CEO Suisse n°2004-2 oct 04 à fév 2005
CEO Suisse n°2004-2 oct 04 à fév 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2004-2 de oct 04 à fév 2005

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : le marché chinois.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dossier chine1. Marché de croissance Croissance XXL Performances économiques, exportations, infrastructures – en Chine, tout croît plus rapidement et dans des proportions plus gigantesques que n’importe où ailleurs dans le monde. Aucun autre pays n’attire autant d’investissements étrangers. Mais la période de démarrage est finie. La Chine est maintenant la quatrième nation commerçante du monde, avec des défis plus difficiles à relever. La fin du boom est-elle en vue ? Photos : Jan Siefke (Chine), Niklaus Spoerri (Suisse) Texte : Janis Vougioukas 34 ceo/chine En octobre 1949, lorsque Mao Zedong proclama la République populaire à Pékin, le temps s’arrêta en Chine. Le pays tomba dans la léthargie, ce fut le retour de l’âge de pierre. Mao est mort en 1976 et un petit homme du nom de Deng Xiaoping est arrivé, qui tint des propos comme : « Devenir riche est honorable » et : « Qu’un chat soit noir ou blanc ne compte pas. L’important est qu’il attrape les souris. » Deng voulait dire : capitalisme ou communisme, là n’est pas l’important. Le principal est d’avoir ce que l’on veut. Et la Chine voulait devenir riche. Depuis, la Chine a dépassé le Japon – auparavant moteur économique de l’Asie – dans le commerce avec l’Europe et les Etats- Unis. L’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) va encore accélérer cette tendance. En 2005, après la suppression des dernières barrières douanières, trois vêtements sur quatre vendus aux Etats-Unis viendront de Chine, estime l’association des entreprises américaines du textile. Toutefois, la Chine ne produit pas que jouets et vêtements, loin de là, mais aussi machines, puces électroniques et ordinateurs. En 2003, les exportations chinoises, qui ont doublé en moins de quatre ans, ont augmenté de 34,6%. L’année dernière, les résultats économiques ont pour la première fois atteint la barre magique des mille dollars par tête. Une paille par rapport aux nations industrialisées occidentales. Toutefois, il faut se représenter la Chine comme une côtelette : elle est en grande partie faite de viande sèche et osseuse, mais une épaisse couche de lard s’est formée sur la côte est, là où se concentre l’essentiel de l’économie et où 100 millions de Chinois ont un niveau de vie proche de celui des Occidentaux. Ce pays est maintenant la sixième économie nationale et la quatrième nation commerçante du monde. Aucun autre pays n’attire autant d’investissements étrangers. En juin, le ministère de l’économie pékinois a recensé 486 965 entreprises à capitaux étrangers. « Il y a plus de risques à ne pas être sur place qu’à y être », explique Heinrich von Pierer, le patron de Siemens. Rares sont les groupes mondiaux qui peuvent se dispenser d’investir en Chine. Personne ne voudrait laisser échapper l’occasion de participer à la croissance la plus forte du monde. Ces derniers mois, des entreprises chinoises ont suscité l’effervescence dans les Bourses internationales. Lors de son entrée en Bourse en décembre, China Life Insurance, la plus grosse compagnie d’assurance-vie du pays, a placé pour 3,46 milliards de dollars d’actions, l’émission la plus importante de 2003. Le portail Internet Ctrip.com, à Shanghai, a réalisé ce qu’aucune entreprise n’avait réussi à faire pendant trois ans : après son entrée au Nasdaq, la Bourse technologique de New York, son cours a doublé en l’espace de quelques heures. De gigantesques projets gouvernementaux d’infrastructure sont à la base de l’aménagement du pays. Au cours des cinq années à venir, l’équivalent de 42 milliards de francs doivent être investis dans des opérations d’infrastructure à l’ouest, longtemps négligé. La première autoroute du pays a été terminée en 1988. Le réseau compte maintenant plus de 20 000 kilomètres, ce qui le place au deuxième rang mondial. Le réseau ferroviaire va bientôt atteindre 80 000 kilomètres. En une décennie et demie, la Chine a bâti une infrastructure alors qu’il aura fallu une génération entière aux pays industrialisés pour y parvenir.
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