CEO Suisse n°2005-3 nov 05 à mar 2006
CEO Suisse n°2005-3 nov 05 à mar 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-3 de nov 05 à mar 2006

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : des firmes suisses réputées mondialement sur les marchés de niche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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« Nous sommes une entreprise suisse avec une identité internationale. » Gilles Andrier, 43 ans, PDG de Givaudan depuis avril 2005, nous parle de sa carrière, de ses ambitions et de son parfum préféré. 48 ceo/givaudan ceo : Monsieur Andrier, quel est votre parfum préféré ? Gilles Andrier : Le parfum « Iris » que Givaudan a créé pour Prada. Il fait partie d’une collection exclusive de quatre parfums qui sont vendus ensemble. Votre épouse travaille comme parfumeur chez Givaudan à Paris. Son nez est-il à l’origine des parfums Prada ? Oui, c’est elle qui a créé la collection. Nous sommes très heureux de compter une maison de couture telle que Prada parmi nos clients. Vous êtes ingénieur et vous avez débuté votre carrière en 1993 comme contrôleur de gestion chez le fabricant genevois de substances olfactives. Qu’est-ce qui vous a attiré chez Givaudan ? L’entreprise possède une taille intéressante. Elle est suffisamment petite pour donner le sentiment à ses employés de contribuer de façon active à son succès. De plus, les parfums et les arômes sont un secteur passionnant. Il existe peu d’industries qui s’intéressent à deux des cinq sens, le goût et l’odorat. Enfin, j’étais attiré par sa diversité culturelle : Givaudan est une entreprise suisse dotée d’une identité internationale. Vous avez connu une ascension rapide aux divers postes de l’entreprise et avez été nommé Président Directeur Général à 43 ans. Pourquoi vous précisément ? Et bien, parce que je suis jeune ! Sérieusement : j’avais l’avantage d’avoir pu connaître en peu de temps de nombreux secteurs de la société. J’ai donc pu acquérir la compétence nécessaire au poste de PDG. En outre, j’ai bénéficié de mes expériences antérieures en tant que consultant, utiles lorsqu’il s’agit du développement stratégique de l’entreprise. Givaudan est déjà leader mondial du marché. Quel est votre défi ? Il s’agit de conforter notre position de numéro un mondial au delà d'une part de marché de 17%. Ce n’est vraiment pas facile dans un secteur mature, affichant de petits taux de croissance. Qui plus est, je souhaiterais que nous devenions chez les clients le leader incontesté de marchés géographiques dans lesquels nous ne le sommes pas encore, par exemple en ce qui concerne les parfums où nous sommes numéro trois. Ceci devra-t-il passer par des rachats ? Givaudan a joué par le passé un rôle central dans la consolidation de l’industrie. Comme nous sommes une entreprise orientée sur la performance, nous voulons tout d’abord nous concentrer sur notre croissance organique. Car c’est elle qui est garante de notre capacité à créer de la valeur. La croissance par acquisition est un complément quand l’occasion se présente.//
Une technologie hyper-sophistiquée : Givaudan est le premier producteur mondial d’arômes et de parfums naturels et synthétiques. pour Lancôme. « L’Air du Temps » de Nina Ricci ou « Opium » d’Yves Saint Laurent font partie des pièces de résistance du secteur du parfum soumis à un rythme effréné. Ici, les produits les mieux vendus sont continuellement évalués et retravaillés. Alors qu’« Opium » menaçait de passer de mode en raison de sa note emphatique, les parfumeurs lui ont donné un coup de jeune. Ils ont retiré ses composants lourds et l’ont lancé sous le nom d’« Opium été ». Plus tard, « Opium fleurs de Shanghai », à la note de magnolia chinois, l’a rejoint. La créatrice de ce parfum est Danielle Andrier, l’épouse du PDG Gilles Andrier, qui travaille comme parfumeuse pour Givaudan à Paris. Ce ne sont pas seulement les parfums, mais aussi les agents qui libèrent le parfum qui doivent résister au temps, notamment en ce qui concerne les bougies parfumées ou les substances olfactives sous forme sèche qui ne se libèrent que par le contact avec l’eau. L’électronique est également utile. Avec le « synthétiseur d’arôme virtuel », les substances olfactives peuvent même être mélangées via Internet. Aux Etats-Unis, on vend également un appareil qui libère des substances olfactives stockées sur des CD (une odeur de sous-bois ou de brise marine). La vanille est extrêmement populaire. L’importante demande de vanille reflète une envie de refuge et de bien-être. C’est la raison pour laquelle de nombreux parfums contiennent une note vanillée. C’est aussi de loin le parfum de glace préféré. Les patineurs qui s’élançaient à Noël 2004 sur la nouvelle patinoire de la tour Eiffel à Paris ont été enveloppés d’une senteur vanillée produite par le laboratoire Givaudan. Seul le chocolat évoque plus fortement l’enfance que la vanille. Et voyez un peu : la marque italienne Laura Biagotti a lancé sur le marché un parfum au goût de chocolat. Quelle chance qu’il ne contienne pas de sucre ! //Givaudan en chiffres Avec une part de marché de 17%, Givaudan est le plus grand fabricant mondial d’arômes et de parfums naturels et synthétiques. Le chiffre d’affaires de 2,7 milliards de francs est généré à raison de 60% par les arômes pour l’industrie alimentaire et 40% par les substances olfactives pour les biens de consommation et pour la parfumerie de luxe. Suite à deux grandes acquisitions, l’activité Arômes n’a cessé de gagner en importance au cours de ces dernières années. La croissance moyenne de la branche n’est que de 2 à 3%, un taux que Givaudan a légèrement dépassé en 2003 et 2004. L’entreprise, dont le siège est situé à Vernier près de Genève, emploie 6000 personnes dans le monde. ceo/givaudan 49



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