CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-1 de mar à jun

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier biotech.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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mise sur le marché. Avec leur pipeline bien rempli, W. Renner et J. Schlapbach sont convaincus de leur propre réussite. Ils estiment qu’ils perceront dans trois ou quatre ans. Dans le cas contraire, l’entreprise n’existera plus sous cette forme. Pourquoi Cytos ne mise-t-elle que sur les vaccins ? W. Renner projette sur le mur de son bureau un graphique PowerPoint présentant la pyramide des âges prévue en Suisse pour 2050. Cette année-là, en Suisse, les personnes de plus de 85 ans constitueront la tranche d’âge la plus importante. Dans le monde entier, plus de 2 milliards de personnes auront alors plus de 60 ans. « Comme, dans le futur, nous ne voulons pas succomber en masse à des maladies chroniques, nous devons enrayer les processus dégénératifs, tel Alzheimer, par exemple, et ce avant l’apparition des premiers symptômes », explique W. Renner. Les vaccins constituent la solution la plus efficace et la plus intéressante en termes de coûts. Chez Cytos, on est fier du nouveau site de production de l’entreprise, installé dans l’agréable siège de la société, à la pépinière de biotechnologie de Schlieren. Il comprend une salle blanche de 90 mètres carrés répondant aux exigences les plus sévères. Cytos investit des millions et accélère le rythme. Elle dépense encore beaucoup plus d’argent qu’il n’en rentre, ce qui n’inquiète ni le directeur financier, Jakob Schlapbach, ni le patron : « Aucune entreprise pharmaceutique bien en place n’aurait développé autant de médicaments avec si peu d’argent et en si peu de temps. » //Cytos AG, Schlieren Site Internet : www.cytos.com Année de fondation : 1995 Nombre d’employés : 109 Principaux actionnaires : Wolfgang Renner, GLS LP Investment, HBM BioVentures, Fondation Novartis pour la recherche Pipeline : notamment des vaccins contre l’addiction à la nicotine, l’hypertension, l’arthrite, l’obésité, la maladie d’Alzheimer, tous en phases de développement clinique (Phase I/II) et préclinique PDG : Wolfgang Renner 16 ceo/biotech dossier biotech4. portrait d’entreprise : arpida Les tueurs de bactéries De plus en plus d’antibiotiques perdent de leur efficacité. L’entreprise Arpida, à Münchenstein, a plusieurs fers au feu pour lutter contre les bactéries plurirésistantes. Dans cet ancien entrepôt, à la périphérie de Münchenstein BL, il n’y a, de prime abord, rien de spectaculaire : les laboratoires se suivent, des appareils remuent des substances, refroidissent ou chauffent des cultures de bactéries. Laborantins et scientifiques manipulent des pipettes sous des sortes de hottes, enregistrent des résultats ou sont assis devant un écran. Cependant, pour les employés de la firme de biotechnologie Arpida, ce qui paraît être de la routine est une course contre la montre : « La crise des antibiotiques s’amplifie. Nous développons des médicaments permettant de lutter contre des bactéries plurirésistantes », explique Dieter Gillessen. Ce cofondateur, directeur de l’exploitation et membre du Conseil d’administration d’Arpida, était auparavant chercheur chez Roche. Cette évolution prend surtout une tournure dramatique dans les hôpitaux. Rien qu’aux Etats-Unis, 90000 personnes meurent chaque année d’infections nosocomiales. Cela concerne surtout les personnes âgées ou les opérés récents, que leur décès soit dû à des pneumonies graves ou à des septicémies. Comme de plus en plus de bactéries résistent aux antibiotiques traditionnels, le danger s’accroît. Il existe déjà des plurirésistances impossibles à combattre avec trois médicaments différents ou plus. Les nouvelles émanant des laboratoires Arpida suscitent maintenant de grands espoirs. La préhistoire : il y a plusieurs années, Arpida a pu acquérir la molécule de recherche Iclaprim auprès de la firme Roche. Grâce aussi à des chercheurs qui travaillaient auparavant chez Roche et qui font partie des fondateurs d’Arpida. Depuis, Iclaprim a franchi l’obstacle des deux premiers essais cliniques (Phases I et II). La dernière étude clinique (Phase III) avant la procédure d’homologation officielle va commencer. Arpida dispose pour cela du savoir-faire nécessaire et de capitaux suffisants. « Les perspectives sont très encourageantes », déclare le directeur financier, Harry Welten. Cet ancien banquier renvoie aux statistiques : dans quatre cas sur cinq, les anti-infectieux qui ont passé la deuxième phase clinique avec succès arrivent sur le marché sous forme de médicaments. Et par rapport à ce que l’on nomme le « standard doré », Iclaprim a également bien tiré son épingle du jeu : la préparation pharmaceutique Arpida a été comparée au Vancomycin, qui est toujours administré lorsqu’il s’agit de combattre des bactéries plurirésistantes. Mais alors, pourquoi un nouveau médicament s’il est seulement aussi bon que l’ancien ? Là, H. Welten est tout à fait dans son élément : « Iclaprim a un spectre large et agit à la fois contre les souches bactériennes Gram-positif et Gram-négatif. De plus, notre préparation est rapidement bactéricide et tue donc les bactéries. Un grand nombre des produits concurrents ne font que freiner leur croissance. » Et Iclaprim est l’un des rares médicaments à pouvoir être administré tant par voie intraveineuse que par voie orale. Aux Etats-Unis, un hôpital doit, en général, supporter lui-même les frais d’une infection contractée par un patient. Dans le cas de bactéries résistantes, cela représente des coûts moyens de USD 45 000 environ par patient. Le calcul de H. Welten est simple:
« La crise des antibiotiques s’amplifie. Nous développons des médicaments permettant de lutter contre des bactéries plurirésistantes. » Dieter Gillessen, cofondateur d’Arpida, directeur de l’exploitation, administrateur et auparavant chercheur, en compagnie de son directeur financier Harry Welten (à droite). ceo/00



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