CEO Suisse n°2006-2 sep/oct/nov
CEO Suisse n°2006-2 sep/oct/nov
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-2 de sep/oct/nov

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : Raiffeisen, le tout plus grand que la sommes des éléments.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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forum4. innovation/tradition Ulrich Körner : Tradition et innovation sont deux facteurs complémentaires et interdépendants sans lesquels une entreprise ne peut réussir. Ulrich Körner (44 ans) est membre du Directoire du Credit Suisse depuis 1998 et CEO de Credit Suisse Switzerland depuis 2006. L’innovation est le moteur du progrès, l’impulsion qui permet à l’humanité d’aller de l’avant. Le rythme de production des innovations n’a cessé de s’accélérer et la durée de vie des nouveautés de raccourcir. Ne pas avancer, c’est déjà perdre. Tandis qu’une innovation chasse l’autre, les valeurs transmises sont trop vite oubliées et le sens des traditions est menacé de disparaître. Pourtant, porter un regard constructif sur notre héritage est créateur d’identité et sert la mémoire collective : sans souvenir, il n’y a pas d’expérience. Or celle-ci est nécessaire pour tirer les enseignements du passé et mettre sur le marché des innovations qui anticipent les évolutions. Car si l’on veut qu’elles durent, les innovations doivent être ancrées dans l’expérience. Tradition et innovation ne sont donc pas des pôles opposés, mais des qualités complémentaires et interdépendantes – des qualités sans lesquelles une entreprise ne peut durablement réussir. Voilà pourquoi le Credit Suisse, à l’occasion de son 150 ème anniversaire, se remémore son fondateur Alfred Escher : les innovations de ce pionnier zurichois, grande figure de l’économie qui créa notre banque en 1856 dans le but de financer un réseau ferroviaire et notamment une ligne à travers les Alpes, ont littéralement ouvert la voie à un avenir moderne. Alfred Escher a su identifier les 12 ceo/forum besoins en infrastructure de la Suisse et déceler puis transposer les évolutions qui étaient dans l’air ou avaient fait leurs preuves ailleurs. Il s’est battu pour la création de l’Ecole polytechnique fédérale, l’actuelle EPFZ, a créé une société d’assurance-vie avec la Rentenanstalt et fondé les chemins de fer du Gothard, l’œuvre de sa vie. Figure d’exception, cet esprit novateur est également à l’origine des 150 ans d’histoire du Credit Suisse. L’époque d’Alfred Escher était une ère de renouveau en Suisse, une période de changements – tout comme l’époque actuelle – avec le progrès technique comme moteur. Aujourd’hui, ce sont en premier lieu les innovations dans l’informatique et les télécommunications qui transforment les structures économiques plus profondément que nous ne l’aurions cru possible il n’y a pas si longtemps encore. La mondialisation des marchés, poussée par des avancées technologiques fulgurantes, fait disparaître les frontières des espaces économiques tels que nous les connaissions. C’est ce qui permet à notre banque, tournée vers le marché international, de travailler efficacement, depuis notre petit pays, avec des personnes très différentes dans tous les pays du monde, que ce soit en Asie, en Europe, en Amérique ou en Afrique. Comme Alfred Escher, nous nous efforçons en permanence de déceler les évolutions du marché, de les interpréter et de les exploiter dans l’intérêt de notre entreprise. Comme lui, nous essayons de nous adjoindre les plus grands cerveaux, de prendre constamment le pouls des marchés et de la clientèle et de répondre aux changements de contexte et de besoin par des solutions intelligentes. Ainsi, le Credit Suisse a régulièrement défini de nouveaux standards en matière de service et de conseil et n’a cessé de développer son savoir-faire pour ses clients. Depuis sa création, les spécialités, les cultures et les philosophies les plus diverses se sont unies pour former une banque intégrée forte. En 150 ans, le Credit Suisse a fait de son esprit novateur une tradition par la promotion systématique d’innovations toujours respectueuses de ses valeurs fondamentales. Nous concevons en effet la tradition comme quelque chose de vivant, la transmission d’une flamme et non de cendres. Il faut du courage – le courage d’innover – pour remplacer l’existant par du nouveau. Ce courage est indispensable pour que le Credit Suisse conserve à l’avenir sa longue tradition d’innovation. Tous nos efforts doivent converger dans ce sens. Les entreprises capables d’exploiter l’innovation comme facteur de réussite ne se laissent pas décourager par un échec mais se lancent aussitôt dans l’innovation suivante. L’essentiel est d’accompagner les changements en faisant preuve de créativité et d’esprit novateur ainsi que de persévérance, à l’instar d’Alfred Escher, afin que la tradition se poursuive. Pour croître et produire en permanence de nouvelles branches et un nouveau feuillage, l’arbre a besoin de racines fortes. En regardant la tradition comme un progrès qui a fait ses preuves et le progrès comme une tradition qui se prolonge, nous obtenons une synthèse fructueuse qui nous fait aller de l’avant.//Photo : Thomas Eugster



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