Campus Mag n°80 été 2012
Campus Mag n°80 été 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de été 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 16,2 Mo

  • Dans ce numéro : notre objectif à tous... zéro tué.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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36 Muse douch@campus.be The Shins Port of morrow Cinq ans après le sortie de « Wincing the night away » (et deux ans après l’excellente parenthèse « Broken Bells » pour James Mercer), The Shins ont profité du récent printemps pour réapparaître en grande pompe. Pas de grande révolution à l’agenda sur « Port of morrow » mais la confirmation de plusieurs points essentiels : James Mercer offre un timbre de voix sublimé par des mélodies magnifiques. A l’image d’un Elbow ou d’un Death Cab for cuttie, ce groupe a le chic pour trousser des titres imparables : ballades ou chansons plus enlevées, tout sur ce disque tend vers une certaine idée de la perfection pop et ça fait un bien fou. Sony Music Patrick Watson Adventures in your own backyard En dix ans de carrière et quatre albums (si on compte ce « Adventures in your own backyard »), Patrick Watson a réussi un parcours sans faute à mi-chemin entre pop et folk. Il est en effet parvenu à capturer le côté léger de la pop tout en s’aventurant dans un style épuré, jamais rasant. Le genre d’artistes capables de faire une grande chanson avec un morceau de bois et trois bouteilles vides de Coke puis d’enchaîner avec grand orchestre et tout le tralala. Les morceaux de son dernier essai ne dérogent pas à cette règle : on n’y goute à toutes une série de sonorités qui s’imbriquent les unes aux autres par magie. La magie d’un poète moderne ! Domino Richard Hawley Standing at the sky’s edge Les fidèles de cette rubrique savent déjà que Richard Hawley est notre chouchou chez Campus et que son album précédent « Truelove’s gutter » est sans contestation possible le meilleur disque de l’année 2009. C’est dire si son nouvel opus était très attendu ! Verdict : Hawley a décidé de durcir le ton (en tout cas sur la première partie du disque) et malgré qu’elle fût déconcertante, cette approche lui sied bien. Toutes guitares et rythmiques devant, le rocker assume un style plus rêche qui donne la pêche notamment sur scène. Il calme ensuite le jeu et retrouve dans la seconde partie de l’album son style caractéristique de crooner enveloppé dans les nappes de violons. C’est là qu’on retrouve les plus belles pépites telles que « Don’t stare at the sun », « The wood collier’s grave » et « Before ». EMI FOCUS Talk Talk The party’s over - It’s my life - The colour of spring - Spirit of Eden L’énorme succès de » Life’s what you make it », entêtante construction pop magnifiant les années cold wave du milieu des années ‘80 (Depeche mode, Duran Duran,Tears for fears, Eurythmics), ne doit pas occulter le fait que Talk Talk restera à tout jamais un groupe à part. Faiseur de hits (« Today » sur « The party’s over » (1982), « It’s my life » et « Such a shame » sur « It’s my life » [1984], « Living in another world » et Life’s what you make it » sur « The colour of spirng » [1986]), le groupe de Mark Hollis aurait pu accumuler les succès, remplir les stades et titiller l’hégémonie des stars du moment. Si la volonté avait existé, Talk Talk aurait écrasé la concurrence et Hollis aurait pris la place de Bono. Au lieu de cela, le chanteur, à la recherche d’un tout autre Graal, n’aura eu de cesse de faire évoluer son projet vers une musique cérébrale, à la croisée du jazz, de l’ambient et du classique, là où la finesse de l’écriture et les joies de l’impro se rencontrent. Les papillons sur la pochette du troisième opus (« The colour of spring », le dernier grand succès du groupe) et des morceaux plus dépouillées comme « Chameleon day » annonçaient cette mue dès 1986. Elle sera complète sur « Spirit of Eden » (1988), album de six morceaux déstructurés, résultat d’heures d’impro, de textes hermétiques susurrés par un interprète qui préfère le silence au bruit, l’isolement à la foule, la discrétion au succès. Véritable suicide commercial en direct, cet album sera suivi d’une autre œuvre (« Laughing stock » parue chez Universal) tout aussi expérimentale et difficile à « vendre ». Aujourd’hui, EMI a la très bonne idée de remasteriser et rééditer les quatre premiers albums du groupe. Pas de bonus, de versions alternatives ou de live. Juste quatre foutus bons disques de pop qui rappellent que les années 80 ont eu du bon aussi ! Universal n o 80 ETE 2012 13 ème année
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