CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-1 de mar à jun

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier biotech.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’agence de notation zurichoise Inrate classe Migros un peu plus haut que Coop. Qu’en pensez-vous ? Il est intéressant de relever que Coop, comme notre concurrent, se situe largement au-dessus de la moyenne du secteur. Tous les autres distributeurs sont bien distancés. A ce haut niveau, les petites différences enregistrées sont souvent en partie fortuites. Il est incontestable que Coop est le numéro un des produits durables et Migros le numéro un de la protection technique de l’environnement. Quels sont les points à améliorer ? Coop a fait de gros efforts en matière de points de vente et de logistique pour réduire la consommation des ressources à l’aide d’installations présentant un bon rendement énergétique. Pourtant, une partie de ces efforts est neutralisée par un niveau de service plus élevé, par exemple des heures d’ouverture plus longues, un plus grand nombre de plats cuisinés frais, nécessitant plus de réfrigérateurs dans les points de vente, les deux livraisons par jour de pain et, parfois aussi, de produits frais. Nous sommes vraiment tiraillés entre notre exigence de fournir le plus haut niveau de service à nos clients et notre envie d’économiser les ressources. Des améliorations sont également encore possibles en matière d’emballages. Mais là aussi, nous devons trouver un compromis entre les besoins des clients, qui attachent de plus en plus d’importance à l’aspect pratique – emballages refermables, plus petits et plus légers ainsi que tendance aux repas hors domicile – d’une part, et les aspects écologiques, d’autre part. 48 ceo/coop Coop fait face à une âpre concurrence. Vos gammes de produits « durables » doivent être rentables. Ont-ils une meilleure rentabilité que le reste de l’assortiment ? Même avec ses labels de confiance, la concurrence est rude pour Coop. Chaque jour, nous devons convaincre nos clients qu’il vaut la peine de payer un supplément pour une pomme de l’agriculture biologique, pour de la viande d’un élevage respectueux des animaux ou pour du café du commerce équitable. Néanmoins, en raison des dépenses plus élevées en matière de communication et de publicité, de la formation du personnel de vente et des plus grands efforts destinés à garantir la qualité, la marge absolue sur les labels de confiance doit être plus élevée que pour la gamme standard. En fin de compte, c’est le marché qui décide si cette marge est réalisée. Les fruits et légumes, par exemple, sont un secteur où il n’en est pas ainsi et où nous appliquons délibérément la même marge pour les produits conventionnels et pour les bio. Concrètement : les produits Naturaplan représentent 14% du chiffre d’affaires total pour les produits alimentaires et 7% sont de qualité bio. Quelles sont les marges dans ce secteur ? Il n’est pas possible de donner des chiffres globaux sur la marge, car ils dépendent des prix actuels des producteurs, fluctuant en fonction des saisons ainsi que de la situation du marché. Toutefois, Coop s’efforce de faire en sorte que toutes les étapes de plus-value des produits Naturaplan puissent aussi couvrir leurs coûts supplémentaires. Comment évoluent Coop Naturaplan, Coop Naturaline, Coop Oecoplan et Max Havelaar par rapport à 2003 ? Les taux de croissance élevés (+13%) de Coop Naturaplan se maintiennent-ils à moyen terme ? En 2004 également, nous pouvons continuer de présenter des taux de croissance à deux chiffres pour ces quatre marques. Ces « Manifestement, les consommateurs sont prêts à payer davantage pour une plus-value tangible. » produits sont de plus en plus demandés. Manifestement, les consommateurs sont prêts à payer davantage pour une plusvalue tangible. En 2005, à l’occasion des dix ans de Coop Naturaline, cette marque sera naturellement mise en évidence, ce dont elle devrait profiter. Allez-vous augmenter la pression sur les prix pour les articles de marque et les autres fournisseurs ? Il est évident que nous négocions, et même plus durement que jamais, avec nos fournisseurs. Si nous comparons les marges EBIT et les marges bénéficiaires des fabricants d’articles de marque avec celles du commerce de détail, les marges pour ce dernier sont nettement plus faibles. De plus, nous les Suisses devons payer aux fournisseurs multinationaux des prix plus élevés que nos concurrents étrangers. Il est évident que beaucoup pensent que « les Suisses » sont plus riches et qu’ils peuvent donc payer plus. A la fin de l’année dernière, plusieurs grands fabricants ont annoncé, même publiquement pour certains, des hausses de prix. Pourtant, cela est diamétralement opposé à la conjoncture actuelle. Si les prix sont aujourd’hui sous pression en Suisse, non seulement nous, mais aussi les acteurs en amont, devons tous apporter notre contribution pour que le commerce de détail suisse reste concurrentiel et pour que les consommateurs suisses ne soient pas défavorisés. Cela va de soi pour nous. Nous menons ces négociations avec les partenaires commerciaux sur la base de notre nouveau « Code of Conduct ». Nous sommes les seuls à le faire en Suisse. Est-ce conciliable avec les normes Coop en matière de développement durable ? Pour l’assortiment traditionnel, les exigences de Coop ne diffèrent délibérément pas des autres normes courantes. Cela permet à Coop, en imposant ses normes, d’utiliser des synergies avec d’autres détaillants européens. Ainsi, dans le secteur des fruits et légumes, Coop exige un certificat Eurep- Gap et a adhéré à la Business Social Compliance Initiative le 1 er janvier 2005. Nous espérons que, dans quelques années, le respect des conditions sociales minimales sera aussi naturel que le sont
aujourd’hui les efforts en matière de sécurité et d’hygiène des denrées alimentaires. Tous les bons détaillants fourniront alors la preuve qu’ils peuvent garantir le respect des normes sociales pour leur assortiment. Et nous voulons aussi faire partie de ces bons détaillants ! Comme l’indique le rapport de durabilité, dans le conflit entre prix et durabilité, Coop veut proposer le meilleur de ce qui est réalisable à grande échelle. Sur quels points faites-vous des compromis ? Pour le secteur de la viande, nous avons constaté que nous ne pourrions jamais obtenir les quantités nécessaires avec de la viande bio. Le seul compromis que nous avons fait à ce sujet concerne la nourriture des animaux. Dans la gamme bleue Coop Naturaplan, la nourriture donnée aux animaux ne provient pas de l’agriculture biologique. Toutes les autres conditions, comme les sorties régulières, le respect des animaux, le contrôle strict de la nourriture, etc., sont respectées aussi strictement dans la gamme bleue que dans la gamme verte et sont contrôlées par un organisme indépendant. Les bananes constituent un autre exemple. Nous avons dû fournir de gros efforts en matière d’approvisionnement, de logistique et de garantie de la qualité avant d’oser passer complètement aux bananes certifiées « commerce équitable » avec le label Max Havelaar. Car nous ne pouvons et ne voulons pas faire de compromis sur la qualité finale des produits ! « Nous ne pouvons et ne voulons pas faire de compromis sur la qualité finale des produits ! » Depuis 2003, vous appliquez la charte Coop pour « un approvisionnement écologique et éthique ». Quelles en sont les conséquences concrètes ? L’expérience acquise depuis 2003 dans les secteurs du textile et de l’horticulture nous a montré que la mise en œuvre de notre charte d’approvisionnement devait être considérée comme un processus – certains partenaires sont déjà bien avancés, d’autres en sont encore au début. Notre objectif est d’inciter tous nos partenaires commerciaux à introduire progressivement des améliorations grâce à des mesures de correction convenues, pour obtenir finalement le certificat SA 8000. A l’avenir, la communication concernant ces améliorations progressives devra être encore plus transparente. Nous mettons uniquement fin aux relations commerciales lorsque des fournisseurs ne comprennent pas nos attentes et ne consentent pas d’efforts. Avec cette façon d’agir, nous suivons parfaitement la ligne de la BSCI qui permet d’associer les efforts en matière de sensibilisation, de formation, de consultation et de contrôle. Nous voyons ici aussi la possibilité d’une collaboration étroite avec les autorités et les organisations non gouvernementales. Le grand défi est précisément d’amener les partenaires commerciaux à se conformer aux lois nationales concernées. Lorsque cela sera garanti, nous aurons déjà fait un grand pas en avant ! Le nombre de kilomètres en camion pour la distribution des marchandises Coop augmente continuellement. Mais pour le premier trimestre 2004, Coop annoncé une hausse des kilomètres en chemin de fer. C’est un changement de tendance qui se confirme ? Ce changement de tendance s’est confirmé pendant toute l’année et devrait se poursuivre encore deux ou trois ans. Les causes en sont la nouvelle stratégie logistique, le stockage plus central, la promotion active du transport ferroviaire par Coop, mais aussi l’amélioration des services de SBB Cargo. Coop veut réduire d’un tiers ses émissions de CO 2 jusqu’en 2010. Est-ce toujours valable ? Coop a été la première société de commerce de détail à conclure avec l’AenEC (Agence de l’énergie pour l’économie) des conventions d’objectifs reconnues par la Confédération, qui exonèrent les entreprises Coop (28 entreprises de production et centrales de distribution) d’une taxe d’incitation sur le CO 2. Pour ces entreprises, une réduction de 16% a été convenue et, pour les points de vente, une économie d’environ 30% est prévue. Cela devrait être possible grâce à la rénovation des points de vente avec des appareils présentant un bon rendement énergétique. Vous occupez environ 50 000 collaborateurs. Les salaires chez Coop sont-ils mis sous pression comme les prix ? Avec CoopForte, Coop a entamé une réorganisation fondamentale de l’entreprise qui nous rend plus rentables et plus concurrentiels. Cette restructuration sera pratiquement terminée à fin 2005, sauf en ce qui concerne l’ouverture de la nouvelle centrale de distribution à Aclens qui aura lieu en 2006. Dans la mesure où, en tant que coopérative, nous n’avons pas à distribuer de dividendes à des actionnaires, le gain de rentabilité profite non seulement aux clients, mais aussi au personnel. Nous sommes l’une des rares entreprises de commerce de détail dotées d’une convention collective de travail et nous assumons notre responsabilité. Bien sûr, la pression de la concurrence est forte et des augmentations salariales excessives ne sont pas réalisables. Toutefois, la guerre des prix ne doit pas se faire au détriment des salaires, mais doit être soutenue par des augmentations de productivité. Une dernière question : travaillerez-vous encore pour Coop dans cinq ans ? Je n’ai absolument aucune intention de quitter Coop. J’ai un travail passionnant qui est encore un défi pour moi. Je veux continuer à faire avancer cette entreprise. Ma vision correspond au modèle : « Nous voulons arriver au sommet ensemble. » 49 Parmi les grands distributeurs, Coop se doit d’être le meilleur.//ceo/coop 49



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