CEO Suisse n°2004-1 jun à sep
CEO Suisse n°2004-1 jun à sep
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2004-1 de jun à sep

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : la Russie, puissance économique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Pour les investisseurs étrangers, le climat s’est nettement amélioré, comme un forum, organisé à Londres par le magazine russe « Expert », le « Financial Times » et PricewaterhouseCoopers, a permis de le constater. même augmenté de 8,4% par an, après avoir reculé pendant les dernières années de l’ère Eltsine. Le taux de chômage est passé de 12,5 à 8,8%, le budget de l’Etat est équilibré. La Russie se redresse à grands pas. Les secteurs-clés de ses industries traditionnelles font de même. Par exemple, EvrazHolding, le groupe sidérurgique d’Alexander Abramov, est une conséquence heureuse de la crise de 1998. A l’époque, Abramov, qui, à l’instar de Kiselev, a un background scientifique et universitaire, a assaini des combinats sibériens en faillite avec l’aide du groupe international Duferco, de Lugano, pour les transformer en entreprises rentables capables de s’affirmer sur le marché mondial. La philosophie stratégique d’Abramov : pas de gros investissements sans management à la hauteur. Lui aussi incarne le nouvel esprit de sérieux russe. Pour les investisseurs étrangers, le climat s’est nettement amélioré, comme un forum, organisé à Londres par le magazine russe 42 ceo/russie « Expert », le « Financial Times » et PricewaterhouseCoopers, a permis de le constater au printemps. C’est peut-être le fabricant de meubles suédois IKEA qui envoie les signaux les plus prometteurs, voulant investir, au cours des prochaines années, dans 20 nouveaux magasins entre Moscou, St-Pétersbourg et Novossibirsk, en Sibérie. Les Suédois escomptent sept millions de clients russes et espèrent faire des bénéfices à partir de 2005. Aujourd’hui même, affirme Lennart Dahlgren, directeur général d’IKEA pour la Russie, les deux magasins moscovites existants « font partie des plus performants du monde ». Cependant, le long chemin de la Russie vers les délices de l’Occident est, aujourd’hui encore, semé d’obstacles. Pour l’essentiel, la croissance des dernières années a trop été le résultat de circonstances heureuses dues au prix constant du pétrole. « Maintenant, l’économie doit être sérieusement reprise en main », estimait l’agence russe « En Russie, il règne une atmosphère très particulière. » Daniel Gremaud, responsable des projets russo-suisses. Le siège social de PwC à Moscou emploie 800 personnes environ – dont une équipe de 20 experts en fiscalité, chargée exclusivement des projets russo-suisses. Cette équipe aide les clients russes à implanter un commerce international via la Suisse. A l’inverse, ce réseau est à la disposition des clients suisses qui s’intéressent aux investissements et aux activités en Russie. Daniel Gremaud, associé, International Tax Services, PricewaterhouseCoopers Lausanne, se consacre intensément depuis des années aux relations commerciales avec la Russie. Il est, entre autres, spécialiste de la législation russe et expert en projets russo-suisses. « En Russie, il règne une atmosphère très particulière de renouveau et de changement. Presque chaque jour, on assiste à l’apparition de nouveautés qui modifient et bouleversent la politique et l’économie », déclare Gremaud. Son engagement professionnel et personnel lui a ouvert des perspectives particulières et permis de nouer des contacts. Ceux-ci se sont concrétisés par un bureau suisse-russe-ukrainien, dans le cadre duquel les structures juridiques et économiques pour une coopération internationale sont définies et établies. Dans ce contexte, une délégation de politiciens suisses, dont le conseiller fédéral Couchepin, a rendu visite en juillet dernier à des politiciens et entreprises en Russie. Informations et contact : daniel.gremaud@ch.pwc.com Novosti au printemps, peu après la réélection de Vladimir Poutine. Il y a fort à faire. Le système bancaire est toujours fragile, la sécurité juridique n’existe pas partout, la corruption et l’arbitraire administratif posent encore de gros problèmes. La Russie va-t-elle devenir une société ouverte ? L’affaire Ioukos et l’arrestation du magnat Mikhaïl Khodorkovski ont encouragé le scepticisme, mais Alexander Abramov, par exemple, est optimiste à long terme. « Je pense », dit-il, « que l’affaire Ioukos est plutôt un cas isolé. » La Russie se trouve à nouveau à la croisée des chemins, mais aujourd’hui les conditions d’une évolution positive sont meilleures que jamais. « Cette fois, il ne s’agit pas seulement de survivre », estime l’analyste Leonid Grigoriev, « mais, à l’heure de la mondialisation, d’augmenter à long terme la compétitivité de la société russe. » Plusieurs réformes sont en cours, du moins dans le domaine de la législation économique. Des séries de lois visant à réguler le marché financier et à libéraliser les marchés de l’électricité et du gaz, annoncées pour cet été, figurent au premier rang des préoccupations du président. Ce serait, selon les experts unanimes, des pas importants dans la bonne direction.
Interview « La Russie est un marché intéressant. » Oleg Kiselev 1 nous parle de croissance, d’argent et d’investissements, ainsi que de l’avenir du secteur bancaire russe. ceo : M. Kiselev, vous êtes entré chez Renaissance Capital cette année, au mois de janvier. Quel est aujourd’hui le profil de cette société ? Oleg Kiselev : Renaissance Capital est une société mixte, ce qui n’est pas très habituel en Russie. Nous sommes à moitié russes et à moitié internationaux. Cela signifie que nous avons adopté les standards de qualité internationaux et une vision russe de la manière dont on peut faire des affaires en Russie. Mon rôle principal, et mes intentions, consistent à combiner plus étroitement les deux points de vue, l’international et le russe. Quels seront les défis personnels les plus importants à relever pour vous ? Il s’agira en premier lieu d’ouvrir de nouvelles branches commerciales, en particulier dans le secteur des investissements bancaires. Cependant, notre premier défi concernera le marché de la consommation, financé à 100% par nos partenaires. Je souhaite augmenter la valeur de ce secteur. Développer en notre faveur les opérations bancaires privées, un secteur qui ne fonctionne pas bien en Russie, représentera aussi pour nous un défi important. Jusqu’à présent, quelles ont été vos affaires les mieux réussies ? L’un de nos derniers projets portait sur le placement d’un fonds de 100 milliards de roubles pour le géant de l’énergie Gazprom, 1 Oleg Kiselev a été directeur adjoint de l’Institut de physique chimique de l’Académie des Sciences soviétique avant de devenir, dès 1989, l’un des premiers entrepreneurs indépendants russes en fondant Alpa Photo. Il a notamment fait partie du directoire de l’Impexbank avant d’intégrer celui de Renaissance Capital au début de l’année. Elu « Banquier de l’année » à deux reprises, Kiselev est également vice-président de l’Union russe des industriels et des entrepreneurs. que nous soutenons. C’est, à ce jour, le placement de titres le plus important réalisé pour une société russe. Auparavant, le plus gros placement avait été de cinq milliards de roubles, toujours pour Gazprom. Nous jouons un rôle très important sur ce marché. Nous surveillons ces titres et sommes impliqués dans des affaires similaires dans différents secteurs. Les analystes occidentaux accordent une grande confiance au marché russe des capitaux et à la croissance à en attendre. Le marché des capitaux va se développer et j’ai parfois l’impression que la croissance y progresse plus rapidement que dans l’économie elle-même. La Russie est un marché intéressant : c’est pour cela qu’il entre plus d’argent que ce dont le marché a besoin ou que ce qu’il peut traiter. Cela crée parfois un effet de bulle, par exemple sur le marché surchauffé de l’immobilier. C’est pourquoi, en tant qu’entreprise, nous sommes très prudents avec nos clients. On dit que la Russie a encore un système bancaire très fragile. Lorsque les opérations bancaires privées ont commencé en Russie, nous avions des lois très libérales. Personne ne considérait que des dispositions plus strictes étaient nécessaires. Avant le krach de 1998, les banques étaient les principaux acteurs de l’économie russe. A cette époque, l’argent circulait de deux façons. D’un côté, il y avait le budget de l’Etat et les banques. Ce flux d’argent s’auto-entretenait. De l’autre côté, nous avions la véritable économie, où l’argent manquait et où, à la place, on faisait des ceo/russie 43



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