CEO Suisse n°2006-1 mai à aoû
CEO Suisse n°2006-1 mai à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-1 de mai à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : nanotechnologies, un grand avenir pour de petites particules.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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forum1. être ou paraître JohannN. Schneider-Ammann : Aujourd’hui, un entrepreneur aux affaires florissantes et capable d’occuper une fonction de manière exemplaire peut difficilement se soustraire à la curiosité publique. JohannN. Schneider-Ammann, conseiller national PRD, dirige depuis 1989 l’entreprise familiale AmmannGroup, à Langenthal. Fabriquant des engins de travaux publics, cette société compte 2650 employés dans le monde entier et réalise un chiffre d’affaires annuel de 900 millions de francs environ. Pour un chef d’entreprise conscient de ses responsabilités, comparer l’être au paraître c’est aussi s’interroger sur sa propre crédibilité. Nous dirigeons des hommes, nous devrions être des modèles et respecter des standards éthiques. Notre discours a besoin de cohérence. Le capital confiance ne figure certes pas à l’actif du bilan, mais relèvera à coup sûr du passif en cas d’erreur. Paraître ne suffit pas. Un exemple concret tiré de notre entreprise : dans le cadre de notre stratégie, nous avons repris une entreprise en République tchèque. Notre crédibilité a été un facteur décisif pour la réussite de notre entrée à l’Est. Au début, on nous a en effet considérés avec beaucoup de scepticisme. Je me suis moimême rendu à plusieurs reprises en République tchèque et j’ai parlé avec des gens travaillant dans tous les services et à tous les niveaux de la hiérarchie pour me faire mieux connaître. Ainsi, tous ont pu voir que nous étions des entrepreneurs ayant une certaine déontologie et non des prédateurs qui achètent des entreprises au prix le plus bas possible et les revendent presque 06 ceo/forum instantanément dans le seul but d’un profit rapide. Tous ont appris à nous connaître et le consensus s’est fait. Cela relève précisément de l’être et non du seul paraître. Pour notre entreprise, je défends la vision « Indépendance, autonomie, crédibilité ». Pour moi, si une vision est une conviction vécue, elle est valide – aussi longtemps toutefois que l’on remet en question la place accordée au paraître. Car, en définitive, en tant qu’entreprise familiale, nous ne souhaitons être sous les feux de la rampe que dans la mesure où cela est important aussi pour nos collaborateurs. Ils investissent leur être dans l’entreprise et doivent pouvoir constater que l’on accorde attention et reconnaissance à leur maison. Et il est encore plus crucial que nos clients puissent s’assurer de l’équilibre entre l’être et le paraître. L’entreprise Ammanna connu des hauts et des bas, mais elle a toujours préservé son indépendance financière. Cela n’a été possible que parce que, pour nous, être ne tolère aucune restriction. Etre est synonyme d’autonomie. Par là, j’entends des collaborateurs qui, grâce à une excellente qualification et à une volonté permanente d’apprendre davantage, permettent à notre entreprise de « paraître » sans cesse avec de nouveaux produits. Nous sommes crédibles lorsque nous proposons et faisons ce que nous avons promis. L’annonce de cette promesse est certes de l’ordre du paraître, mais toutes les conditions énumérées ici relèvent de l’être. Nous tambourinons pour nous faire entendre, mais sur de véritables tambours. Présenter une invention marquante, faire preuve d’esprit novateur et ne déployer ensuite aucune force de conviction n’est ni satisfaisant, ni déterminant pour l’avenir. Nous devons également pouvoir vendre nos innovations à des clients potentiels. Une idée n’est lumineuse que si elle peut être représentée et communiquée. Cependant, pour en arriver là, il faut faire preuve d’endurance. La plupart du temps, seul un cercle limité de personnes réalise la quantité d’énergie, de temps, d’argent, d’opiniâtreté, mais aussi de plaisir, de conviction et de foi qui se cache derrière un projet. Et cela, c’est être. Parfois aussi « être ou ne pas être » … Quoi qu’il en soit, l’être passe avant le paraître. Le bluff ne fait pas longtemps illusion et les supérieurs véritablement qualifiés ne se laissent jamais aveugler. Il faut chercher l’être de préférence au paraître. Aujourd’hui, un chef d’entreprise aux affaires florissantes, capable d’occuper une fonction de manière exemplaire, d’enthousiasmer les hommes et de les stimuler à donner le meilleur d’euxmêmes peut difficilement se soustraire à la curiosité publique. En effet, meilleur est le résultat, plus les chances pour que quelqu’un souhaite apprendre et comprendre les raisons de son obtention sont nombreuses. C’est ainsi que l’on se fait connaître du public. Et lorsqu’apparaît la performance collective, expression de l’être collectif, un pas de plus vers un avenir prometteur de succès a été accompli.//Photo : Mathias Braschler



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