CEO Suisse n°2005-3 nov 05 à mar 2006
CEO Suisse n°2005-3 nov 05 à mar 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-3 de nov 05 à mar 2006

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : des firmes suisses réputées mondialement sur les marchés de niche.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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forum3. réseaux Doris Portmann : Nous pouvons et devrions adhérer aux réseaux les plus divers. Chaque réseau est unique et permet de nouer des contacts avec de nouvelles personnes. Le brigadier Doris Portmann(52 ans) est depuis 1998 la femme la plus gradée de l’Armée suisse et le chef des Femmes dans l’armée. Dans notre monde « réseauté », nombreux sont ceux qui se demandent si les réseaux privés ont encore un sens et si le temps consacré à ceux-ci ne serait pas mieux investi dans le réseau virtuel. Et les adeptes de Google se disent qu’ils peuvent de plus accéder quand ils le souhaitent à toutes les informations du monde entier. Je persiste pourtant à dire que les réseaux privés sont encore importants, et qu’ils le deviendront peut-être même davantage. Ils ne servent pas uniquement à échanger des informations. Ils permettent surtout de nouer des contacts personnels qui en entraînent d’autres, aboutissent parfois à des amitiés et peuvent s’avérer très importants sur le plan professionnel. Les réseaux ne se créent pas d’euxmêmes : ils ont besoin d’organisations et d’organisateurs, mais aussi et surtout de beaucoup de temps. Faire acte de présence une fois par an sur un réseau ne mène à rien. Il importe de s’y impliquer personnellement afin de tirer avantage des autres personnalités présentes. Tout cela demande du temps : le temps de participer aux réunions, de contribuer à la vie du réseau, le temps de faire du « networking ». Il existe des tas de réseaux : les partis, l’armée, les clubs philanthropiques et organisations similaires, les groupes d’échange d’expériences, les groupes d’entraide, les 10 ceo/forum associations de toute nature. Selon moi, ces réseaux ne sont pas exclusifs mais complémentaires. Nous pouvons et devrions adhérer aux réseaux les plus divers. Chaque réseau est unique et permet de nouer des contacts avec de nouvelles personnes. Les réseaux sont tout aussi importants pour les femmes que pour les hommes. Dans ma vie de tous les jours, je constate malheureusement que de nombreuses femmes les rejettent, ou qu’elles n’ont surtout pas conscience que la femme peut jouer un rôle dans plusieurs réseaux différents. Pourquoi l’appartenance à une société « mixte » d’officiers viendrait-elle concurrencer l’affiliation à une association de femmes effectuant leur service militaire ? Pourquoi une femme refuse-t-elle de s’affilier à un club philanthropique sous prétexte que ses obligations familiales ne lui en laissent pas le temps, alors que son mari répond à l’invitation sans la moindre hésitation ? Pourquoi les femmes de tête veulent-elles suivre les traces du Tell de Schiller qui déclare que le puissant est plus fort quand il est seul ? Elles pourraient être encore plus fortes en s’associant à d’autres ! Les réseaux n’ont pas bonne presse. On montre du doigt le chef de l’armée à un poste de direction dans une grande banque, et de surcroît membre du Rotary. Entre parenthèses, il pourrait très bien s’agir d’une femme ! Et alors ! Ce chef de meute aurait également fait carrière sans l’armée et le Rotary Club. Les réseaux lui ont peutêtre donné un coup de pouce de temps à autre : grâce à l’armée et au club philanthropique, il a rencontré des gens avec lesquels il a noué des contacts professionnels ou plus personnels. Des liens tissés entre deux personnes pendant leur service militaire peuvent créer un climat de confiance qui débouche sur des relations professionnelles solides. Ces réseaux peuvent également nouer de véritables amitiés qui apportent beaucoup aux personnes concernées. Par ailleurs, tant le manager moderne que la chef d’entreprise à succès travaillent aujourd’hui en Suisse, demain à New York et après-demain à Singapour. Grâce aux clubs philanthropiques, ils y nouent des contacts privés, parfois avec la participation des membres de la famille, ce qui facilite leur intégration sur place. Ces exemples sont-ils si négatifs ? Loin de là ! Ne perdons pas non plus de vue que ces réseaux transmettent des connaissances. Ce savoir peut se limiter à un domaine bien précis, comme au sein d’un réseau à orientation professionnelle ou d’un parti, mais les thèmes les plus divers peuvent également y être abordés. Ainsi, dans un club philanthropique, les exposés traitent de sujets très variés. Les membres du club peuvent ainsi découvrir des domaines inconnus qui valent la peine d’être approfondis. Le début d’une nouvelle passion ou d’une nouvelle profession ? Les réseaux ont de nombreux aspects positifs. Je suis convaincue que l’appartenance à un réseau est très bénéfique pour chacun d’entre nous. Nous pouvons en retirer énormément d’avantages ! //Photo : Gee Ly



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