CEO Suisse n°2006-1 mai à aoû
CEO Suisse n°2006-1 mai à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-1 de mai à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : nanotechnologies, un grand avenir pour de petites particules.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 48 - 49  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
48 49
« Avant, on disait aux gens de faire du sport. Aujourd’hui, on leur dit de se muscler. » Un message que les nouveaux seniors reçoivent cinq sur cinq. Pourquoi la clientèle âgée apprécie-t-elle la méthode Kieser ? « Parce qu’elle se limite à l’essentiel », est convaincu l’intéressé. Ses salles sont exclusivement consacrées à la musculation sur des machines perfectionnées et un suivi médical est disponible, au besoin. Pas de lumièreésotérique ni de cours collectif en musique. Le succès donne raison à Kieser. De nouveaux concepts de logement Le logement est un thème qui a de l’avenir dans le contexte de l’évolution démographique actuelle : les personnes à vouloir rester le plus longtemps possible dans leur logement sont toujours plus nombreuses. La société Tertianum AG a pris la balle au bond. Elle investit dans l’immobilier pour 48 ceo/seniors « La transmission de valeurs est plus bénéfique qu’un rapide changement. » Freddy Burger, organisateur de spectacles et d’événements gastronomiques seniors, exploite des résidences et propose des services aux personnes âgées. La société « pour le logement des personnes âgées » a été fondée en mai de l’an dernier par Helvetia Patria, en partenariat avec Swiss Re, la Banque cantonale de Zurich ainsi que Silvia et René Künzli. Elle exploite quinze résidences pour le troisième âge, dont six lui appartiennent. Certains des immeubles sont neufs, tous présentent une architecture de haut niveau et des appartements superbement aménagés et ultramodernes. Selon la résidence, piscine couverte, centre de fitness, offre de loisirs et d’activités, service de blanchisserie et de nettoyage, restaurant et soins sont proposés. Le PDG, Hans-Rudolf Blöchlinger, veut participer activement au développement du marché du logement des seniors de demain. « Outre les quinze résidences Tertianum, nous proposerons bientôt, dans le cadre d’un nouveau concept, des habitations dans lesquelles un système modulaire permettra à chacun d’adapter l’éventail des services en fonction de ses besoins. Nous voulons créer des conditions de vie optimales et individualisées pour les personnes âgées », explique Blöchlinger. Un groupe de développement interne à l’entreprise planche sur des projets pilotes pour les nouveaux seniors, par exemple des universités pour personnes âgées. Forte de ses 1100 employés, la société Tertianum AG est le leader du marché suisse. En ce qui concerne les chiffres, dans la mesure où la fusion de toutes les résidences des partenaires n’a eu lieu qu’en 2005, le président du conseil d’administration, Urs Oberholzer, se montre réservé. « La valeur de toutes les résidences dont nous sommes propriétaires s’élève à environ 300 millions de francs. Nous terminerons l’exercice sur un résultat positif. » Oberholzer n’est pas inquiet pour l’avenir de l’entreprise : « Notre société évolue d’un marché de jeunes à un marché de personnes âgées. Nous sommes idéalement positionnés dans ce domaine. »
« Le vieillissement est plus individuel et comporte moins d’obligations qu’auparavant. » Abbé Daniel Schönbächler, abbaye bénédictine de Disentis Le marché des loisirs « Le marché de l’épanouissement spirituel n’a jusqu’à présent suscité que peu d’intérêt », déclare la chercheuse du GDI, Karin Frick. Or, celle-ci a identifié « un grand besoin de thèmes spirituels, d’une philosophie de vie et d’une valeur ajoutée spirituelle » lors de ses enquêtes auprès des seniors. Un potentiel de croissance future est promis aux entreprises qui pourront satisfaire ce nouveau besoin d’autodétermination et d’aménagement du temps libre. Les séjours de ressourcement dans un monastère sont par exemple très prisés. A l’abbaye bénédictine de Disentis, l’abbé Daniel accueille des individus issus de toutes les classes d’âge et de toutes les catégories socio-professionnelles. Andragogue, il propose un accompagnement psychologique et spirituel. Ses séminaires commandités par la ZfU International Business School sont surtout fréquentés par des quadragénaires souhaitant doper leur carrière professionnelle, mais les séjours au monastère profitent aussi bien au professeur d’EPF retraité qu’à des personnes plus jeunes. « Le vieillissement est plus individuel et comporte moins d’obligations qu’auparavant », affirme ce moine de 63 ans. Avant, on se sentait plus entouré. Aujourd’hui, les personnes sont plus isolées, d’où probablement cette recherche de valeurs. Cette opinion est partagée par Freddy Burger, propriétaire et patron du Freddy Burger Management Group. Organisatrice d’événements artistiques, culturels et gastronomiques depuis 30 ans, l’entreprise zurichoise de quelque 350 employés s’est fait un nom dans le monde du spectacle et des sorties. « La musique est l’une des plus importantes machines à sous de l’économie mondiale », explique Burger. « Pour rester au top, il faut pouvoir incarner des valeurs de manière crédible. » Burger sait de quoi il parle. Sa vedette, Udo Jürgens, remplit les salles comme en 1977, l’année du début de leur collaboration. En 2006, le chanteur de 71 ans donnera 80 concerts devant plus de 400 000 spectateurs, soit plus que toute autre star internationale en Allemagne. Son manager en est convaincu : « La réussite est promise à ceux qui parviendront à organiser des activités engendrant un sentiment d’appartenance et de sécurité. » A 60 ans, Freddy Burger souhaite poursuivre ses affaires encore longtemps et est confiant dans sa faculté à anticiper les tendances. Tout n’est finalement qu’une question d’expérience, même en ce qui concerne le discernement de la qualité. Ce principe est fidèle à l’esprit des personnes de sa génération. « Celui qui ne manque de rien n’est pas attiré par le « plus rapide » et le « moins cher », il veut surtout savoir si le produit est réellement « meilleur », écrit Karin Frick dans son étude sur la génération dorée. Si les besoins des jeunes ont été identifiés par le marketing et la publicité, la conquête du marché des seniors n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Et K. Frick de conclure : « L’économie, le marketing et la publicité doivent évoluer en même temps que ce nouveau groupe-cible. » //ceo/seniors 49



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :