CEO Suisse n°2006-2 sep/oct/nov
CEO Suisse n°2006-2 sep/oct/nov
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-2 de sep/oct/nov

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : Raiffeisen, le tout plus grand que la sommes des éléments.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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un « esprit de pionnier », « l’ingéniosité » et « la sensibilité ». Désormais, ils sont dotés de boutons pratiques, d’écrans plus clairs et de poignées à reflets mauve. « Les directives relatives au design sont un facteur stratégique essentiel pour l’avenir de notre entreprise », a écrit Heino von Prondzynski, ancien responsable de la division Roche Diagnostics, lors de l’introduction de ce nouveau style. Phonak, deuxième fabricant du monde d’appareils auditifs, contribue également à faire prospérer le design suisse – avec le concours dynamique de Milani Design. Britta Pukall et son équipe ont conçu la série Savia, dont le succès fut immédiat et dépassa celui de tous les autres appareils Phonak. « Savia a révolutionné le secteur », déclare Valentin Chapero, PDG de l’entreprise. Tandis que ses prédécesseurs ressemblent encore à des prothèses, ce nouvel appareil pourrait passer, en raison de son élégance et de son coloris, pour un accessoire d’iPod. Si les entreprises de Suisse font fureur à l’étranger avec leur design, les designers helvètes sont également très demandés en dehors de nos frontières. Le plus célèbre est Martin Lotti : chef designer chez Nike, à 18 ceo/design Portland, il est responsable de la collection des chaussures de sport pour dames. Ce Fribourgeois de 31 ans a notamment conçu la chaussure de yoga « Kyoto », sur le modèle des jardins japonais, et « Air Max 360 », la première chaussure dotée d’une semelle entièrement composée de coussins d’air. L’emblème de Lotti est une petite croix suisse qu’il fait graver sur la semelle. La Suisse, le bastion du design Mais de nombreuses manifestations font aussi de la Suisse le bastion du design. Chaque année avant Noël, St-Moritz accueille les plus grands designers d’Europe : le « St Moritz Design Summit ». Le Centre de design de Langenthal, fondé en 1987, a créé une manifestation qui dépasse de loin le cadre de nos frontières nationales, le Designers’Saturday : des entreprises de Langenthal et de sa région, telles que Création Baumann, spécialiste du textile, et Girsberger, fabricant de sièges de bureau, mettent leurs ateliers à la disposition de fabricants de meubles et de textiles de Suisse et de l’étranger afin d’y organiser une exposition. Cette manifestation, que son directeur, Sergio Cavero, considère comme une « plateforme d’information sur L’équipe de Milani Design au travail : concrétiser les bonnes idées pour les mettre en production. L’économie a besoin du designer, le designer a besoin de l’économie... les tendances et les perspectives de la décoration intérieure axée sur le design », a accueilli 10 700 visiteurs la dernière fois (contre 800 il y a 19 ans). Le design, un facteur de réussite « Le design est un phénomène dont l’importance ne cesse de croître depuis le début du XXI ème siècle », constate Pierre Keller, directeur de l’Ecal. Le design est omniprésent et joue un rôle croissant dans la course aux parts de marché : il fait la différence entre des produits techniquement parfaits, qui se ressemblent trop. Selon un sondage effectué par le Swiss Design Network auprès de plusieurs centaines d’entreprises suisses, 90% considèrent que le design constituera à l’avenir un important facteur de réussite. Cette importance se manifeste non seulement par le nombre croissant des entreprises de design, mais aussi dans l’enseignement en Suisse. De même que l’ingénierie, née des disciplines techniques, et la médecine, issue des sciences médicales, le design est en train de devenir une discipline scientifique. C’est ce que revendique la réforme de Bologne en exigeant une formation plus scientifique dans les hautes écoles spécialisées. Le processus est déjà engagé. Les designers suisses seront diplômés de l’enseignement supérieur et les bonnes recettes inculquées par la pratique deviendront matière d’examen pour les étudiants. Les écoles de design tentent déjà de se rapprocher du monde des entreprises. « Le transfert des idées de l’enseignement à la pratique fonctionne très bien », explique Pierre Keller, preuve en main : sur la liste des clients de son école figurent des noms tels que Coca-Cola, B&B Italia, Nespresso et Swarovski. La Haute école d’art et de design de Zurich travaille notamment pour Novartis, Axpo et Glas Trösch. L’économie a besoin du designer, le designer a besoin de l’économie… Et en raison de la concurrence croissante, ils dépendent de plus en plus l’un de l’autre. « Un achat est souvent un acte émotionnel », explique Britta Pukall. « Quand deux appareils se valent techniquement, c’est le design qui fait la différence. »
Création Baumann : La passion des tissus. « 200 000 à 250 000 tonnes de fil ont chaque année la chance de devenir un tissu de Création Baumann. » La publicité de cette entreprise familiale sise à Langenthal résonne avec aplomb. « Nous sommes fiers de nos tissus. Et nous avons assez de passion pour nous perfectionner sans cesse », explique Philippe Baumann, directeur de la quatrième génération. Cette entreprise textile fabrique elle-même près de la moitié de ses tissus pour l’ameublement, les tentures, les stores à rouleaux et à lamelles. Au siège de la société, les machines ronronnent encore, et l’odeur du fil et de la teinture règne. Pour Baumann, malgré des charges salariales élevées, c’est un avantage important : « L’innovation a besoin du contact de la production. Sinon, une grande partie du savoir-faire est perdue. » Dans le domaine des matériaux et des techniques, on atteint les « frontières du possible ». C’est ainsi qu’ont été créés, par exemple, les stores acoustiques qui permettent à la fois d’insonoriser et de décorer le Centre Paul Klee, à Berne. Pour Baumann, fonctionnalité et design doivent former un « couple harmonieux ». Un tissu esthétiquement parfait ne vaut rien si sa splendeur se flétrit. Les produits sont donc abondamment testés au laboratoire de l’entreprise. Le patron dirige son équipe de designers. C’est important pour lui, car ce qu’il crée doit aussi être vendu. Si les teintes et les collections sont modifiées, il en va rapidement de plusieurs centaines de milliers de francs. Création Baumannn’a jamais cessé ses investissements, même pendant les années difficiles de 2001 à 2003 : « Nous nous situons dans le haut de gamme, là où les clients sont, à juste titre, très exigeants. » Création Baumannen bref Fondation : 1886 Siège principal : Langenthal Propriétaires : famille BaumannCollaborateurs : 270 (dont 210 en Suisse) Filiales : 9 et 31 succursales dans le monde Chiffre d’affaires 2005 : 60,8 millions de CHF, 73% de part à l’exportation www.creationbaumann.com ceo/design 19



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