CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-1 de mar à jun

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier biotech.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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forum2. transparence/réserve Walter Knabenhans, PDG de Julius Bär Holding AG : La transparence doit avoir ses limites car une transparence excessive pourrait nuire à l’entreprise. Walter Knabenhans (55 ans) a été directeur général, responsable de la gestion des risques et membre de la direction élargie de Credit Suisse Group. Entré dans le groupe Julius Bär en 1998, il en est PDG depuis 2001. 08 ceo/forum Pour chaque entreprise, la transparence est un instrument de gestion dualiste et complexe qui concerne toutes les fonctions de direction et tous les postes à responsabilités. Par transparence dualiste, j’entends le fait que nos missions doivent être perçues aussi bien au sein de l’entreprise que du public. Ce concept souligne la responsabilité du chef d’entreprise par rapport à l’ensemble des parties prenantes. Dans les relations intérieures à l’entreprise, la transparence vis-à-vis des employés est de rigueur : transparence à propos de la stratégie de l’entreprise, du choix des sites, des priorités de recherche, de la gamme de produits, des débouchés, de la qualification et de la sélection du personnel, de la politique de promotion et du système de rémunération. Pour les employés, la transparence au sens premier du terme signifie être reconnus et compris. Une transparence optimale crée la confiance et constitue une source essentielle de motivation. La transparence est également la base sur laquelle repose la confiance dans les relations extérieures de l’entreprise. La transparence s’impose vis-à-vis des actionnaires, des clients et des fournisseurs, des autorités – des services fiscaux à la protection de l’environnement –, des partenaires sociaux ou de l’organisation professionnelle, à l’égard des autorités de surveillance boursière pour les entreprises cotées en Bourse, envers les autorités de surveillance gouvernementale dans le cas d’une banque, tant en Suisse qu’à l’étranger. Pour une banque de gestion de patrimoine cotée en Bourse sur laquelle les actionnaires familiaux exercent une influence marquante, la transparence revêt une importance particulière. Il faut communiquer sur les liens de longue date unissant la famille à l’entreprise. De même, la clientèle doit bénéficier de transparence sur les principes à la base de la culture d’entreprise et de la politique d’investissement, sur le contenu des prestations de service proposées et sur leurs coûts. Comme à beaucoup d’autres entreprises, ne pas proposer des produits tangibles et contrôlables, mais des prestations de service à venir, pose des problèmes à une banque. Cela demande de la part du client un crédit de confiance à justifier opiniâtrement par la transparence. Cependant, ce large éventail d’informations qui, dans leur ensemble, font la transparence de l’entreprise est aussi à l’origine de problèmes considérables. Dans chaque cas particulier, il convient de vérifier si l’on peut vraiment donner des informations, à qui et à quel moment. Les directives sur la pertinence de la publicité faite par les sociétés cotées en Bourse constituent l’exemple le plus connu du fait qu’une bonne intention ne constitue pas un critère d’appréciation suffisant, mais que seul compte un respect scrupuleux de toutes les directives. Une politique d’information mensongère sous cet angle ne crée pas la confiance mais peut la compromettre, voire l’anéantir. Avec toutes les conséquences négatives que cela implique, par exemple les sanctions infligées par les actionnaires. Les exigences de transparence ne sont pas seulement soumises à des lois codifiées mais aussi aux changements que subissent les dimensions morales et éthiques. Ce qui est irréprochable du point de vue du droit de la surveillance peut cependant être interprété de façon négative par une partie de l’opinion publique, qui le fera savoir. La transparence a une dimension changeante, elle n’a pas de statut clairement défini et n’est pas gouvernée par des règles globales. En cherchant à promouvoir une politique d’information et de communication optimale, et donc une transparence elle aussi optimale, il faut constamment composer avec les intérêts et les risques, les avantages et les inconvénients. La transparence doit cependant avoir ses limites car une transparence excessive pourrait causer des dommages potentiels ou directs à l’entreprise. A certains égards, le désir légitime de protection de la sphère privée concerne également les entreprises. Pour l’entreprise, cette sphère privée est un bien immatériel important que l’on peut comparer avec la protection des brevets accordée par la législation, la protection de la « propriété intellectuelle ». On ne peut demander à aucune entreprise de divulguer sans aucune réserve le résultat de ses travaux de recherche et de développement, son savoir-faire technique, les détails sensibles des stratégies envisagées, bref tous les avantages concurrentiels comparatifs. « L’entreprise de verre » n’est pas une alternative valable dans un monde où la presse à sensation se répand dans de nombreux autres milieux pour satisfaire la jalousie ou la pure curiosité des uns ou des autres.//Photo : Mathias Braschler
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