CEO Suisse n°2006-1 mai à aoû
CEO Suisse n°2006-1 mai à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-1 de mai à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : nanotechnologies, un grand avenir pour de petites particules.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le marché suisse de la bière est en grande partie en mains étrangères. Avec 45%, les Danois se sont taillé la part du lion en rachetant Feldschlösschen (Carlsberg), suivis par les Néerlandais avec Calanda (Heineken) et les bières importées. Sur les 4 157 329 hectolitres de bière vendus en 2004/2005, seuls 20% étaient brassés en Suisse. « En tant que brasserie indépendante et quatrième de Suisse, nous ressentons de manière identique la pression des grands et des petits », déclare Christoph Kurer, président de la direction de la brasserie Schützengarten AG à St-Gall. La concurrence puissante a toutefois concédé des parts de marché ces dernières années, au bénéfice des brasseries de taille moyenne, innovantes et fermement ancrées dans leur région – telles que Schützengarten. « Nous avons profité de la reprise par Feldschlösschen de la brasserie Hürlimann, à Zurich, parce que beaucoup de restaurateurs n’ont toutefois pas voulu participer au changement. » Kurer est néanmoins convaincu que la bière fait encore partie du patrimoine national. Depuis 1990, la consommation par tête a reculé de 70 à 55 litres par an en raison des nouvelles habitudes de consommation. Sur « Notre croissance est supérieure à la moyenne depuis dix ans. Alors que la consommation de bière en Suisse reculait de 6% lors de la dernière décennie, la croissance propre de Schützengarten, progressait de 10%. » 24 ceo/schützengarten les chantiers, la caisse de bières autrefois de rigueur est désormais interdite, et elle n’existe pratiquement plus dans l’industrie lourde. Un grand nombre de gros consommateurs ont disparu avec l’évolution économique. La soif de boissons alcoolisées a reculé de manière générale. Le nouveau taux d’alcoolémie en vigueur de 0,5 pour mille est, avec l’été froid et humide de 2005, responsable du recul à 4,157 millions d’hectolitres des ventes annuelles en Suisse pour 2004/2005, soit 2,9%. Schützengarten ne ressent que peu la faiblesse du marché suisse de la bière : « Notre croissance est supérieure à la moyenne depuis dix ans », déclare Christoph Kurer, dont la brasserie a su résister à la tendance. Alors que la consommation de bière en Suisse reculait de 6% lors de la dernière décennie, la croissance propre de Schützengarten, qui a brassé plus de 140 000 hectolitres en 2005, progressait de 10%. Dans le même temps, son second pilier, le commerce de boissons (eaux minérales, sodas, jus de fruits, vin), a pu multiplier par quatre son chiffre d’affaires et contribue dans de fortes proportions, à raison de 22,6 millions de francs, au chiffre d’affaires global de 58,6 millions de francs. Investir dans la qualité Les bières Schützengarten participent régulièrement au concours de qualité de la Société allemande d’agriculture (DLG) et remportent la médaille d’or depuis des années. On ne peut réussir ainsi qu’en utilisant les meilleurs produits et en se situant à la pointe de la technique. « Ce secteur exige beaucoup en capital. Si on tarde à faire les investissements nécessaires, il est très difficile de rattraper ce retard », explique Kurer. Sa brasserie, vieille de 227 ans, est aujourd’hui l’une des plus modernes de Suisse. Elle a été la première à investir dans une salle de brassage entièrement automatisée : en pleine nuit, dans cette salle déserte de la St.-Jakob-Strasse, l’ordinateur lance le processus de brassage pour 350 hectolitres de bière, pompe le moût dans la cuve à filtration, le cuit avec plus ou moins de houblon selon la recette et le transvase dans le bassin où les derniers agents de turbidité sont évacués. La levure est enfin ajoutée au moût refroidi pour fermenter et mûrir doucement dans les cuves. Rien que l’an dernier, Schützengarten a investi trois millions et demi de francs dans des cuves combinées de fermentation et de garde et changé leur tuyauterie qui datait de 1982, afin d’être exploitées plus efficacement et de fournir un produit de qualité optimale. Kurer est convaincu qu’« une bonne bière nécessite de bonnes installations ». Seuls sept des 180 employés sont chargés de la production du jus d’orge chez Schützengarten. De même, ils ne sont que sept dans l’installation d’embouteillage automatisée à contrôler les machines qui expédient sur un tapis les bouteilles usagées vers une cuve de lavage et les caisses de bouteilles fraîchement remplies et étiquetées sur des palettes vers l’entrepôt à boissons – et ce à une vitesse de plus de sept bouteilles par seconde. Le remplissage des conteneurs de 20 litres et des fûts de 50 litres utilisés dans la restauration est aussi assuré par un dispositif entièrement automatisé, à une cadence de 240 récipients par heure. Les installations techniques de la brasserie Schützengarten comptent parmi les plus modernes de Suisse. En bas l’installation de culture de levure et à droite un robot au travail dans l’installation de mise en fûts.



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