Carlton Magazine n°12 jan à avr 2009
Carlton Magazine n°12 jan à avr 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de jan à avr 2009

  • Périodicité : annuel

  • Editeur : O2C

  • Format : (240 x 330) mm

  • Nombre de pages : 120

  • Taille du fichier PDF : 13,9 Mo

  • Dans ce numéro : 2009, une année Tarantino.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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culture culture 44 Pour beaucoup, la Riviera rime avec strass et paillettes. Et pourtant, avec près d’une centaine de musées et autant de galeries d’art, Cannes et ses alentours foisonnent de petits bijoux culturels. Tour d’horizon des dix plus grandes collections azuréennes. For many visitors, the Riviera is synonymous with glitz and glitter. And yet, with nearly 100 museums and as many art-galleries, Cannes and the surrounding area are full of cultural gems. Overview of the ten largest collections on the 0 mu sé à ne pas manquer Musée de la parfumerie – Grasse Inauguré en novembre 2008, le Musée de la Parfumerie de Grasse abrite quelques 2 500 objets de toutes les époques et de toutes les senteurs, notamment le célèbre nécessaire de voyage de Marie-Antoinette. Alors qu’elle préparait sa fuite pour Varennes en 1791, Marie-Antoinette se fit fabriquer deux coffrets identiques : un pour son usage personnel et un deuxième qui fut envoyé à sa sœur à la cour hollandaise en guise de cadeau afin de ne pas éveiller les soupçons quant à la fuite de la famille royale. Ce meuble en acajou veiné contenait tout ce dont la souveraine avait besoin pour parer aux nécessités de la vie : ses accessoires de couture et de toilette (miroir, peigne...), sa vaisselle d’argent et de porcelaine et ses flacons en cristal contenant les précieuses fragrances conçues par son parfumeur attitré, Jean-Louis Fargeon. Rempli, ce nécessaire ne pèse pas moins d’une cinquantaine de kilos ! Inaugurated in November 2008, the Musée de la Parfumerie in Grasse is home to some 2,500 items from all periods and all scented trails, including Marie-Antoinette’s famous travelling chest. When preparing to flee to Varennes in 1791, Marie- Antoinette had two identical chests made, one for her personal use and the second which was sent to her sister at the Dutch court as a gift, in order not to arouse suspicions about the flight of the royal family. This veined mahogany chest contained everything that the sovereign required to deal with life’s everyday necessities : sewing accessories and toilet articles (mirror, comb…), silverware, porcelain and crystal bottles containing precious fragrances concocted by her official perfumer, Jean-Louis Fargeon. When full, the chest weighs no less than 50 kilos ! i } Côte d’Azur. Espace Solidor
culture 45 culture Espace Solidor – Cagnes-sur-mer La Galerie Solidor a été créée dans l’ancien cabaret devenu ensuite un magasin d’antiquités de Suzy Solidor, sulfureuse chanteuse des années Folles qui voulait devenir la femme la plus peinte au monde ! On peut y admirer la collection de portraits réalisés par son amie Tamara de Lempicka. Célèbre pour ses peintures de femmes aux poses provocantes, l’icône de l’Art Déco ne peignait ses modèles qu’à condition que celles-ci soient entièrement nues. Sur cette œuvre de 1935, Suzy Solidor, cheveux coupés à la garçonne, regard langoureux et lèvres ourlées de rouge, apparaît donc en tenue d’Eve, dévoilant allègrement sa poitrine. La pose suggère une chaude sensualité largement inspirée du Bain turc d’Ingrès qui montrait une foule de femmes nues dans un harem. Un véritable symbole de l’émancipation féminine en marche. The Galerie Solidor was setup in the old cabaret which later became the antique shop of Suzy Solidor, a « femme fatale » and singer of the Roaring’Twenties who wanted to become the most painted woman in the world ! Here you can admire the collection of portraits painted by her friend Tamara de Lempicka. Famous for her portraits of women in provocative poses, this icon of Art Decopainted her models on condition that they were completely naked. In this work of 1935, Suzy Solidor with a boyish hair-cut, languid gaze and lips outlined in red, thus appears in her birthday suit, cheerfully revealing her breasts. The pose suggests warmsensuality largely inspired by the « Turkish Bath » by Ingres, which showed a crowd of naked women in a harem. A true symbol of femaleemancipation in motion. dix musées à travers dix œuvres emblématiques Ten museums seen through ten iconic artworks MAMAC – Nice CREDIT MIP Grasse –C.Barbiero Compressions de César, expérimentations d’Yves Klein, bonnes femmes de Niki de Saint-Phalle…, le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice retrace les grandes évolutions artistiques depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui : Pop Art, Nouveau Réalisme ou encore Arte Povera. Ce mouvement italien lancé en 1967 prône un regard critique sur la société de consommation et l’industrie culturelle. On peut ainsi y admirer le mystérieux et bruyant Lit Etrusque de l’italien Pierre Paolo Calzolari, l’une des têtes de file de l’art pauvre. Sur une table en fer poli, accompagnée d’une pompe à eau et d’un appareil frigorifique, un haut-parleur émet des sons étranges à chaque fois que se forme une goutte d’eau à la lisière du lit. Cette œuvre apparaît comme une réflexion sur le temps qui passe. Avec d’un côté, l’eau, source de vie, et de l’autre, le lit, symbole de la transformation, du passage… Chez les Etrusques, le lit ne servait-il pas à exposer les défunts avant leurs funérailles ? Compressions by César, Yves Klein’s experiments, colourful women by Niki de Saint Phalle..., the Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain in Nice traces major artistic developments from the 1960’s until today : Pop Art, New Realism, Arte Povera. This Italian movement that got going in 1967 offers a critical view of the consumer society and the culture industry. Visitors can admire the mysterious and noisy Etruscan bed proposed by Pier Paolo Calzolari, one of the leading figures of Arte Povera. On a polished iron table, with a water pump and refrigerator unit, a speaker emits strange sounds whenever a drop of water forms at the edge of the bed. This work seems to be a reflection on the passage of time. With, on the one hand, water as a source of life, and on the other, the bed, a symbol of transformation, transition... For the Etruscans, didn’t the bed serve to exhibit the dead before they were buried ?



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