CEO Suisse n°2004-1 jun à sep
CEO Suisse n°2004-1 jun à sep
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2004-1 de jun à sep

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : PricewaterhouseCoopers

  • Format : (230 x 280) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : la Russie, puissance économique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Parfois, les choses se déroulent comme une partie d’échecs. Un roque, et la situation change radicalement. Oleg Kiselev est l’un de ces joueurs d’échecs. Il est assis dans un bureau fonctionnel sobrement décoré de l’immeuble inondé de lumière de la banque d’investissement Renaissance Capital, en plein centre ville, à proximité immédiate de la résidence officielle de Youri Loujkov, le maire de Moscou. Il y a 15 ans, cet ancien scientifique n’aurait pas osé imaginer qu’il deviendrait l’un des leaders économiques les plus importants du pays. Récemment, Oleg Kiselev s’est vu décerner pour la deuxième fois le titre de « Banquier de l’année ». « A vrai dire, je ne vois aucun rapport entre ma carrière actuelle d’homme d’affaires et mon passé de scientifique », dit-il en riant, « sinon peut-être que mes connaissances mathématiques m’ont appris à penser d’une manière strictement logique. » Kiselev n’a jamais étudié les investissements bancaires, mais, dans ce secteur, il est aujourd’hui 40 ceo/russie plus demandé que quiconque en Russie. Ce n’est pas un joueur, mais un stratège. Aujourd’hui, en Russie, des gens comme Oleg Kiselev sont représentatifs d’une mentalité misant sur le sérieux. L’effervescence de la perestroïka et les défis parfois un peu aventureux de la période Eltsine appartiennent depuis longtemps déjà au passé. « Au début », déclare Kiselev, qui fut l’un des premiers entrepreneurs russes indépendants, « nous avons eu le sentiment que la perestroïka n’était qu’un jeu momentané des communistes. Naturellement, la situation a changé en 1991, avec la désintégration de l’Union soviétique. Cependant, ce que sont véritablement les affaires, quels sont les critères internationalement admis, nous ne l’avons appris qu’après la crise du rouble, en 1998. » A l’époque – rouble en chute libre et caisses de l’Etat vides – de nombreux investisseurs ont, du jour au lendemain, tourné le dos au pays. Certains sont toutefois restés, et cela s’est avéré payant. Aujourd’hui, les spécialistes sont unanimes à considérer comme prometteur l’avenir de la Russie en tant que puissance économique. « Nous pensons que l’économie russe se développe mieux et obtient de meilleurs résultats que celle de nombreux autres pays », a déclaré Anne Krueger, directrice adjointe du FMI, lors d’une visite à Moscou l’an dernier. Le chef économiste de la Banque mondiale à Moscou, Christoph Rühl, a récemment confirmé ce pronostic positif. Au cours des quatre dernières années, pour la première fois depuis la fin de l’Union soviétique, la Russie a connu une période de stabilité politique et économique. Les taux de croissance se sont situés, en moyenne, autour de 6,8%, donc nettement au-dessus des 4,7% observés ailleurs en Europe de l’Est. La consommation privée a Au cours des quatre dernières années, pour la première fois depuis la fin de l’Union soviétique, la Russie a connu une période de stabilité politique et économique.
Une nouvelle classe moyenne émerge en Russie. Ce phénomène a des conséquences sur l’économie : la consommation privée augmente de 8,4% chaque année. ceo/russie 00



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