CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-1 de mar à jun

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier biotech.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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« Si le séjour à l’hôpital peut être raccourci et si le patient peut sortir au bout de quelques jours avec un médicament administrable par voie orale, les hôpitaux économisent environ la moitié des coûts usuels. » D’autres préparations prometteuses sont dans le pipeline d’Arpida. Par exemple un produit destiné aux médecins de famille, actif, entre autres, contre des infections fréquentes comme la pneumonie, et éliminant les bactéries résistantes. Pour accroître son potentiel de développement, Arpida a repris à l’automne 2004 l’entreprise danoise de technologie chimique Combio, avec laquelle elle entretenait déjà un étroit partenariat. L’acquisition s’est opérée par échange d’actions. Depuis sa fondation, CHF 140 millions en tout ont été injectés dans le capital d’Arpida en trois tours de table, preuve que l’on croit l’entreprise capable de réussir sur le marché. Pour le seul Iclaprim, le chiffre d’affaires potentiel est d’environ USD 500 millions par an. Arpida est donc aussi considérée depuis des années comme un candidat sérieux à l’introduction en Bourse. H. Welten, le directeur financier, reste réservé : « Ce sont en priorité le marché et les investisseurs qui décideront de l’introduction en Bourse de notre société et du moment pour le faire. » //Arpida Biotech AG, Münchenstein Site Internet : www.arpida.com Année de fondation : 1997 Nombre d’employés : 73 Principaux investisseurs/détenteurs du capital : Alta Berkeley, CDIB, HBM BioVentures, HealthCap, Partners Group, Temasek Holdings, Novo, Swissfirst Bank et autres, total : CHF 140 millions Pipeline : anti-infectieux hautement efficaces en phase de développement clinique (Phase II) et préclinique PDG : Khalid Islam 18 ceo/biotech dossier biotech5. portrait d’entreprise : speedel Les hypotenseurs Elle a mis tous ses œufs dans le même panier et elle est toujours en activité : la start-up bâloise Speedel a franchi les premiers obstacles avec ses hypotenseurs. « Prenez-vous votre tension chaque semaine ? », demande le journaliste. Alice Huxley, PDG et fondatrice de l’entreprise de biotechnologie bâloise Speedel, jette un coup d’œil à Peter Herold, son directeur de la recherche, et tous deux disent en riant de bon cœur : « Nous n’en avons pas le temps. » A. Huxley ajoute aussitôt que sa tension serait plutôt trop basse. Coïncidence heureuse pour le chef d’une entreprise spécialisée dans les médicaments hypotenseurs. Le thème est sérieux. Dans le monde, environ 200 millions de personnes souffrent d’hypertension. Comme l’espérance de vie augmente sans cesse, le risque va croître à l’avenir. La plupart des hypertendus n’imaginent pas qu’ils portent en eux la « mort silencieuse », fatale à beaucoup. Un hypertendu sur deux seulement est suivi correctement avec les thérapies disponibles. « Il n’y a pas de médicament universel capable d’aider tout le monde », explique A. Huxley. Speedel, pour « Speedy Development », est spécialisée dans ce que l’on appelle les inhibiteurs de la rénine. La rénine est une enzyme de régulation de la tension artérielle. « Ce phénomène est un peu comme le départ d’une avalanche. Plus on intervient
en amont, meilleur est l’effet de freinage », explique P.Herold. La rénine se trouve donc en haut de la cascade. Jusqu’alors, pour des raisons techniques, il n’existait aucun médicament capable d’avoir un effet thérapeutique à ce niveau. Speedel a trouvé une solution. Son inhibiteur de la rénine, l’Aliskiren, s’est révélé cliniquement efficace chez des patients hypertendus, et ce d’une manière si convaincante que Novartis s’en est assuré les droits. Depuis mars 2004, Novartis mène avec des patients une étude de grande ampleur, dite de Phase III, la dernière étape avant une éventuelle homologation. Selon ce calendrier, le lancement sur le marché du premier inhibiteur de rénine devrait intervenir en 2007. L’Aliskiren est également un parfait exemple pour le patronat, illustrant les méthodes de donnant-donnant qui règnent dans l’industrie pharmaceutique : Alice Huxley, biochimiste de formation, était directrice dans l’ancienne société Ciba et travaillait déjà avec son équipe sur les inhibiteurs de la rénine. La fusion avec Sandoz a donné Speedel dispose de huit brevets, a déposé 27 demandes de brevets et possède un pipeline englobant plusieurs produits à différents stades d’expérimentation. Alice Huxley, PDG et fondatrice, avec son directeur de la recherche Peter Herold (au centre) : « Il n’existe pas de médicament universel capable d’aider tout le monde. » naissance à Novartis et mis en péril le projet rénine. A. Huxley, d’une nature tenace, n’a pas lâché. Elle a convaincu la direction de Novartis de donner le feu vert à l’Aliskiren et de sous-traiter sa fabrication à Speedel, récemment fondée. Le fonds de capitalrisque de Novartis a fourni les capitaux, l’entreprise pharmaceutique prenant en contrepartie une option sur l’Aliskiren. Si le succès est là, Novartis aura un nouvel atout en main. De son côté, Speedel profite d’avances, payées au moment de la rétrocession de la licence et au fur et à mesure des progrès. Mais Speedel ne gagnera vraiment de l’argent que si l’Aliskiren arrive sur le marché des médicaments et lui assure des royalties régulières proportionnelles au chiffre d’affaires. L’hypotenseur Diovan, créé par Novartis, donne une idée de ce qui pourrait être réalisé dans ce domaine. Ce médicament à succès génère un chiffre d’affaires annuel de CHF 3 milliards. « Au début, nous étions l’entreprise d’un seul produit. Un échec au cours de la première phase clinique aurait causé notre perte. Cependant, j’ai toujours été convaincue que nous y arriverions », déclare A. Huxley. La phase qui a suivi la fondation de Speedel, en 1998, a été la plus difficile : il a fallu rechercher et convaincre des investisseurs, trouver des employés doués d’un esprit pionnier et organiser l’entreprise. Lorsqu’il s’agit de sa survie, on apprend très vite. Et aujourd’hui ? 27 dépôts de brevets et huit brevets, un pipeline englobant plusieurs produits à différents stades cliniques et précliniques et des principes actifs intervenant en trois points différents de la cascade de la circulation sanguine. Avec Speedel Experimenta à Allschwil, qui a reçu le prix de l’entrepreneur 2004 au titre du nordouest de la Suisse, la firme dispose d’un service de recherche d’une efficacité supérieure à la moyenne. Les succursales installées aux Etats-Unis et au Japon nouent des contacts avec les principaux marchés. Depuis sa fondation, Speedel s’est assuré environ CHF 180 millions en revenus opérationnels, dépenses d’équipement et prêts convertibles. Cet argent est suffisant pour tenir trois ans. Désormais, des candidats hautement qualifiés postulent pour des emplois qui restent à créer. Si tout se déroule conformément au « business plan », cette entreprise privée va devenir une société ouverte au public. Cependant, A. Huxley n’a pas fixé la date de l’introduction en Bourse. Le credo de cette patronne de 47 ans qui, en plus de son emploi à plein temps, parvient également à s’occuper de ses deux enfants, est le suivant : « Nous prenons le temps qu’il faut pour bâtir sans pour autant perdre une seule journée. » //Speedel AG, Bâle Site Internet : www.speedel.com Année de fondation : 1998 Nombre d’employés : 57 Principaux investisseurs/capital garanti : fonds de capital-risque DSM, fonds de capital-risque Novartis, total CHF 180 millions Pipeline : agents actifs cliniques (Phases II et III) et précliniques pour les maladies cardiaques, circulatoires et du métabolisme PDG : Alice Huxley ceo/biotech 19



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