CEO Suisse n°2006-1 mai à aoû
CEO Suisse n°2006-1 mai à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-1 de mai à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : nanotechnologies, un grand avenir pour de petites particules.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Celui qui veut aujourd’hui s’assurer durablement des parts de marché doit présenter un portefeuille de produits judicieux qui puisse servir les groupescibles les plus variés. La proximité avec le client est un facteur important Schützengarten fournit en bières et autres boissons plus de 3000 restaurants et 1000 détaillants et négociants en boissons entre le lac de Constance, Zurich et le Rheintal St-Gallois. Une bière sur quatre consommée aujourd’hui en Suisse orientale est une Schützengarten. Et un peu plus encore depuis une date récente : les St-Gallois ont repris le 1 er avril 2006 la gestion opérationnelle de la brasserie Löwengarten à Rorschach et ainsi augmenté leur volume de près de 10%. « Nous sommes une brasserie régionale sur un territoire concentré », explique Christoph Kurer. « Sur un marché stagnant, nous devons prendre un peu d’ampleur géographique si nous voulons continuer à réussir. » La croissance est surtout possible dans la région de Zurich. Aujourd’hui déjà, des bières Schützengarten y sont servies dans 250 restaurants. Le secteur de la gastronomie est le meilleur client de la marque avec 60% de la production. 20% vont au commerce de détail et 20% à celui des boissons. Ces dernières sont distribuées depuis la brasserie ou par sept points de vente en Suisse orientale afin d’assurer la proximité avec le client. Kurer préfère ne pas étendre démesurément le territoire de ventes – il ne pourrait plus contrôler avec fiabilité la chaîne de distribution. Un portefeuille de produits équilibré Les pointures internationales sur le marché telles que Heineken et Carlsberg misent résolument sur une marque et l’internationalisent à coups d’importantes dépenses en marketing. A l’inverse, Kurer se fie à l’enracinement local et au lien émotionnel des consommateurs à leur bière. La croissance est possible grâce à la diversification de la La plupart des bières de Schützengarten sont vendues non pasteurisées. Cela nécessite des standards hygiéniques très stricts. Des maîtres brasseurs expérimentés contrôlent en continu la qualité des bières et du processus de brassage. gamme : celui qui veut aujourd’hui s’assurer durablement des parts de marché doit présenter un portefeuille de produits judicieux qui puisse servir les groupes-cibles les plus variés. « De plus en plus de gens boivent de moins en moins de bière », déclare Kurer en souriant. En d’autres termes : la bière est de plus en plus consommée aussi par les femmes et par une clientèle urbaine dans des établissements branchés, qui opteront souvent pour une bière spéciale en bouteille de 30 cl ou non-alcoolisée plutôt qu’une bière de garde dans une chope d’un demi-litre. Cette tendance a des avantages : les bières spéciales permettent de réaliser des marges élevées et, à raison de 40% (Suisse : 22%) de la consommation, elles constituent une part importante de la gamme de Schützengarten. La dernière née est la bière brune « Schwarzer Bär », grâce à laquelle Schützengarten espère faire mousser le marché jusque là limité (0,5%) de la bière brune en Suisse. « Le lancement de cette bière brune en 2005 me tenait à cœur autant qu’au maître brasseur », déclare Christoph Kurer, lui-même ingénieur diplômé en technologie des boissons et brasserie. Il est satisfait du développement de la bière premium sur le marché, même s’il sait bien que ce dernier doit encore mûrir comme une bonne bière, jusqu’à ce que les consommateurs apprennent à connaître et apprécier la bière brune. Kurer peut leur laisser le temps nécessaire : « L’une des forces d’une SA familiale est la patience, associée à la confiance en la Schützengarten en chiffres La brasserie St-Galloise Schützengarten AG emploie 180 collaborateurs. La SA familiale a vendu pour 58,3 millions de francs (+2,1 millions) et affiché une marge brute d’autofinancement de 6,9 millions de francs (-0,2 million) au cours de l’exercice précédent (oct. 2004 à oct. 2005). qualité de ses propres produits. » On doit cependant être prudent lors d’un nouveau lancement : « Avec chaque nouvelle bière, nous cannibalisons nos produits existants », précise Kurer. La « Schwarzer Bär » tend à concurrencer la « Klosterbräu », la bière spéciale vedette de la brasserie. Miser sur de bons collaborateurs L’innovation s’inscrit dans l’histoire de la maison : en 1829, le maître brasseur David Billwiller a acheté la plus ancienne brasserie de Suisse, Schützengarten, fondée en 1779 à St-Gall. A la fin du XIX ème siècle, son fils Arnold a fait de l’exploitation artisanale d’une capacité de quelques milliers d’hectolitres par an une entreprise industrielle. Il a multiplié par vingt la production jusqu’en 1912, misé sur le refroidissement artificiel dès l’invention de la machine frigorifique et fait construire une centrale électrique particulière au bord de la Sitter. Cette centrale – totalement rénovée depuis peu – produit aujourd’hui deux fois plus d’énergie que n’en consomme la brasserie et on revend le surplus. Les locaux commerciaux vastes et modernes ont été construits en 2001. Une partie des bureaux et appartements sont loués, des bières sont servies au restaurant « netts Schützengarten » du rez-de-chaussée ainsi que des repas gastronomiques. Les descendants de la s ? ur d’Arnold Billwiller possèdent toujours la majorité des actions, en plus de près de 200 actionnaires extérieurs à la famille. Christoph Kurer, administrateur-délégué, est à la tête des affaires depuis 1975 et enregistre une décennie de succès avec la même équipe de direction. Il est fier de cette constance : « Il est incroyablement important de n’avoir aucune déperdition d’énergie en interne – les défis du marché sont suffisamment élevés. » Un bon climat d’entreprise avec des collaborateurs motivés est, pour Kurer, une autre clé du succès. On recourt donc à l’insourcing : « Du maître brasseur, en passant par les vendeurs et les chauffeurs jusqu’aux techniciens préposés aux débits de boissons, tous sont engagés par nous », déclare Christoph Kurer. « Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons appliquer directement nos objectifs et garantir aux consommateurs les meilleures bières et la meilleure qualité de prestations. » //ceo/schützengarten 27



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