CEO Suisse n°2006-1 mai à aoû
CEO Suisse n°2006-1 mai à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2006-1 de mai à aoû

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : nanotechnologies, un grand avenir pour de petites particules.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Chaque année, la Suisse débloque au bas mot 30 millions de francs pour la recherche en nanotechnologie. Cependant, le transfert des connaissances des hautes écoles vers l’industrie ne se fait pas sans difficultés. « Nous avons plein d’idées géniales, une recherche novatrice et une infrastructure financière comparativement bonne. Pourtant, nous apportons relativement peu de produits à l’industrie », explique Martina Hirayama, spécialiste des nanosciences. La structure de l’économie suisse, avec ses nombreuses PME, pose notamment problème. Les moyennes entreprises ont certes à relever des défis passionnants, mais elles disposent rarement des budgets nécessaires à la recherche. Un business mondial qui se chiffre en milliards Selon les estimations pour 2005, le chiffre d’affaires réalisé avec des produits nanotechnologiques a atteint une somme qui, en milliards, s’exprime avec deux chiffres et devrait même atteindre les quatre chiffres en 2015. Sept millions d’emplois seront créés dans le monde entier dans les industries nanotechnologiques. On ne parvient toutefois au chiffre fabuleux d’un billion de dollars qu’en prenant en compte tous les produits faisant appel à la nanotechnologie. Si l’on prend l’exemple du rouleau-guide de papier revêtu par Hartchrom, la nanofinition ne représente qu’une petite partie des coûts globaux. Plusieurs entreprises suisses réalisent déjà des chiffres d’affaires significatifs avec la nanotechnologie, comme, par exemple, le groupe Unaxis, qui compte au nombre de ses compétences de base la technologie des couches minces. Ainsi, par exemple, le secteur « Wafer Processing » développe des installations pour les fabricants de semi-conducteurs comme IBM, Infineon ou Samsung, permettant d’appliquer jusqu’à 200 couches ultraminces sur un disque de silicium. Pour ses clients du secteur biotechnologique, Unaxis produit des biochips contenant des couches ultrasensibles. Il est ainsi possible, par exemple, de tester des médicaments en toute sécurité et sans agresser l’organisme. Les biochips génèrent déjà plus de 10% du chiffre d’affaires de la branche. Cependant, Unaxis « ne souhaite pas surfer sur la vague nanotechnologique », comme l’explique son porte-parole Carsten Barth. Il est bien connu que le surf comporte des risques. L’entreprise Nanosurf AG, à Liestal BL, enregistre elle aussi de bons résultats grâce à la nanotechnologie. « Depuis nos débuts, il y a neuf ans, le cash-flow est positif », déclare Robert Sum, l’un des fondateurs de l’entreprise. Nanosurf, une spin-off de l’Université de Bâle, développe et fournit des microscopes à balayage et à effet tunnel. Ces instruments de mesure maniables, à structure modulaire, permettent de procéder à un contrôle qualité sur les nanosurfaces, par exemple sur des sphérules de 0,5 micromètre de diamètre, sur lesquelles les défauts d’usinage et de revêtement deviennent alors visibles. Les microscopes Nanosurf sont utilisés aussi bien par les scientifiques que par les industriels. Dans le secteur de la formation universitaire, cette entreprise est leader mondial sur le marché grâce à la facilité d’utilisation de ses appareils. Le fait que les produits deviennent de plus en plus petits n’a rien de nouveau : c’est la base même de la microtechnique. En revanche, la nanotechnologie ne se contente pas de miniaturiser, elle forme également de nouvelles structures à partir d’atomes indivi- 16 ceo/nanotechnologie Les orfèvres de HeiQ Materials HeiQ Materials AG, à Zurich, produit, sur base nanotechnologique, des additifs antimicrobiens afin de conférer aux textiles techniques et au plastique des propriétés fonctionnelles. Ces additifs sont à base d’argent, métal connu pour ses effets germicides. Le dosage de l’argent permet de contrôler l’effet réservoir dans les textiles. En d’autres termes : plus la proportion d’argent est grande, plus les additifs agissent longtemps contre les germes. Des tests d’usure simulant un vieillissement accéléré démontrent la longévité des matériaux HeiQ réalisés sur mesure. Cette jeune entreprise se concentre, dans un premier temps, sur les textiles techniques et voit dans les applications aux combinaisons de protection, aux textiles domestiques et médicaux, aux moquettes ou aux housses de voitures des perspectives intéressantes. www.heiq.com Carlo R. Centonze, co-fondateur de HeiQ : spécialiste des additifs anti-microbiens pour les textiles.
Les dompteurs de nanoparticules de Bühler PARTEC GmbH Les nanoparticules ont tendance à s’agglomérer en structures de plus en plus volumineuses (agglomérats). L’inconvénient est que, dans la plupart des cas, le matériau perd alors ses propriétés nanotechnologiques. Une modification superficielle permet d’éviter la formation de grumeaux. Bühler PARTEC GmbH, filiale du groupe Bühler, fournit des dispersions de nanoparticules sur mesure. Elle traite entre autres des oxydes inorganiques, des sels spéciaux ou encore des pigments organiques pour créer des produits industriels semifinis. Elle a déjà réussi à décrocher vingt projets auprès de clients industriels de l’électronique, du textile, des vernis, des cosmétiques et des peintures. Les nanodispersions de Bühler sont présentes, par exemple, sur les écrans plats ou dans les pièces automobiles. www.buhlergroup.com Samuel Schär, directeur de Bühler PARTEC GmbH : amélioration des nanoparticules.



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