas tout réinventer à chaque fois. Dans le domaine de la joaillerie, nous pouvons, par exemple, asseoir nos créations directement sur la tradition. Les nouvelles collections complètent la gamme ; celles qui font leurs preuves finissent par s’établir, et si elles plaisent longtemps encore, elles entrent un jour dans la tradition. Nous suivons ainsi le cycle de la vie de nos clientes, car nous voulons plaire autant à la vieille dame qu’à la jeune femme d’affaires qui s’offre elle-même sa première bague en brillants. Je voyage beaucoup et parcours le monde les yeux ouverts. C’est ma manière de chercher l’inspiration. Souvent, quand je crée une nouvelle collection, je sais déjà à quelle catégorie de clients elle s’adressera et comment le marketing devra se faire. En outre, je me rends régulièrement dans nos boutiques du monde entier et je connais très bien les besoins. Je me souviens d’un jour à New York où une dame, accompagnée de son chien, est entrée dans notre boutique. Nous lui avons offert à boire, mais avons constaté que nous n’avions rien d’autre qu’un cendrier pour le chien. J’ai donc créé une écuelle nommée « Happy Dog », toute entière dans la ligne Chopard et décorée d’os dorés mobiles, découvrant ainsi un nouveau créneau commercial. De tels détails sont précurseurs de tendances et considérés par les clients comme innovants. Dans le domaine de l’horlogerie, notre plus grande innovation a été un retour à la tradition : quand ma famille a repris Chopard, l’usine confectionnait elle-même de nombreuses pièces, mais aucun élément d’horlogerie. En 1996, nous avons fabriqué notre premier mouvement, et pouvons depuis lors porter la dénomination de « manufacture », titre réservé aux entreprises fabriquant elles-mêmes toutes les pièces d’horlogerie dont elles ont besoin. Contrairement à d’autres qui pratiquent l’externalisation, nous avons adopté une production entièrement maison. Chopard possède même sa propre fonderie d’or et prépare elle-même ses alliages. Dans le domaine du marketing, nous suivons une voie toute nouvelle : nous parrainons de nombreuses manifestations VIP, dont le festival de Cannes depuis neuf ans. Nous faisons ainsi défiler les plus belles ambassadrices de nos bijoux sur le tapis rouge de la Croisette : un collier de rêve paraît en effet plus vivant au cou d’une Penelope Cruz que sur le velours d’une vitrine ! Nous collaborons aussi à des œuvres de bienfaisance avec les plus grandes célébrités du monde : ainsi, pour la Fondation José Carreras contre la leucémie, The Prince’s Foundation de Son Altesse Royale le prince Charles et la Fondation Elton John contre le SIDA, nous créons des montres exclusives à tirage limité. Une part des bénéfices est reversée au profit de ces associations. Souvent représenté par des membres de notre famille, Chopard participe chaque année à environ 250 manifestations. La semaine prochaine, je pars pour le Kazakhstan. Dans de nombreux pays émergents, un label comme Chopard Suisse est synonyme d’une nouvelle qualité de vie. Les gens recherchent l’authentique, et donc ce qu’il y a de mieux.//Photo : Tom Haller



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