CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-1 de mar à jun

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier biotech.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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forum1. transparence/réserve Lars-Christer Olsson, directeur général UEFA : La seule façon de conserver notre légitimité en tant qu’organe administratif du football est une démocratie au fonctionnement exemplaire. Le Suédois Lars-Christer Olsson (53 ans) est le plus haut dirigeant de l’UEFA. Il est à la tête de l’administration de l’UEFA, dans son quartier général de Nyon, et participe aux réunions du congrès, du comité exécutif et des autres comités de l’UEFA en tant que directeur général. 06 ceo/forum La philosophie de l’UEFA consiste à se perfectionner constamment dans tous les domaines et, de plus, à occuper une position de leader dans l’ensemble des actions qu’elle mène. Nous n’avons pas d’autre choix, sinon d’autres remettraient en cause notre légitimité en tant qu’organe administratif du football européen. C’est pour cette raison que nous nous efforçons de nous doter d’une structure administrative moderne et démocratique toujours améliorée, dont l’un des principes-clés est la transparence. Les institutions politiques, elles aussi, exigent de notre part une bonne gouvernance. C’est ainsi que les Etats membres de l’Union européenne ont par exemple reconnu tant les spécificités du sport que l’autonomie des organes administratifs sportifs, et ce d’autant plus facilement que nous sommes nous-mêmes organisés d’une manière démocratique et transparente (sommet européen de Nice, 2000). Pour illustrer l’importance que revêt la transparence pour l’UEFA, j’aimerais la comparer avec quelques-uns des plus grands clubs de football européens. Conformément à notre forme juridique (une association reconnue d’utilité publique selon le Code civil suisse), l’UEFA n’est pas tenue de publier des informations financières. Cependant, chaque année, elle divulgue, dans son rapport et ses comptes annuels, un plan financier détaillé et un bilan audité, alors que, parmi les clubs européens les plus riches, nombreux sont ceux qui, bien que cotés en Bourse, s’abstiennent de publier le montant des salaires de leurs joueurs. C’est pourtant le seul poste de dépense important de leur activité ! Les clubs donnent certes des chiffres à propos des salaires et des charges mais, en réalité, ceux-ci peuvent être de 50 à 100% plus élevés. En revanche, dans le rapport et les comptes annuels de l’UEFA, on peut voir le détail de nos dépenses et de nos recettes. Par ailleurs, tous les statuts, communiqués et règlements importants sont librement accessibles sur notre site Web www.uefa.com. Nous sommes fiers d’être considérés comme une organisation transparente et ouverte : l’UEFA n’a encore jamais été accusée de corruption ! La réserve a depuis toujours été au centre de la philosophie de l’UEFA pour une autre raison. L’UEFA est une « fédération de fédérations » et, à ce titre, subsidiarité, délégation et pouvoir aux clubs de football nationaux font partie de notre philosophie. Fédéralisme plutôt que centralisme donc. Cette conviction nécessite souvent de faire preuve de réserve. Par exemple, publier un communiqué de presse sur un thème important dans tel ou tel pays amateur de footballalors que celui-ci peut être traité sur place par la fédération de football nationale n’est pas du ressort de l’UEFA. Celle-ci est toujours disposée à intervenir et prête à le faire si l’un de ses adhérents le lui demande, mais les problèmes devraient, dans la mesure du possible, être traités sur place. En définitive, c’est l’UEFA qui appartient à ses membres et non l’inverse. Certes, cela peut à court terme passer pour une réserve exagérée, mais à long terme, cela nous vaut respect moral et autorité. Pour l’UEFA, la séparation des pouvoirs est un aspect important de la réserve. Nous avons un pouvoir législatif (le congrès), un pouvoir exécutif (le comité exécutif ou le directeur général) et un pouvoir judiciaire indépendant (les organes disciplinaires). Pour que ces différents constituants de la « démocratie du football » demeurent cloisonnés, nous n’avons pas seulement besoin de réserve, mais aussi d’une stricte séparation. Par conséquent, le comité exécutif de l’UEFA, le directeur général ou l’administration ne doit en aucun cas influer sur le travail des organes disciplinaires, ni s’y immiscer. Comme, par ailleurs, l’organe administratif du football européen se trouve « au milieu » en tant qu’observateur et arbitre neutre, on nous a également demandé, par le passé, de régler des litiges. Il est évident que la discrétion est de rigueur quand il s’agit de jouer ce rôle. Pour toutes ces raisons, non seulement la transparence et la réserve font partie de la philosophie de l’UEFA, mais elles constituent également une obligation et une nécessité. Pour nous, la seule façon de justifier notre autonomie et de conserver notre légitimité en tant qu’organe administratif du football européen est une démocratie au fonctionnement exemplaire, s’appuyant sur des principes transparents pour gérer notre sport. Nous devons cependant exercer cette transparence avec retenue. Quoi qu’il en soit, comme dans toute démocratie, ce sont nos adhérents qui décideront, en dernier ressort, si nous avons trouvé un équilibre optimal entre ces deux valeurs.//Photo : Mathias Braschler
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