CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
CEO Suisse n°2005-1 mar à jun
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2005-1 de mar à jun

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier biotech.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
dossier biotech1. la scène suisse Boom d’innovations dans le labo high-tech. Le secteur suisse de la biotechnologie jouit d’une réputation mondiale et dispose d’un fort potentiel de croissance. Cependant, seules quelques firmes réussissent à percer. Tour d’horizon. Texte : Bernhard Raos Photos : Thomas Eugster Même des magistrats aussi objectifs que le conseiller fédéral Joseph Deiss deviennent euphoriques en parlant de la biotechnologie suisse. « Ensemble, nous sommes de classe mondiale. » C’est en ces termes que le ministre de l’économie a présenté, à l’automne dernier, la plate-forme biotechnologique commune www.swissbiotech.org. Il est vrai que le premier « Swiss Biotech Report », publié en 2004 sous l’égide du Secrétariat d’Etat à l’économie (seco), ouvre lui aussi de belles perspectives. Avec 227 entreprises, dont 139 de biotechnologie pure, la Suisse occupe le sixième rang en Europe et le neuvième dans le monde. Aucun autre pays n’a, par rapport à sa population, une aussi forte densité d’entreprises biotechnologiques. La Suisse est également en tête en termes de qualité : fin 2003, 20 produits étaient en Phase III, dernier obstacle avant l’autorisation de mise sur le marché. En Europe, seule la Grande-Bretagne fait mieux. Si l’on considère le chiffre d’affaires et la valeur boursière des entreprises biotechnologiques cotées en Bourse, la Suisse occupait, fin 2003, avec un chiffre d’affaires de 10 ceo/biotech EUR 2,2 milliards et une capitalisation de EUR 9 milliards, le deuxième rang derrière la Grande-Bretagne. Et le secteur crée des emplois : à ce jour, on en recense plus de 13000, dont environ 8000 dans notre seul pays. Pour Roland Meier aussi, responsable recherche dans la société de participation financière BB Biotech, les « firmes suisses n’ont pas à craindre la comparaison ». La société genevoise Serono, par exemple, est la plus importante entreprise biotechnologique européenne. Mais le lieu d’implantation le plus important des biotechnologies, avec le plus fort taux de commercialisation, est constitué par les Etats-Unis, dont les entreprises cotées en Bourse réalisent environ les trois quarts du chiffre d’affaires. Les grands de la branche : Amgen, Genentech et Biogen. En dépit de tels superlatifs, les entreprises de biotechnologie sont vulnérables. R. Maier, qui connaît bien la branche, est convaincu que « dans cinq à dix ans, la plupart de ces entreprises, même celles cotées en Bourse, n’existeront plus sous leur forme actuelle. » En effet, sur les quelque 3000 entreprises mondiales de biotechnologie, moins de 100 sont rentables. Le secteur est en plein boom, mais il est dans le rouge. La plupart des entreprises – en Suisse, un tiers d’entre elles ont moins de cinq ans – « brûlent » encore massivement des capitaux. Avec 50 employés, cela représente en moyenne CHF 15 à 25 millions par an. La raison : des recherches longues et coûteuses. Il faut travailler 10 à 15 ans et investir entre CHF 400 et 800 millions avant de pouvoir lancer un médicament sur le marché. Les pionniers de la biotechnologie connaissent le risque. « Si, d’ici trois ou quatre ans, nous n’avons pas réussi, nous n’existerons plus », affirme par exemple Wolfgang Renner, PDG de la société zurichoise Cytos. Avec 0,5% du produit intérieur brut (PIB), l’industrie de la biotechnologie apporte, comparativement, une contribution réduite à l’économie suisse. En outre, dans son analyse de la branche, le Credit Suisse estime qu’à l’avenir, le moteur de l’emploi va ralentir : « Nous tablons sur une baisse de la croissance annuelle du nombre d’emplois, qui devrait tomber à 10%, contre 30% actuellement. » Bien que les jeunes firmes fassent la une des journaux, la biotechnologie est en majeure partie l’affaire des grands groupes pharmaceutiques. Les majors de l’industrie pharmaceutique marquent en même temps de leur empreinte les petites et moyennes entreprises de différentes façons : Roche, par exemple, a complètement abandonné le secteur des anti-infectieux et l’a transféré
ceo/00



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :