CEO Suisse n°2005-3 nov 05 à mar 2006
CEO Suisse n°2005-3 nov 05 à mar 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-3 de nov 05 à mar 2006

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : des firmes suisses réputées mondialement sur les marchés de niche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Givaudan L’empire des arômes et des parfums. L’appareil de perception humain est capable de distinguer plus de 10 000 substances odorantes et arômes. Le répertoire des créateurs de Givaudan englobe au bas mot le double de mélanges – de la soupe de tomate au parfum de luxe. Avec un chiffre d’affaires de 2,7 milliards de francs, la société genevoise est le numéro un mondial du marché des saveurs. 44 ceo/givaudan
Givaudan recrée à la perfection des arômes naturels d’épices et de substances odoriférantes – tel le parfum capiteux de l’ylang-ylang. Des créations originales tout à fait inédites y voient le jour pour les besoins de l’industrie agroalimentaire et de la mode, à l’écoute des tendances. Texte : Corinne Amacher Pensez à Givaudan la prochaine fois que vous hésiterez à mettre du sucre dans votre café. Les spécialistes du fabricant genevois de parfums et d’arômes travaillent sur une solution destinée aux obèses. Il ne s’agit pas d’un édulcorant, mais de quelque chose de tout à fait nouveau : développer des molécules qui n’ont goût de rien, mais qui signalent au cerveau : « Attention, sucré ! » Ce genre de feinte sous la forme d’additifs insignifiants pourrait bientôt être employé dans des aliments contenant du sucre dans des proportions nuisibles pour la santé. Le même procédé pourrait également permettre de réduire la teneur en sel ou en matières grasses. Non pas que l’on ait en perspective une nouvelle version de la vague « light ». Au contraire, Givaudan est tourné vers l’avenir : l’homme moderne souhaite se nourrir de façon saine, mais il n’est pas prêt à faire des concessions quand il s’agit de saveur. La Direction considère que la demande croissante de plats cuisinés à la fois sains et goûteux est plus qu’une simple tendance : il s’agit d’un changement fondamental dans les habitudes alimentaires et le style de vie. Avec le programme portant la marque déposée « TasteSolutions for Health and Wellness », Givaudan souhaite démontrer que des plats cuisinés sains ne doivent pas nécessairement sentir le carton-pâte, mais peuvent avoir un goût unique et marqué. De nouvelles connaissances issues de la recherche sur le goût et l’odorat permettent de telles innovations. Bien que l’homme ait un odorat moins développé que celui de la plupart des animaux, la nature l’a doté d’un puissant appareil de perception : la famille des gènes récepteurs de l’odorat est la famille la plus importante du patrimoine génétique humain. La bouche de l’homme dispose de 25 récepteurs génétiques grâce auxquels il peut distinguer les goûts basiques du sucré, de l’acide, du salé et de l’amer. Dans la partie supérieure du nez, on trouve également 350 récepteurs génétiques qui décodent les odeurs et les transmettent au cerveau sous forme de signaux. C’est le nez qui indique le goût d’une pomme, et non la langue. Il est capable de différencier 10 000 molécules. Le répertoire des créateurs d’arômes de Givaudan comprend environ le double de mélanges. 20 000 parfums et mélanges de parfums, dont 300 pour la seule fraise, sont stockés dans leurs archives. Si, selon le processus traditionnel, une poignée de nouvelles molécules de parfum pouvaient être décodées chaque année, avec les ceo/givaudan 45



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