Campus Mag n°80 été 2012
Campus Mag n°80 été 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°80 de été 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : CampusMag

  • Format : (160 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 16,2 Mo

  • Dans ce numéro : notre objectif à tous... zéro tué.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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34 Muse douch@campus.be Les « secondes zones «, c’est bon aussi... Vous l’aurez vu et lu tout au long de ce numéro spécial « Festivals », les mois de juillet et août s’annoncent palpitants pour les amateurs de rock en Belgique. Aux quatre coins du pays, des groupes légendaires où de jeunes pousses prometteuses vont se produire devant des centaines de milliers de passionnés. Si les groupes appartenant à la première catégorie n’ont plus grandchose à prouver et à gagner, les autres misent sans doute beaucoup sur ces passages pour se faire connaître d’un très large public. La crise du disque étant ce qu’elle est, ils ont absolument besoin de gagner le pari du « live » pour continuer à exister. Alors plutôt que d’aller voir les Red Hot à Werchter ou Björk à Pukkelpop, allez voir les scènes de seconde zone, intéressez-vous à ces jeunes groupes, donnez leur une chance de (sur)vivre ! Sigur Ros Voltari Le précédent album de Sigur Ros, « Meo Suo i Eyrum vio spilum » (on vous passe les accents et signes islandais de bon aloi), ne nous avait pas totalement convaincu. Passée la surprise des premières années, le style typique du quartet finissait pas lasser. Avec « Voltari », une nouvelle ère semble s’ouvrir. Bien sûr, Sigur Ros ne fera jamais du hard rock ou de la drum’n’bass mais plusieurs éléments tranchent avec le passé : la batterie a presque disparu, le minimalisme est porté à son paroxysme faisant la part belle aux cordes et aux voix. On se croirait presqu’en plein cœur d’une cathédrale imaginaire. C’est toujours aussi surprenant et cela redevient rafraîchissant. Deux très bons signes. EMI Rumer Boys don’t cry Il y a tout juste un an, on découvrait une (superbe) nouvelle voix dans le circuit pop anglosaxon : Rumer. Surfant sur les succès de Duffy, Mélodie Gardot et autres Adele, Rumer réussissait une première œuvre passionnante (« Seasons of my soul »). Elle réapparaît aujourd’hui avec un très bel album de reprises pop et soul de compositeurs masculins des années’70. Isaac Hayes, Hall & Oates, Todd Rundgren, Richie Havens, Bob Marley sont conviés à ce délicieux voyage dans les seventies qui plutôt que les succès se concentrent sur des chansons d’albums souvent moins connues mais moins intéressantes. Un bel exercice. Warner Ariane Moffatt MA « Ma » est le quatrième album d’Ariane Moffatt. Presqu’entièrement réalisé par la jeune Québécoise, il réussit à mêler textes originaux (« Mon corps » et ses interrogations sur l’utilité de l’enveloppe corporelle, « Hotel amour », « Sourire sincère ») avec mélodies electro catchy. Toujours très sensuelle et inspirée, Moffatt réunit aussi les cultures anglaises et françaises, notamment via les textes de différentes chansons. Au-delà du fait qu’il illustre ces initiales, le titre de l’album « MA » est également un concept japonais qui désigne un espace intermédiaire entre deux choses mais qui n’est pourtant pas vide. Une certaine conception de la musique. Un côté moderne et parfois cliché qui pourrait en fatiguer certains. Sony Music n o 80 ETE 2012 13 ème année
Muse douch@campus.be Madonna MDNA En très méchante perte de vitesse après le catastrophique « Hard Candy » (2008), Madonna nous devait une revanche pour son douzième album studio. Première grosse crainte : le casting établi. Avec Benni Benassi et l’affligeant Martin Solveigh, ca démarrait très mal. Au bout de l’écoute, on est franchement partagé entre deux sentiments : il y a quelques fameuses daubes inaudibles mais on trouve également de quoi satisfaire l’envie de se bouger le popotin. Et on se dit qu’il en est finalement ainsi depuis 30 ans : la belle a toujours su occuper le terrain médiatique sans avoir jamais produit (« Ray of light » excepté) d’album impeccable d’un bout à l’autre. Ceux qui attendaient un retour en grande pompe en seront pour leurs frais, tout comme ceux qui annonçaient une reine déchue à bout de souffle. A vérifier sur pièce le 12 juillet au Stade Roi Baudouin. Universal Gaz Coombes Here comes the bombLa nouvelle du split, l’an dernier, de Supergrass en a déçu plus d’un. Car, qu’on le veuille ou non, le groupe des frangins Coombes était une des meilleures choses qui soit arrivée à la pop anglaise des 15 dernières années. Heureusement, au moment où les rumeurs d’une reformation se répandent, Gaz, le chanteur, nous revient avec « Here comes the bomb ». Produit par Sam Williams (« I should coco », premier album de Supergrass), ce premier effort en solo propose des titres efficaces, souvent concis et parfaitement maîtrisés mais également moins aventureux que certaines pièces légendaires du groupe (cfr « Late in the day », « Moving », « Tales of endurance »). Ainsi s’éloigne-t-il quelque peu du côté progressif et psyché tout en visant un côté punchy souvent efficaces. Nos retrouvailles s’en retrouvent donc surprenantes mais pas désagréables (« Bombs », « Sub Divider », White noise »). EMI Gossip A joyful noise En quatre albums et presqu’autant d’années, Gossip est devenu un poids lourds de la scène musicale anglo-saxone. Sa place de choix sur la scène de Rock Werchter (Main Stage le vendredi à 17’00 juste avant Jack White, dEus et PearlJam !) le prouve à suffisance. Comme souvent, cette fulgurante progression n’a pas été sans certaines concessions : ainsi, à l’écoute de « A joyful noise », sommes-nous immédiatement interpellés par le côté « mainstream » affiché. On est assez loin des premiers brûlots rock et Beth Ditto, si elle garde un organe formidable, semble plus que jamais se satisfaire d’un certain formatage. Electro dance, gimmicks trèseighties, disco… tout y passe et on n’est pas toujours convaincu. Reste à saluer le côté ultra-efficace d’une machine bien huilée qui devrait encore aligner quelques beaux succès. Et tant pis pour la rage primitive des premières heures. Sony Music COUP DE CŒUR : My Bloody Valentine A la fin des années 80, un groupe venu d’Irlande va bouleverser le rock. En reprenant la violence du punk à son compte et en y ajoutant la puissance sonique, les larsens et les distorsions sans jamais oublier le sens de la mélodie, My Bloody Valentine va connaître une épopée aussi intense que courte. « Isn’t anything » paraît en 1988. Enregistré en deux semaines, le groupe ne dormant que deux heures par nuit, il pose les jalons de ce qu’on a appelé à l’époque le shoegazing. Trois ans plus tard, en 1991 donc (année de parution du « Ten » de PearlJam, « Nevermind » de Nirvana et « Screamadelica » de Primal Scream !), le projet de Kevin Shield accouche de son chef d’œuvr, « Loveless », consacrant le bruit comme esthétique musicale ultime. Réalisé en plus de deux ans, à travers 20 studios, « Loveless » a failli faire couler le label Creation. Au lieu de cela, on a eu droit à un travail fascinant, ambitieux, aérien qui, plus de 20 ans plus tard, n’a rien perdu de son intérêt. Les rééditions proposées aujourd’hui par Sony valent donc leur pesant de boulles Quiès, « Loveless » ayant droit à une version double alors que les EP’s de l’époque (« You made me realize », « Glider » et « Tremolo ») sont réunis sur une double galette. Une expérience unique ! Sony Music 13 ème année n o 80 ETE 2012 35



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