CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-1 de mar à jun

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier biotech.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ou vendu à des firmes comme Basilea et Arpida (voir page 16). Le fonds de capitalrisque Novartis a fourni l’argent nécessaire au démarrage d’entreprises comme Speedel (voir page 18), qui poursuivent les projets devenus excédentaires après la fusion Ciba/Sandoz. Ainsi, les groupes pharmaceutiques transfèrent leurs risques de développement, mais ils tiennent en même temps la barre : ils s’assurent la licence et lancent les premiers de nouveaux médicaments sur le marché grâce à leurs circuits de vente et à leur santé financière. Ils avancent des fonds à leurs partenaires juniors qui touchent un pourcentage sur le prix de vente, uniquement en cas de succès bien entendu. Lorsque des PME de la biotechnologie commercialisent elles-mêmes leurs produits, il s’agit soit de spécialités destinées à un marché restreint, soit de nouvelles plates-formes technologiques pour le développement et la production. Celui qui abandonne le cocon universitaire pour des spin-off ou qui préfère une startup aux allocations de recherche confortables offertes par les majors de la pharmacie ne choisit pas la facilité. En Suisse, les capitaux de départ provenant des collectivités publiques sont comparativement rares et les bailleurs de fonds privés comme les sociétés de capital-risque investissent majoritairement, depuis l’éclatement de la Réseau biotechnologie Conseiller et contrôler les entreprises de la branche biotechnologique nécessite une vaste expérience et des connaissances très spécifiques. PricewaterhouseCoopers entretient un réseau de centres de compétences pour les industries pharmaceutique et biotechnologique à Bâle, Chicago, Florham Park, Londres et Tokyo. Ces entres sont dirigés par des experts qui communiquent en permanence sur les développements les plus récents. Les auditeurs et conseillers de PricewaterhouseCoopers disposent donc à tout moment et dans le monde entier d’une « best practice » immédiatement mise au service du client. Interlocuteur pour la Suisse dans le domaine « Pharmaceuticals & Biotechnology » : Clive Bellingham, tél. 01 630 28 22, clive.bellingham@ch.pwc.com 12 ceo/biotech bulle Internet, dans des entreprises dont les médicaments ont déjà surmonté avec succès les premières phases cliniques. De plus, nombre de fondateurs d’entreprises de biotechnologie sont certes d’excellents scientifiques, mais ils doivent d’abord apprendre à gérer. Alice Huxley, PDG et fondatrice de Speedel, parle du « principe de Darwin » : ici, seuls les plus forts survivent. D’après le rapport de branche du Credit Suisse, cette situation a pourtant aussi de bons côtés. Il ne faut pas trop demander à la corne d’abondance de l’Etat : « Seules les entreprises qui renoncent aux subventions publiques et trouvent des investisseurs privés peuvent réussir durablement. » La Suisse est-elle un bon lieu d’implantation ? Grâce aux grandes firmes pharmaceutiques et à plusieurs instituts universitaires, il existe un riche vivier de spécialistes suisses et étrangers. La plupart des jeunes entreprises sont des creusets multiculturels employant des personnes de 20 nationalités, comme par exemple la firme bâloise Speedel. Ce mélange de cultures et de cursus de formation différents porte ses fruits. De temps en temps, des travailleurs étrangers se plaignent pourtant des procédures d’autorisation tatillonnes. L’éclatement de la branche entre ses trois implantations principales de Bâle (BioValley), Zurich (MedNet) et du lac Léman (BioAlps) est controversé. On parle aussi bien « d’excellentes conditions de base », comme le fait le seco, que de « dispersion inutile » comme l’évoque Jean-Pierre Rosat, PDG d’Apoxis. Le scepticisme général visà-vis de la technologie génétique conduit également à employer les grands moyens législatifs contre la biotechnologie, ce que des protagonistes comme J.-P. Rosat critiquent : « La biotechnologie est l’industrie du 21 e siècle. On ne peut pas arrêter le progrès. » Si l’on réglemente trop, les firmes émigreront vers des pays où les conditions sont moins sévères.//Pour en savoir plus www.swissbiotech.org www.biotechgate.com www.bbt.admin.ch www.interpharma.ch dossier biotech2. portrait d’entreprise : apoxis Les dompteurs de cellules Si la société Apoxis, de Lausanne, réussit sa percée, elle va révolutionner le traitement du cancer. Cette jeune entreprise, titulaire du Swiss Technology Award 2004, a cependant encore un long chemin à parcourir. De l’extérieur, on ne devine pas ce qui se passe derrière les murs de cet immeuble de bureaux situé dans le quartier de Sévelin, à Lausanne. Apoxis SA occupe ici un étage entier de bureaux et de laboratoires. Pour pénétrer au cœur de ce centre de recherche, il faut mettre des surchaussures de protection et parfois porter un masque respiratoire, comme dans un service de soins intensifs : c’est la norme pour certains procédés devant se dérouler dans une atmosphère cliniquement pure. L’aile labos comprend aussi une section expérimentation animale, avec des centaines de souris dans des boxes séparés. Ici, les odeurs sont un peu plus fortes. Pour Jean-Pierre Rosat (42 ans), PDG d’Apoxis depuis la mi-2002, cet étage n’est que la première étape : « Nous aurons besoin de plus de place et nous devrons embaucher », pronostique-t-il. « Nous sommes meilleurs que d’autres. Nous avons d’excellents scientifiques, des gestionnaires compétents et nos essais précliniques sont prometteurs. » Aujourd’hui, Apoxis compte 42 employés. Il y a encore 18 mois, ils n’étaient qu’une demi-douzaine. Que recherche et développe Apoxis ? Le nom de l’entreprise, qui dérive de celui du mécanisme appelé apoptose (mort programmée des cellules), trahit son programme. Apoxis travaille à la correction de ces « erreurs de programmation »
Aujourd’hui, Apoxis compte 42 employés. Il y a encore 18 mois, ils n’étaient qu’une demi-douzaine. Jean-Pierre Rosat, PDG d’Apoxis : « Nous avons d’excellents scientifiques, des gestionnaires compétents et nos essais précliniques sont prometteurs. » ceo/00



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