CEO Suisse n°2005-3 nov 05 à mar 2006
CEO Suisse n°2005-3 nov 05 à mar 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-3 de nov 05 à mar 2006

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : des firmes suisses réputées mondialement sur les marchés de niche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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forum1. réseaux Susy Bruschweiler : Pour nombre de décideurs, un réseau est synonyme d’échanges faciles. Mais un réseau ne fait pas tout : son utilisation nécessite engagement et adaptation des méthodes de travail de chacun. Depuis 1995, Susy Bruschweiler dirige à Dübendorf l’entreprise de restauration collective SV Group, qui compte 7000 employés et a réalisé en 2004 un chiffre d’affaires de 523 millions de francs. Savoir si les réseaux stimulent ou freinent l’économie est une question sans cesse débattue, mais elle est mal posée. Sans réseaux, on ne peut imaginer ni économie ni politique. Cela tient au fait que rien ne fonctionne sans relations entre les individus. Que le concept de réseau, qui a pourtant une connotation très technique et précise, se soit ces derniers temps imposé pour désigner les différentes relations tissées jusqu’alors n’est pas davantage étonnant : par le passé, l’établissement et l’entretien de ces relations débouchaient souvent sur des structures imbriquées, donnant naissance à de curieux modèles. Ainsi, il n’était pas rare que le fait d’avoir fait son service militaire ou ses études ensemble suffise pour se procurer par copinage emplois et charges et pour faire jouer ses relations personnelles afin d’obtenir des privilèges. A l’heure de la mondialisation, de la compétition entre individus et de la société de l’information, un tel comportement est totalement anachronique, et il est du reste en train de disparaître. Aujourd’hui, ce sont plutôt des aspects comme la compétitivité, les résultats obtenus et les compétences qui sont décisifs pour remporter des contrats. Disposer des qualités voulues est une chose. Faire qu’elles soient également reconnues et appréciées sur le marché 06 ceo/forum constitue, pour moi, la raison d’être et l’objectif des réseaux. Il y a dix ans, lorsque j’ai pris la direction de cette entreprise, j’ai constaté qu’il y avait un monde entre ce que l’entreprise avait à proposer et la manière dont son offre était perçue à l’extérieur. Nous manquions de relations, que ce soit avec le monde politique ou avec l’économie privée. J’ai pensé que l’une de mes tâches les plus urgentes consistait à y remédier. J’ai assisté et j’assiste encore aujourd’hui à des manifestations qui me paraissent intéressantes pour faire connaître SV Group comme une entreprise moderne, novatrice et performante. Je donne des conférences, je prends position, je réponds aux questions. Je donne ainsi un visage à mon entreprise et me porte personnellement garante de sa crédibilité. Les réseaux se prêtent à merveille aux opérations de relations publiques et ils peuvent en outre être utilisés comme un instrument permettant de nouer et d’entretenir des relations avec les clients : en effet, des clients existants ou potentiels fréquentent souvent les mêmes manifestations que moi. Travailler en réseau a changé mon travail quotidien : mon nom ou celui de SV Group vient à l’esprit d’un PDG désirant organiser une manifestation. Je peux téléphoner à un autre pour discuter d’une affaire sans devoir d’abord lui expliquer longuement qui je suis et ce que je représente. Je peux envoyer un courrier électronique à un troisième pour lui demander de bien vouloir étudier une offre que nous lui avons soumise. Bien entendu, cela ne garantit pas que nous obtiendrons une commande, mais notre offre sera au moins étudiée. La notion d’appartenance jouait, joue encore et jouera toujours un rôle central dans le contexte des réseaux. Mais, au fil du temps, le contenu de cette notion a aussi fortement évolué. Si, autrefois, on ne faisait souvent pour l’essentiel que cultiver son ego, le concept de réseau est aujourd’hui, pour nombre de décideurs, synonyme « d’échange facile ». Mais un réseau ne fait pas tout : son utilisation nécessite engagement et adaptation des méthodes de travail de chacun. Je me souviens bien de la première manifestation à laquelle j’ai assisté. C’était une invitation pour un apéritif/conférence/dîner et je suis arrivée un peu en retard car je ne voulais pas être la première. Dans le foyer, ces messieurs – aujourd’hui encore, ils sont largement majoritaires – étaient entre eux, répartis en différents groupes, le verre à la main, plongés dans leurs conversations. J’ai alors dû m’armer de courage et aller vers les gens. Ma facilité à nouer des contacts m’a sûrement beaucoup aidée pour ce faire. Depuis lors, j’ai assisté à un nombre incalculable de manifestations, comme participante et aussi, de plus en plus souvent, comme conférencière. Désormais, on me connaît, les invitations arrivent en masse. J’accepte celles qui me paraissent être une plate-forme intéressante pour SV Group. Et ce d’autant plus lorsque le thème d’une manifestation m’intéresse à titre personnel, ou lorsque j’y rencontre des personnes avec qui j’ai entre-temps noué des relations amicales, mais, fondamentalement, travailler en réseau fait tout simplement partie des tâches que je remplis en tant que PDG de SV Group.//Photo : Mathias Braschler



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